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L'Allemagne le fait... et la France?

dimanche 24 février 2013, 23:14
Autorisation retirée pour l'anthraquinone dans les emballages alimentaires en papier en Allemagne
L'Institut fédéral allemand d'évaluation des risques (BfR) a retiré son autorisation à une substance chimique, l'anthraquinone, en tant que constituant du papier et du carton utilisé pour l'emballage des aliments destinés à entrer au contact des aliments.
Le BFR a réévalué l'utilisation de l'anthraquinone dans les emballages à la suite de la publication d'un avis d'experts de l'EFSA sur le produit chimique en 2012. Il conclut que les effets cancérigènes ne pouvait pas être exclu et que le potentiel de risque pour les mammifères n'ont pas pu être déterminée sans équivoque. L'anthraquinone est un ingrédient actif dans les pesticides et est classé comme cancérogène possible pour l'homme par le Centre International de Recherche sur le Cancer.
Il y a une limite maximale du taux de résidus de 0,01 mg/kg pour l'anthraquinone dans les aliments, mais le BfR estime qu'elle pourrait être dépassée par la contamination du papier et du carton, et c'est ainsi qu'il a retiré l'autorisation pour son utilisation dans les emballages au contact avec les aliments. Article adapté d'après Food Safety Watch.

Bisphénol A : pas dangereux aux concentrations rencontrées ?

mardi 19 février 2013, 11:29
Une étude américaine jette un énorme pavé dans la mare. Alors que toutes les recherches concluent aux dangers du bisphénol A pour la santé, ce travail soutient l'idée que les concentrations prises en compte sont très largement surestimées. En réalité, aux taux retrouvés dans l'organisme, la molécule ne pourrait pas exercer ses effets toxiques…
On l'accuse de tous les maux ou presque : poumons, reins, testicules, intestins, développement ou encore comportement (entre autres) seraient affectés par le bisphénol A (BPA). Un perturbateur endocrinien devenu ennemi public numéro 1, à tel point que la France vient de voter son retrait systématique dans tous les contenants alimentaires d'ici 2015.
Pourtant, alors que le consensus paraissait indiscutable au sein de la communauté scientifique sur les dangers de la molécule, des chercheurs du Pacific Northwest National Laboratory (Richland, États-Unis) ont annoncé lors du meeting annuel de l'American Association for the Advancement of Science (AAAS) que les craintes étaient nettement surestimées. Selon leurs travaux, le BPA serait retrouvé à des doses nettement plus faibles que ce qui a été considéré dans la très grande majorité des études précédentes et qu'à ces concentrations, il y en a trop peu pour nous causer un quelconque dommage.
Du bisphénol A en moins grande quantité que prévu
Ce BPA est un perturbateur endocrinien qui se lie aux mêmes récepteurs que les œstrogènes, amplifiant leur action. Cependant, son affinité avec ces protéines membranaires est nettement moins forte que l'hormone féminine. Il faut donc beaucoup plus de bisphénol A que d'œstrogènes pour obtenir un même effet.
À partir de l'analyse de dizaines d'études, les chercheurs ont estimé les concentrations sanguines de la molécule incriminée chez plus de 30.000 personnes (hommes, femmes et enfants) vivant dans 19 pays différents. Les taux moyens retrouvés sont, selon les auteurs, très nettement insuffisants pour activer les récepteurs clés aux œstrogènes et donc pour induire les effets dramatiques qu'on lui impute. Effectivement, à ces doses très faibles, certaines études concluent à l'innocuité du BPA.
Des références vraiment fiables ?
C'est aussi pourquoi les auteurs sont allés décortiquer 130 autres recherches menées sur l'animal ou des cellules humaines en culture. Ces travaux disent utiliser des concentrations représentatives de ce que l'on trouve dans les organismes humains. Cependant, les gammes utilisées variaient du simple au centuple, voire plus.
Le bisphénol A a pour formule brute C15H16O2. Il tient son nom des deux cycles phénols qui le composent.
En effet, d'après ces chercheurs, entre 0,8 et 7 % de ces études sont réalisées à des doses réalistes, toutes les autres étant surestimées de 10 à plusieurs milliers de fois. Autrement dit : plus de 90 % des recherches sur lesquelles on se base pour définir les dangers du BPA pour la santé humaine sont en inadéquation avec la réalité. Aux doses réellement trouvées dans les organismes, il n'y a pas de danger.
Seule une petite partie du BPA est active
Des travaux menés en parallèle par le Centre national américain de la recherche toxicologique pourraient bien conforter cette nouvelle hypothèse. À l'aide de BPA marqué par un traceur radioactif, ils ont visualisé sa dispersion à travers les organismes. Des singes et des rongeurs ont servi de cobaye.
Leur analyse montre que très vite, la molécule est métabolisée et généralement transformée en un composé inactif dès les premières phases. Chez les bébés animaux, seul 10 à 20 % du BPA devient actif. Chez les adultes, les taux sont encore bien plus faibles : pas plus de 3 %. Des résultats préliminaires menés chez trois volontaires humains semblent mettre en évidence que les choses se passent exactement de la même façon dans notre espèce.
Pour les doses les plus faibles, aucun effet négatif n'a pu être observé. Le BPA actif devenait même parfois indécelable par les méthodes de détection. Aurait-on fait beaucoup de bruit pour rien ?
Y a-t-il toujours un scandale du bisphénol A ?
Ces travaux ne semblent pas avoir fait l'unanimité parmi les spécialistes de la question. Et pour cause : deux équipes de recherches balaient du revers de la main 150 études menées par différents laboratoires à travers le monde.
Cependant, elles ont le mérite de nous questionner sur les véritables dangers du BPA. Est-ce bien le monstre tant décrié par la littérature scientifique ? L'industrie a peut-être été trop rapide pour l'utiliser, alors même qu'on ignorait tout de ses effets sur la santé, mais la communauté scientifique n'a-t-elle pas été trop prompte à le juger ? Tous les torts sont-ils dans le même camp ? Et si, finalement, le BPA n'était pas un scandale ? Il faudra encore probablement des études, encore des études, pour trancher ces questions.

Résidus médicamenteux dans l'eau du robinet

vendredi 25 janvier 2013, 07:53
Eau potable : "On a de vrais problèmes liés aux résidus médicamenteux"
On ne boit pas la même eau du robinet en Bretagne, en Ile-de-France ou en Aquitaine. Toutes les eaux potables ne sont pas équivalentes en France. Si les mêmes normes de qualité sont appliquées dans tout le pays, il existe des dérogations pour les contourner. Pour la première fois, la fondation France-Libertés et 60 Millions de consommateurs ont publié une carte nationale de ces dérogations aux normes de qualité de l'eau potable (en temps réel) ainsi qu'une liste des communes avec, pour chacune, la cause de la dérogation.
Cette carte annonce une bonne nouvelle puisque très peu de départements sont sous dérogation. Trois sont tout de même dans le rouge : Seine-et-Marne avec plus de trente dérogations, et Val-d'Oise et Orne, entre 15 et 30 chacun. Mais, si on enlève ces trois départements, moins de 1% des communes françaises seulement ont demandé une dérogation.
Des dérogations sont accordées lorsque les paramètres (chlore, calcaire, nitrates, etc.) dépassent les limites de qualité. Dans ce cas, la "personne responsable de la production et de la distribution d'eau" (maire, syndicat intercommunal ou société privée) informe l'Agence régionale de la santé (ARS) qui transmet au Préfet. C'est ce dernier qui délivre une dérogation si les dépassements n'ont aucun risque pour la santé, après un rapport de l'ARS. Les normes de qualité sont donc en grande majorité respectées. Un point rassurant pour les Français.
Rémi Barbier, responsable de l'unité "Gestion territoriale de l'eau et de l'environnement" à l'ENGEES (Ecole nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg) décrypte cette carte des dérogations et explique la "fabrication" de l'eau potable en France. Ainsi que les efforts qu'il reste à faire.
Comment est produite l'eau potable en France ?
Tout dépend des départements. Il y a deux types de sources à partir desquelles est puisée l'eau brute qui sera convertie en eau potable : les captages superficiels (cours d'eau, réservoirs de barrage) et les nappes d'eau souterraine. La qualité des eaux superficielles est moins bonne que celle des nappes. Mais ces nappes sont fragiles, et il y a quand même des traitements d'assainissement. Qui restent néanmoins beaucoup plus importants pour les captages superficiels. Ils permettent d'assainir et de dépolluer l'eau brute afin de respecter les normes de qualité.
Comment expliquer que la Bretagne, régulièrement montrée du doigt pour la pollution de ses nappes, n'a aucune dérogation ?
Il y a plusieurs réponses possibles. Si les collectivités sont regroupées en grands syndicats de distribution d'eau, elles peuvent faire des mélanges d'eau à partir de plusieurs sources et ainsi être conformes aux normes de qualité. De plus, il peut arriver que l'eau ne vienne pas de sources locales. Par exemple, à Rennes, en Ille-et-Vilaine, la majorité de l'eau distribuée provient des Côtes-d'Armor. Capter de l'eau ailleurs est une solution assez répandue quand un captage local n'est plus suffisant ou trop pollué.
Peut-on considérer le fait de capter l'eau plus loin comme une fuite en avant ?
Ça pose surtout le problème de la gestion technique. Les techniques de traitement ont des limites. Certains pensent que, quelle que soit la qualité de l'eau brute, on aura les techniques pour en faire de l'eau potable. C'est assez faux. On ne pourra pas toujours trouver de nouveaux captages plus propres, et augmenter les techniques d'assainissement. Aujourd'hui, si on arrive à plutôt bien traiter les nitrates ou les pesticides, on découvre de vrais problèmes liés aux résidus médicamenteux par exemple. De plus, les traitements coûtent très cher. Mais ils sont un bon miroir de notre mode de vie. Nous vivons en polluant, donc nous avons besoin de traitements importants pour dépolluer l'eau que nous voulons boire.
Quelle est la solution pour réduire les traitements ?
Il faut évidemment prendre les choses en amont. Accorder plus de place au génie environnemental et ne pas compter que sur l'assainissement. Il faut des pratiques agricoles respectueuses de l'environnement, avoir une discussion avec les prescripteurs de médicaments par exemple. Sur ce dernier point, certains pays, comme la Suède, sont plus en avance que nous. Nous n'avons pas encore intégré ce facteur de rejet dans les eaux usées, il va falloir le faire. Des collectivités se sont déjà lancées dans des Opérations de reconquête de la qualité de l'eau (Orque) auxquelles industriels, agriculteurs, collectivités et particuliers participent. Elles permettent d'améliorer la qualité des captages souterrains et superficiels avec une meilleure gestion préalable (réduction des pesticides, protection des nappes, etc...). Il faut continuer dans ce sens.

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Les matelas, source méconnue de pollution

mercredi 9 janvier 2013, 13:06
Matelas et oreillers contiennent des substances toxiques que les personnes peuvent inhaler en dormant. Utiliser un protège-matelas permet de réduire les risques.
La plupart des adultes passent en moyenne près de huit heures au lit. Les nourrissons, eux, restent beaucoup plus longtemps dans leur berceau: près de 14 heures par jour. "À cet âge clé pour le développement du cerveau, les tout-petits sont particulièrement vulnérables aux substances toxiques", souligne une équipe de chercheurs de l'université du Texas à Austin (États-Unis) pilotée par Brandon Boor. Ils ont présenté leurs travaux lors d'un congrès international sur la qualité de l'air intérieur à Brisbane en Australie en juillet 2012.
Le problème n'est pas simple car on ne connaît pas le détail des substances utilisées dans la fabrication de plusieurs éléments de matelas comme les mousses, les colles, les plastiques ou les tissus. En effet, la plupart des marques communiquent avant tout sur le confort mais pas sur la composition, sauf les industriels privilégiant les textiles et les ingrédients naturels.
Les chercheurs américains ont donc acheté neuf matelas pour berceau fabriqués aux États-Unis, à base de mousse en polyester et en polyuréthane. Ils en ont récupéré onze qui avaient déjà servi pendant plusieurs années. À l'aide d'une chambre à micro-émissions et d'un spectromètre à infrarouge, ils ont identifié une dizaine de composés organiques volatils (COV) ainsi que des phtalates, des isocyanates et des retardateurs de flammes dont certains sont toxiques. Il y a de grandes différences entre les marques. Plusieurs constatations. Les émissions de COV sont plus importantes avec les matelas neufs qu'avec les usagés. Les mousses en polyuréthane dégagent plus de molécules que celles en polyester. Enfin, il y a plus de phtalates dans les matelas anciens que dans les récents, ce qui n'a rien de surprenant puisque le phtalate de di-2-éthylhexyle (DEHP) a été interdit récemment dans tous les objets en contact avec les bébés. Pour cette molécule, les nourrissons peuvent être exposés à un risque plus important qu'avec les matelas neufs.
Une solution, le protège-matelas
Brandon Boor et son équipe ne se veulent pas alarmistes. Ils soulignent que les recherches doivent aussi porter sur l'exposition des nourrissons. C'est un point essentiel. Ils se sont en effet aperçus, par exemple, que les émissions sont réduites quand les matelas sont recouverts d'un protège-matelas. Un point intéressant pour les parents qui, en toute bonne foi, ont acheté un produit dont ils ignorent la composition et les risques éventuels pour la santé de leur bébé.
Quand on est couché, il est certain qu'on peut inhaler des substances toxiques s'il y en a dans le matelas ou dans les oreillers. "On est tout près de la source", souligne en effet Jelle Laverge, de l'université de Gand en Belgique. Avec plusieurs de ses collègues, il a voulu y voir de plus près. Il a fabriqué un mannequin adulte afin de savoir dans quelles positions de sommeil les substances émises par un matelas et des oreillers - beaucoup sont en mousse -, sont les plus importantes (Building and Environment, janvier 2013). Les résultats n'ont rien de surprenant. C'est quand le mannequin a la tête sous les couvertures qu'il inhale le plus de substances émises par le matelas. Il est le moins exposé quand il est sur le dos puis, par ordre croissant, sur le côté avec la tête posée sur le bras, sur le côté et enfin, sur le ventre, position néanmoins déconseillée pour les nourrissons.
Cependant, Brandon Boore avait observé avec le mannequin d'un bébé que les concentrations de COV sont beaucoup plus importantes tout près de sa tête qu'autour du berceau. L'humidité produite par la respiration a en effet tendance à augmenter les émissions de substances présentes dans le matelas
"C'est impossible de trouver une personne capable de dire quelles substances il y a dans les matelas vendus dans les magasins. Il en sort de nouvelles chaque semaine et on ne sait pas si elles sont dangereuses. On ne le saura pas avant dix ans", analyse Jelle Laverge.

Dangers des retardateurs de flamme

vendredi 30 novembre 2012, 09:45
Alertes aux Etats-Unis sur les retardateurs de flamme
Omniprésents dans les plastiques et les textiles depuis les années 1970 pour éviter les risques d'incendie, les polybromodiphényléthers (PBDE) provoquent des retards cognitifs chez les enfants fortement exposés.
Plusieurs études américaines publiées cette semaine remettent sur le tapis la problématique des retardateurs de flammes et des risques qu'ils présentent pour la santé humaine. Toutes ont en commun d'avoir été conduites en Californie. En effet, en 1975, cet état américain a mis en place une norme très stricte pour limiter les risques d'incendie dans les habitations connue sous le sigle TB117. Cette réglementation a amené les industriels à intégrer des polybromodiphényléthers (PBDE) dans la literie, les moquettes, les appareils électroniques, les vêtements, les poussettes pour bébé…
Quand des études ont montré que certaines de ces molécules permettant d'ignifuger les plastiques et les textiles sont cancérigènes, neurotoxiques ou font partie des perturbateurs endocriniens, elles ont été interdites. Mais il était déjà trop tard: la Californie et les États-Unis qui avaient suivi le mouvement, comptent aujourd'hui parmi les régions du monde les plus polluées par les PBDE. Les pays européens sont concernés eux aussi. Circulant sous forme de poussières, on retrouve des PBDE partout: dans l'atmosphère, dans l'eau et dans la chaîne alimentaire jusque dans les zones arctiques. Une fois ingérés ou inhalés, ils s'accumulent dans les graisses.
Il est difficile de se débarrasser des PBDE
L'ingestion de PBDE a un impact sur la santé. Les enfants exposés à de fortes concentrations de PBDE comme c'est la cas dans la région de Monterey n'ont pas un développement cérébral normal (Environmental Health Perspectives, en ligne). Une étude conduite par l'université de Californie à Berkeley auprès de plus de 270 femmes enceintes et 270 enfants âgés de 7 ans montre chez ces derniers un déficit d'attention et un manque de coordination des mouvements. "Cette étude est très importante car elle confirme des recherches montrant l'impact des retardateurs de flamme sur le développement cognitif", souligne sur le site web de l'académie des sciences américaine Heather Stapleton, de l'université Duke, une des meilleurs spécialistes américaines de la question.
Problème, il est difficile de se débarrasser des PBDE. Le Penta BDE qui a été progressivement banni aux États-Unis et en Europe à partir de 2004, continue aujourd'hui encore de circuler dans les poussières des habitations. C'est ce que révèle une étude conduite en 2011 dans seize habitations californiennes et publiée en ligne dans la revue Environmental Science and Technology. Présent dans les objets domestiques achetés avant l'interdiction, le PBDE est relargué au fil du temps quand la moquette et le vieux canapé se dégradent un peu plus chaque jour. Les scientifiques sont particulièrement préoccupés pour les jeunes enfants. Ce sont eux potentiellement les plus exposés car ils marchent souvent à quatre pattes et mettent les doigts à la bouche.
Une pétition lancée en Californie
Les retardateurs de flammes comportent un très grand nombre de molécules et les industriels ne donnent aucune information sur la composition de leurs produits. La même étude a révélé la présence de 102 PBDE ainsi que d'un "nouveau" retardateur de flamme. Il s'agit du TDCPP (Tris-phosphate) qui a été détecté dans 75 % des habitations californiennes étudiées. Cette molécule qui avait été utilisée dans les pyjamas pour enfants, avait été retirée à la fin les années 1970 compte tenu de sa toxicité. Les scientifiques s'étonnent de la retrouver aujourd'hui intégrée à beaucoup d'objets domestiques. En 2011, l'agence californienne de santé avait demandé à ce qu'elle soit classée comme cancérigène.
Une pétition a été lancée en Californie pour abolir la norme TB117 et demander des produits sans retardateurs de flamme. En effet, des études ont montré qu'ils dégagent des fumées très toxiques en cas d'incendie. Les militants les plus virulents n'hésitent pas à faire le parallèle entre les industriels du tabac dans le passé et ceux des retardateurs de flamme aujourd'hui.

Très grave: à lire, futures mamans!

Santé et lingettes pour bébés : attention danger !*
Un rapport de l'ANSM (Agence Nationale de la Sécurité du Médicament et des produits de santé) révèle que les lingettes utilisées pour nettoyer les fesses des bébés contiennent du phénoxyéthanol et ne doivent plus être utilisées chez les enfants de moins de 3 ans car cette substance est toxique pour le sang et le foie.
Le dernier rapport de l'ANSM (Agence Nationale de la Sécurité du Médicament et des produits de santé) lance un nouveau pavé dans la marre concernant la santé des enfants. En effet selon l'Agence,  les lingettes utilisées pour nettoyer les fesses de bébé contiendraient une quantité trop importante d'un conservateur chimique hématotoxique et hépatotoxique mais aussi très allergisant: le phénoxyéthanol, un liquide huileux qui sert de conservateur.
Une directive européenne limite actuellement à 1% la concentration du phénoxyéthanol dans les produits d'hygiène et de beauté. Mais cette quantité serait trop importante en ce qui concerne les enfants. L'ANSM préconise donc la non utilisation des produits cosmétiques destinés au siège des enfants de moins de trois ans contenant du phénoxyéthanol, et une restriction du phénoxyéthanol à la concentration maximale de 0,4% dans tous les autres types de produits.
Par ailleurs l'Agence va demander un rapport sur la toxicité du phénoxyéthanol dans les produits cosmétiques à la Commission européenne en vue d'une évaluation communautaire.
Surveillez donc bien les étiquettes avant d'acheter ces lingettes. Et pour être tranquille choisissez des lingettes bio.
Mais, c'est quoi le phénoxyéthanol
Le phénoxyéthanol (CAS n° 122-99-6) est un éther aromatique utilisé dans divers produits dont les produits cosmétiques. En effet, le phénoxyéthanol est un agent conservateur inscrit à l'entrée 29, première partie de l'annexe VI de la directive cosmétique 76/768/CEE, fixant la liste des agents conservateurs admis dans les produits cosmétiques. La concentration maximale d'utilisation de cette substance en tant que conservateur dans les produits cosmétiques, est fixée à 1 %.
L'analyse des études toxicologiques disponibles permet de montrer que le phénoxyéthanol
  • est absorbé par voie orale et cutanée. Il est métabolisé, principalement par le foie, en acide phénoxyacétique et est éliminé essentiellement dans l'urine. Les valeurs d'absorption cutanée retenues à partir d'une étude in vitro pour l'évaluation du risque sont respectivement de 40 % et 80 % pour les produits rincés et non rincés ;
  • présente une toxicité aiguë faible chez l'animal, il n'est ni irritant pour la peau ni sensibilisant, il provoque une irritation oculaire modérée à sévère ;
  • ne présente pas de potentiel génotoxique ;
  • n'est pas reprotoxique dans la plupart des études intégrées dans l'analyse critique dans ce rapport d'évaluation. Cependant, une étude (Heindel et al., 1990) rapporte une baisse de poids fœtal correspondant à une diminution de 10 % (à partir de la dose de 2000 mg/kg pc./j.) par rapport au groupe témoin.
Ainsi, l'Ansm recommande pour les enfants de moins de trois ans :
  • une non utilisation du phénoxyéthanol dans les produits cosmétiques destinés au siège et ;
  • une restriction du phénoxyéthanol à la concentration de 0,4 % dans tous les autres types de produits (au lieu de 1 % actuellement).
L'Ansm attire également l'attention sur le fait que toute limitation et/ou modification de la concentration finale en phénoxyéthanol dans les produits cosmétiques devra toutefois être compatible avec l'activité anti-microbienne attendue pour un conservateur.
Le phénoxyéthanol est utilisé comme conservateur dans une trentaine de spécialités pharmaceutiques ; il est utilisé dans les vaccins ainsi que dans des médicaments administrés par voie cutanée ou rectale (anti-sporadique topique, antalgique topique, antiseptique topique, médicaments cicatrisant des plaies, préparation anti-acnéique, etc.).
entrant dans la composition de :

  • produits d'entretien ménagers et industriels (produits de nettoyage, désinfectants…) ;
  • liquides pour systèmes de refroidissement ;
  • produits pour l'industrie textile ;
  • agent de conservation à court et long terme pour le stockage de tissus animaux comme un substitut du formaldéhyde.
AUTRES USAGES
Le phénoxyéthanol possède de nombreuses autres applications :
  • solvant pour peintures, vernis, laques, encres d'imprimerie, résines, colorants ;
  • intermédiaire de synthèse ;
  • fixateur de parfum ;
  • anesthésique pour les poissons.
PRODUITS COSMÉTIQUES
Le phénoxyéthanol est utilisé en tant que conservateur dans les produits cosmétiques. Il est à ce titre soumis à la réglementation européenne relative aux produits cosmétiques (directive 76/768/CEE modifiée4, annexe VI, entrée 29) qui limite sa concentration maximale d'utilisation à 1 % dans les produits cosmétiques. Le phénoxyéthanol est l'un des conservateurs les plus utilisés dans l'industrie cosmétique seul ou en association avec d'autres conservateurs (Afssaps, 2009) et ce, depuis de nombreuses années:
des cas d'urticaire de contact au phénoxyéthanol uniquement ont été rapportés après application de produits cosmétiques et de médicaments (Bohn et al., 2001 ; Hernadez et al., 2002 ; Birnie et al., 2006) et 6 cas de dermatite de contact (Lovell et al., 1984 ; Tosti et al., 1995 ; Schnuch et al., 1998 ; Vogt et al., 1998 ; Geier et al., 2004 ; Gallo et al., 2005).
Le phénoxyéthanol semble induire un faible potentiel de sensibilisation (Hausen, 1993). Les notifications restent peu nombreuses, si l'on se réfère à l'utilisation récurrente de ce conservateur dans les produits cosmétiques. Les cas rapportés sont le plus souvent en rapport avec une utilisation régulière dans des produits cosmétiques dont la composition est constituée de plusieurs substances (Lujan et al., 2009) rendant l'imputabilité de manière générale difficile. Néanmoins, dans certain cas publiés, l'imputabilité des lésions dermatologiques à l'éther de glycol est probable; en revanche, le mécanisme allergique invoqué est non élucidé et la dermite pourrait souvent être expliquée par l'effet irritant du solvant.
Effets neurologiques
Deux publications décrivent des troubles neurotoxiques chez des personnes exposées au
phénoxyéthanol.
La première rapporte succinctement que des étudiants en médecine disséquant des pièces anatomiques conservées dans une solution à 1 % de phénoxyéthanol ont présenté des effets aigus sous forme de troubles prénarcotiques réversibles (céphalées, asthénie et sensations de vertige) (Froelich et al., 1984).
Dans la seconde étude, des effets sont décrits chez 3 salariées d'une pisciculture utilisant de façon quotidienne 500 ml de 2-phénoxyéthanol pour anesthésier des poissons. L'exposition, essentiellement cutanée (immersion des mains dans l'eau contenant la substance), a été responsable de signes neurologiques périphériques avec une perturbation des performances psychomotrices (paresthésies et diminution de la force motrice des doigts) mais également de signes neurologiques centraux. Ces derniers étant d'abord transitoires : céphalée, difficulté de prononciation, euphorie et ébriété mais, 1 à
2 ans après le début de l'exposition, certains signes ont persisté: irritabilité, perte de mémoire et difficulté de concentration. Ces anomalies ont été confirmées dans certains cas par un examen électromyographique (neuropathie sensitivo-motrice) ou des tests psychométriques. Dans l'un de ces cas, une augmentation isolée de la taille du foie est notée, elle est réversible quelques semaines après l'arrêt de l'exposition. Les effets immédiats et retardés du phénoxyéthanol sur le système nerveux central sont comparables à ceux observés avec d'autres solvants organiques (Morton, 1990).
La relation entre l'exposition au phénoxyéthanol et les symptômes observés a été discutée par Schmuck et al. (2000) et Muβhoff et al. (2000).
Conclusion générale
Le phénoxyéthanol est un éther aromatique utilisé, entre autres, dans les produits cosmétiques en tant qu'agent conservateur à une concentration réglementée maximale de 1 % dans le cadre de le directive cosmétique 76/768/CEE.
Le phénoxyéthanol est absorbé par voie orale et cutanée. Il est métabolisé, principalement par le foie, en acide phénoxyacétique et est éliminé essentiellement dans les urines.
Le phénoxyéthanol présente une faible toxicité aiguë pour l'animal, il n'est ni irritant pour la peau ni sensibilisant ; il provoque une irritation oculaire modérée à sévère.
Une exposition répétée induit un effet variable selon les espèces : hématotoxicité chez le lapin,hépatotoxicité chez le rat.
Le phénoxyéthanol provoque une hémolyse érythrocytaire chez les rats à des doses égales ou supérieures à 1000 mg/kg pc./j. Le lapin est plus sensible à ces effets que le rat.
Suite à la précipitation de l'hémoglobine dans les tubules rénaux, une atteinte rénale tubulaire a été observée dans de nombreuses études.
L'administration répétée de phénoxyéthanol produit des altérations hépatiques (diminution de la concentration en lipides du parenchyme hépatique, modulation d'activités enzymatiques avec augmentation des concentrations sériques de la phosphatase alcaline, augmentation du poids du foie).
Ainsi, l'effet critique considéré est la toxicité hépatique, caractérisé par un changement histologique (diminution de la concentration en lipides du parenchyme hépatique). Cet effet s'accompagne d'une diminution de la cholestérolémie (qui est un effet irréversible après cinq semaines).
En se fondant sur les études disponibles, le phénoxyéthanol ne semble pas présenter de potentiel génotoxique in vitro ou in vivo.
L'analyse de l'étude de Heindel et al. (1990) a montré une baisse de poids foetal, observé à toutes les générations, et à partir de la dose de 2000 mg/kg pc./j. Cette baisse de poids fœtal correspond à la plus forte dose à une diminution de 10 % par rapport au groupe témoin. Cette étude montre également une augmentation de la mortalité des petits de la génération F1 exposés à la dose de 2000 mg/kg pc./j. Bien que ces effets n'aient pas été observés dans les autres études, il convient de confirmer ou d'infirmer les doutes existants sur la reprotoxicité du phénoxyéthanol en apportant des informations complémentaires.
Le phénoxyéthanol est suspecté d'entraîner des effets toxiques sur la reproduction et sur le développement à des doses toxiques pour les mères.
À ce jour, et en l'état actuel des connaissances, excepté quelques rares effets indésirables locaux rapportés, il n'existe pas de publication de cas d'effets systémiques attribuables au phénoxyéthanol consécutivement à l'utilisation de produits cosmétiques chez l'Homme.
Pour la population générale, des mesures biologiques font état d'une exposition plus importante au phénoxyéthanol par rapport aux autres éthers de glycol.
L'évaluation du risque, basée sur une NOAEL de 164 mg/kg pc./j. et sur une exposition déterminée à partir des scénarios d'exposition aux conservateurs tels que décrits dans les recommandations du SCCS (2006), conclut à des marges de sécurité insuffisantes.
Cependant, considérant une exposition cumulée aux produits cosmétiques destinés aux adultes, la commission de cosmétologie n'a pas jugé nécessaire de modifier la restriction actuelle à 1 % du phénoxyéthanol dans tous les types de produits cosmétiques.
Par contre, considérant une exposition cumulée aux produits cosmétiques destinés aux enfants de moins de trois ans, une restriction peut être proposée pour permettre de conserver l'usage du phénoxyéthanol en l'interdisant dans les produits destinés au siège et en restreignant la concentration dans tous les autres types de produits destinés aux enfants de moins de trois ans à la concentration maximale de 0,4 %.
La commission de cosmétologie attire l'attention sur le fait que toute limitation de la concentration finale en phénoxyéthanol dans les produits cosmétiques devra toutefois être compatible avec l'efficacité microbiologique attendue pour un conservateur.
De plus, la commission de cosmétologie auprès de l'Ansm estime nécessaire de transmettre le rapport d'évaluation du risque lié à l'utilisation du phénoxyéthanol dans les produits cosmétiques à la Commission européenne en vue d'une évaluation communautaire.
Recommandations
L'Ansm recommande pour les enfants de moins de trois ans :
  • une non utilisation du phénoxyéthanol dans les produits cosmétiques destinés au siège et ;
  • une restriction du phénoxyéthanol à la concentration de 0,4 % dans tous les autres types de produits (au lieu de 1 % actuellement).
L'Ansm attire également l'attention sur le fait que toute limitation et/ou modification de la concentration finale en phénoxyéthanol dans les produits cosmétiques devra toutefois être compatible avec l'activité anti-bactérienne attendue pour un conservateur.**





Les novovirus résistent au lavage en lave-vaisselle.

Cliquez pour agrandir l'image samedi 29 décembre 2012, 10:42
Les norovirus, agents les plus courants de gastro-entérite, semblent résister particulièrement bien à l'épreuve du lave-vaisselle, assez pour demeurer infectieux, selon une étude américaine publiée dans la revue PLoS ONE.
Plutôt qu'à la vaisselle domestique, c'est à celle effectuée dans les restaurants que s'est intéressée l'équipe de Melvin Pascall, de l'Ohio State University de Columbus. Un processus qui fait certes l'objet de normes, efficaces en ce qui concerne les bactéries, mais un peu moins vis-à-vis des virus, selon l'étude que les chercheurs viennent de publier.
Dans ces travaux, ils ont d'abord inoculé des produits laitiers avec du norovirus, qu'ils ont appliqués sur des fourchettes, des verres et des assiettes en céramique. Ils ont ensuite testé l'efficacité antivirale d'un lavage fait à la main ou à la machine, effectué avec un détergent plus un désinfectant, à savoir de l'hypochlorite de sodium (présent dans l'eau de Javel) ou de l'ammonium quaternaire.
Bilan: aucun des deux désinfectants n'aboutit à une réduction suffisante de la concentration en norovirus, de quelque manière que la vaisselle soit faite, manuellement ou en machine.
Dans tous les cas, leur présence diminue au maximum d'un facteur 1.000, bien loin du facteur 100.000 recommandé pour les bactéries –et que les chercheurs sont aisément parvenus à atteindre avec Escherichia coli et Listeria innocua. Or les norovirus sont des agents particulièrement infectieux, dont il suffit de 10 à 100 particules pour causer une gastro-entérite chez le consommateur.
Non seulement ces désinfectants, conçus pour éliminer les bactéries, ne sont pas des plus efficaces contre les virus, mais il se pourrait que ceux-ci se trouvent protégés lorsqu'ils sont enfouis dans les résidus d'aliments. Dont ceux de produits laitiers, qui résistent mieux au lave-vaisselle, expliquent les auteurs. Reste donc à développer de nouveaux désinfectants plus actifs contre les virus, norovirus ou autres.
Entretien du lave-vaisselle ici: Entretien du blanc

ALLERGIES ALIMENTAIRES: Faut-il blâmer l'eau du robinet?

mardi 4 décembre 2012, 17:14

Voila pourquoi -entre autres- depuis 25 ans, je bois et je fais toute ma cuisine avec de l'eau en bouteille (n'oubliez pas le café, les tisanes et les soupes: tout à l'eau en bouteille!... et je ne suis nullement allergique

Annals of Allergy, Asthma and Immunology
La présence de produits chimiques liés à la purification de l'eau " du robinet " pourrait-elle expliquer une partie de la hausse générale des allergies alimentaires. C'est ce que révèle cette étude publiée dans l'édition de décembre des Annals of Allergy, Asthma and Immunology, la revue scientifique de l'American College of Allergy, Asthma and Immunology (ACAAI), qui suggère que pesticides et eau du robinet pourraient être les principaux responsables.
L'étude révèle en effet des niveaux élevés de dichlorophénols, un produit chimique dans les pesticides et la chloration de l'eau, qui une fois absorbé par le corps humain, est associé aux allergies alimentaires.
" Notre recherche montre que des niveaux élevés de pesticides contenant du dichlorophénol peuvent affaiblir la tolérance alimentaire chez certaines personnes, entraînant l'allergie alimentaire ", explique le Dr Elina Jerschow, allergologue membre de l'ACAAI et auteur de l'étude. "Ce produit chimique est généralement trouvé dans les pesticides utilisés par les agriculteurs mais aussi dans…l'eau du robinet ".
Les chercheurs ont travaillé sur les données de 10.348 participants à la cohorte NHANES (US National Health and Nutrition Examination Survey 2005-2006) et constatent la présence de dichlorophénols dans les urines de 2.548 participants.
Après avoir inclus 2.211 d'entre eux dans l'analyse, ils constatent la présence d'allergies alimentaires chez 411 de ces participants (18,6%), et d'allergies environnementales chez 46% d'entre eux. 
Alors que de précédentes études ont montré que les allergies alimentaires augmentent simultanément avec la pollution environnementale, ces résultats montrent que les 2 tendances sont liées et que l'utilisation accrue de pesticides et autres produits chimiques explique la plus forte prévalence des allergies alimentaires.
Choisir plutôt de l'eau en bouteille plutôt que l'eau du robinet ?, comme le recommandent les auteurs, n'est pas toujours possible.
En plus, cela ne suffirait pas, ajoutent-ils, car certains fruits et légumes traités sont aussi sources de dichlorophénols. Ils rappellent donc que si les allergènes alimentaires les plus courants sont le lait, les œufs, les arachides, le blé, les noix, le soja, le poisson et les crustacés, il faudrait ajouter aussi, dans les facteurs possibles, les dichlorophénols des fruits et légumes traités et de l'eau du robinet.
Une identification intéressante de nouveaux facteurs d'allergies alimentaires, même s'ils ne peuvent être considérés comme des facteurs toujours évitables. 
Source: Annals of Allergy, Asthma & Immunology December 2012 doi:10.1016/j.anai.2012.09.005 Dichlorophenol-containing pesticides and allergies: results from the US National Health and Nutrition Examination Survey 2005-2006

Le bisphénol A interdit dans certains dispositifs médicaux à partir de 2015 

bisphénol poison, www.tradi-cuisine.com samedi 13 octobre 2012, 11:30
Paris, le mercredi 10 octobre 2012 – L'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité le 12 octobre 2011 une proposition de loi socialiste visant à interdire la commercialisation et la fabrication en France de contenants alimentaires comprenant du bisphénol A, un produit de synthèse présent dans de nombreux objets en plastique.
Ce texte avait été inspiré par la publication d'un nombre croissant d'études, de plus en plus souvent concordantes, mettant en évidence, chez l'animal, mais également chez l'homme, la possible dangerosité de ce perturbateur endocrinien.
Si les contenants alimentaires sont prioritairement visés, c'est en raison de la migration du BPA dans la nourriture et les boissons. C'est à ce titre d'ailleurs que le BPA a d'abord été interdit dans la fabrication des biberons, les jeunes enfants étant sans doute plus « sensibles » aux effets de cette substance ainsi que les femmes enceintes.
Les industriels accusés de « traîner les pieds »
Un an plus tard, c'était au tour hier du Sénat de s'emparer de cette proposition. La commission des Affaires sociales a préalablement examiné le texte et décidé de repousser l'entrée en vigueur de l'interdiction de juillet 2014 à juillet 2015 (excepté pour les contenants alimentaires destinés aux enfants de moins de trois ans).
Ce report a été décidé en raison « des difficultés que cette application du principe de précaution peut entraîner pour les industriels ». Ce choix ne doit cependant pas être considéré comme une interprétation différente du risque par le Sénat.
Les pensionnaires du Palais du Luxembourg se sont au contraire montrés plus sévères encore que leurs collègues du Palais Bourbon. Ils ont en effet ajouté à l'interdiction du bisphénol A dans les contenants alimentaires, son bannissement à partir de juillet 2015 de tous les dispositifs médicaux destinés aux femmes enceintes et aux nourrissons.
La fabrication de ces derniers devra par ailleurs à compter de cette date exclure tout perturbateur endocrinien et substance classée cancérogène. Adoptée hier par une grande majorité des sénateurs, cette nouvelle version va devoir être l'objet d'une seconde lecture à l'Assemblée nationale.
Ce texte « provisoire », s'il ravit les associations spécialisées dans la protection de la santé, inquiète les industriels qui affirment que la substitution du bisphénol A à une si brève échéance est impossible.
Face à ces récriminations, l'auteur de la proposition de loi, le député socialiste Gérard Bapt répondait lundi dans le Parisien : « A force de traîner les pieds et de faire de la résistance, les industriels français vont prendre du retard sur les entreprises étrangères, notamment américaines, qui proposent déjà des produits garantis sans BPA ».


La France oblige les industriels à déclarer les nanoparticules dans leurs produits

samedi 5 janvier 2013, 10:01
A compter du 1er janvier, les fabricants et distributeurs de produits contenant des nanoparticules devront les déclarer à l'Agence nationale de sécurité sanitaire afin d'assurer un minimum de traçabilité, d'informations au public et un recensement des produits mis sur le marché.
Alors que les nanotechnologies se répandent depuis des années dans des champs aussi variés que la médecine, l'électronique, l'énergie ou l'alimentation, cette initiative de la France ne manque pas d'inspirer d'autres pays européens, comme le Danemark – qui pourrait adopter une déclaration obligatoire dès 2014 –, la Belgique, les Pays-Bas, ou encore l'Italie, qui réfléchit à une déclaration basée sur le volontariat.
S'il devenait urgent, ce premier pas de la France en laisse déjà certains sur leur faim. Comme Rose Frayssinet, du réseau écologiste Les Amis de la Terre, qui doute que, même s'il en aura désormais la possibilité, "le consommateur, bien peu sensibilisé aux nanoparticules, prenne l'initiative de rechercher s'il y en a dans sa barre chocolatée".
Autre point qui focalise les critiques : les seuils retenus pour qu'un produit soit soumis à la déclaration obligatoire. Il doit contenir au moins 50 % de nanoparticules – quand le Comité scientifique européen des risques sanitaires émergents recommandait une concentration de 0,15 %.
Enfin, relève Rose Frayssinet, "les industriels peuvent se cacher derrière la clause de confidentialité. Donc c'est pipeau." Le secret industriel et commercial peut en effet être brandi et dispenser un producteur de déclarer la composition de son produit, ce qui rend l'obligation toute relative. Surtout si l'on considère par ailleurs le montant de la sanction en cas de non-respect de la loi : 3 000 euros, avec une astreinte journalière de 300 euros.

Le bisphénol A néfaste pour la reproduction 

vendredi 18 janvier 2013, 09:58
De faibles concentrations de bisphénol A sont suffisantes pour agir négativement sur le testicule dans l'espèce humaine. C'est ce que vient de démontrer pour la première fois de manière expérimentale une équipe de chercheurs français.
Composé chimique qui entre dans la composition de plastiques et de résines le bisphénol A, est utilisé dans la fabrication de récipients alimentaires tels que les bouteilles et biberons. On le retrouve également dans les films de protection à l'intérieur des canettes et des boîtes de conserves ou encore sur les tickets de caisse où il est utilisé comme révélateur. Des taux significatifs de BPA ont d'ailleurs été retrouvés dans le sang, les urines, le liquide amniotique et le placenta humains. De récentes études ont montré que ce composé industriel induit des effets néfastes sur la reproduction, le développement et le métabolisme d'animaux de laboratoire. Le BPA est actuellement fortement suspecté d'avoir les mêmes conséquences sur l'Homme.
Par mesure de précaution, la fabrication et la commercialisation des biberons contenant du bisphénol A sont interdites depuis janvier 2011 en Europe. Cette interdiction s'étendra a tous les contenants alimentaires à partir de juillet 2015 en France. Il sera également important de s'assurer de ne pas remplacer dans les années à venir le bisphénol A par des substituts qui mettraient en jeu le même mécanisme d'action que le bisphénol A.
Système de culture des testicules fœtaux mis au point par l'équipe de René Habert. Les testicules découpés en petits fragments sont déposés sur un filtre au centre d'une boite de culture. Dans une atmosphère appropriée,  ils survivent ainsi pendant plusieurs jours en sécrétant de la testostérone.
Jusqu'à présent aucune étude expérimentale n'avait mis en évidence un effet délétère du Bisphénol A sur la reproduction masculine humaine et les rares études épidémiologiques restent contradictoires.
Le bisphénol A, dangereux à faible dose
En collaboration avec l'hôpital Antoine-Beclère de Clamart, les chercheurs ont maintenu en vie dans des boîtes de culture des testicules fœtaux humains pendant 3 jours en présence ou en absence de bisphénol A selon une méthodologie originale mise au point précédemment par cette équipe. Cette méthodologie avait permis en 2009 de montrer, pour la première fois, que les phtalates (une autre catégorie de perturbateurs endocriniens que l'on retrouve dans le PVC, les plastiques, les tissus synthétiques, les sprays…) inhibent le développement des futurs spermatozoïdes chez le fœtus humain.
Dans ce nouveau travail, les chercheurs ont observé que l'exposition des testicules fœtaux humains au bisphénol A réduit la production de testostérone, et  celle d'une autre hormone testiculaire qui est nécessaire à la descente des testicules dans les bourses au cours du développement fœtal. Une concentration de bisphénol A égale à 2 microgrammes par litre dans le milieu de culture est suffisante pour induire ces effets. Cette concentration équivaut à la concentration moyenne généralement retrouvée dans le sang, les urines, et le liquide amniotique de la population.
On sait que la testostérone produite par le testicule pendant la vie fœtale, impose la masculinisation des organes génitaux internes et externes, qui, en l'absence de testostérone, évolueraient spontanément dans le sens femelle. De plus, il est probable que la testostérone joue également un rôle dans le développement du testicule lui-même. Ainsi  l'exposition actuelle au bisphénol A des femmes enceintes pourrait être une des causes  des défauts congénitaux de masculinisation ( type hypospadias et cryptorchidisme) dont la fréquence a globalement doublée depuis 40 ans.  Selon René Habert " il se peut également que le bisphénol A participe à la chute de la production spermatique et à l'augmentation de l'incidence du cancer testiculaire chez l'adulte observées au cours des dernières décennies. "
De plus, les chercheurs ont comparé la réponse au bisphénol A des testicules fœtaux humains avec celle des testicules fœtaux de rat et de souris. " Nous avons observé que l'espèce humaine est beaucoup plus sensible au bisphénol A que le rat et la souris. Ces résultats incitent à une grande prudence en toxicologie réglementaire dans l'extrapolation des données obtenues sur l'animal pour définir les seuils d'exposition tolérables en santé humaine. " explique René Habert.
Enfin, les chercheurs montrent dans cet article que le Bisphénol A agit par un mécanisme non classique et encore inconnu qu'il sera important d'identifier pour mieux comprendre l'action des perturbateurs endocriniens.
PLos One, Décembre 2012, Differential effects of bisphénolA et Diethylstibestrol on Human, Rat and Mouse Fetal Leydig Cell Function

Le recyclage des déchets des blocs opératoires inquiète les experts en bioéthique 

Cliquez pour agrandir l'image dimanche 3 février 2013, 07:16
Cordons ombilicaux, sang, cellules... Les déchets issus des blocs opératoires sont devenus source de recyclage pour la recherche, mais doivent être mieux encadrés par la loi, avertissent les experts en bioéthique.
La question est au coeur du Forum européen de bioéthique, qui réunit à Strasbourg depuis une semaine juristes, médecins, chercheurs et intellectuels autour de la question du corps humain en pièces détachées.
Concrètement, les patients peuvent faire don de leurs déchets au profit de la recherche: les échantillons biologiques sont alors stockés dans des biobanques, puis analysés en laboratoire avant d'être recyclés.
Le don de sang de cordons, devenu courant dans les maternités, permet ainsi aux chercheurs de tirer des cellules souches qu'on peut démultiplier, et ainsi développer un +modèle+ sanguin, explique le biologiste Nicolas Forraz.
Ce progrès s'accompagne cependant d'une pluie d'interrogations: de quelles informations disposent les mères au moment de se porter volontaires? Ont-elles un droit de regard sur l'usage fait? Leur consentement est-il sans limite?
Ce n'est pas une simple signature en bas d'un papier, mais plutôt un document qui donne carte blanche aux biologistes, dénonce Laurence Lwoff, la Madame Bioéthique du Conseil de l'Europe.
Le scientifique ne peut pas indiquer tous les projets de recherche dans lesquels ce produit va être utilisé car il l'ignore lui-même, relève-t-elle.
La jeune mère indique toujours une destination vers laquelle elle souhaite que son don soit orienté. Mais que se passe-t-il si un chercheur décide de l'employer à un autre usage?
Dans ce cas, on doit essayer de rechercher la personne qui a fait le don pour obtenir son feu vert, rappelle la spécialiste du droit communautaire Aurélie Moriceau.
L'opération pose le problème de la préservation de l'anonymat de la donneuse, pourtant garanti par la loi de bioéthique de 2011.
Pas de droit de regard dans la pratique
Selon Nicolas Forraz, avec les numéros attribués aux échantillons dans les laboratoires, on peut retracer leur origine en passant par les professionnels de santé qui ont accès au dossier médical. L'anonymat de la donneuse est ainsi préservé.
Reste qu'en pratique, cette mécanique séduisante en théorie n'est guère appliquée: la femme qui fait don de son sang de cordons n'a en général aucun droit de regard sur la suite des opérations.
Une fois que le matériel biologique se trouve dans une biobanque, il n'a pratiquement plus de lien avec la personne d'origine, relèvent les experts.
Or en abandonnant ses déchets, est-ce que ça ne va pas devenir un bien dont la propriété appartient à autrui?, s'interroge Amélie Favreau, maître de conférences à Paris. Et si oui, qui en est propriétaire: le laboratoire ou le médecin? De plus, si un don rend possible une découverte médicale très lucrative, le patient peut-il toucher de l'argent?
Aux Etats-Unis, rappelle Mme Favreau, un certain John Moore, surnommé l'homme aux cellules d'or, avait perdu dans les années 1980 un procès retentissant contre son médecin: ce dernier s'était enrichi en vendant les cellules de son patient à l'industrie pharmaceutique.
En attendant que le législateur français éclaire ces zones d'ombre, les juristes réclament un droit de suite pour les donneurs, à l'image de ce qui existe actuellement en Norvège.
Expérimenté à Oslo, le consentement dynamique permet aux donneuses d'être régulièrement informées des projets de recherche menées à partir de leurs dons, détaille Laurence Lwoff.
Ce n'est pas la panacée, conclut-elle, mais c'est une avancée que la France serait bien inspirée de suivre, avant d'enfin définir des standards pour donner confiance dans la recherche.
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