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Voilà pourquoi il ne faut pas garder ses tomates au réfrigérateur

jeudi 5 janvier 2017, 07:13
La conservation des tomates 4 jours au réfrigérateur nuit à leurs arômes, de même que leur blanchiment à l'eau chaude.
Les consommateurs se plaignent souvent de la baisse de la qualité gustative des tomates. Mais d'après une recherche parue dans HortScience, les conditions de conservation à la maison (au réfrigérateur) et de préparation (le blanchiment) nuisent aussi à la qualité aromatique de la tomate.
La tomate présente de nombreux atouts pour la santé. Source de vitamines, fibres, oligo-éléments, elle contient aussi un antioxydant puissant: le lycopène, qui serait un allié pour lutter contre certains cancers et contre les maladies cardiovasculaires.
Ici, des chercheurs ont voulu étudier l'impact des pratiques des consommateurs sur les arômes de la tomate. En effet, des études ont montré que l'arôme des tomates fraîches a diminué au cours de 50 dernières années ; et les consommateurs s'en plaignent régulièrement. Mais les méthodes de production et de stockage ne seraient pas forcément les seuls facteurs à influencer l'arôme des tomates.
Pour leur expérience, les scientifiques ont utilisé des tomates rouges mûres de type "FL 47", qui ont été séparées en trois groupes avec trois traitements différents: certaines ont été placées au froid à 5°C pendant quatre jours, d'autres conservées à 20°C pendant quatre jours, et d'autres blanchies dans de l'eau à 50°C pendant 5 min. Ces conditions devaient mimer les pratiques des consommateurs.
Les chercheurs ont analysé les composés volatils en utilisant la spectrographie de masse et comparé les profils des différentes tomates. 42 composés volatils ont été détectés. De manière générale, l'arôme d'un fruit ou d'un légume est produit par un mélange complexe de composés volatils.
La réfrigération a supprimé la production d'aldéhydes, d'alcools, de composés hétérocycliques contenant de l'oxygène et/ou de l'azote: pentanal, isovaléraldéhyde, 2-méthylbutanal, hexanal, cis-3-hexénal, trans-2-hexénal, 2- phénylacétaldéhyde, pentanol, 3-methylbutanol, 2-phényléthanol, 1-penten-3-one, géranial (citral), et géranylacétone.
Le blanchiment a réduit la production d'aldéhydes, d'alcools, d'hydrocarbures, de composés hétérocycliques contenant de l'oxygène et/ou de l'azote, conduisant à de faibles concentrations en: 2-méthylbutanal, pentanal, cis-3-hexenal, trans-2-hexenal, 2-phénylacétaldéhyde, pentanol, 2-méthylbutanol, et 2-phényléthanol.
Les résultats montrent donc que le blanchiment et la réfrigération, deux pratiques courantes, ont un impact sur la qualité aromatique de la tomate. Il apparaît également  que la conservation à basse température a un impact plus important sur l'arôme de la tomate que le blanchiment à l'eau chaude.
Source
Jinhe Bai et al. The Impact of Kitchen and Food Service Preparation Practices on the Volatile Aroma Profile in Ripe Tomatoes: Effects of Refrigeration and Blanching. HortScience 09/2015; 50(9):1358-1364.
Personnellement, je ne mets jamais les tomates au réfrigérateur: je le place TOUJOURS à l'envers, c'est-à-dire le pédoncule sur mon comptoir.
Il faut cependant bien les laver, 2 fois et la seconde fois les laisser tremper 10 m' dans une eau bicarbonatée. On les garde ainsi plus longtemps fraîche.
Si vous achetez des tomates en branches, outre les précautions précédentes, il faut retirer la branche car cette dernière et les feuilles survivent en “tirant“ des nutriments de la tomate elle-même.
Pour faire une sauce tomate, je n'utilise jamais des boîtes en fer pleines de bisphénol ou autre vernis chimique posé à l'intérieur et donc, en contact avec les tomates.
J'achète des tomates en quartiers pelées de Picard surgelés puis lorsque je veux les utiliser, je les sors IMPÉRATIVEMENT du plastique AVANT de les laisser décongeler. Tous les fruits et légumes surgelés le sont AVANT d'être disposés dans les sacs plastiques dangereux qui, en décongelant, relarguent des saletés dans vos légumes.
J'achète de la purée tomate dans des bouteilles de verre et je mélange le tout pour obtenir une sauce tomate bien plus saine. (avec oignon, cansalade, champignons, etc, selon ma recette).

Recette maison sans bisphénol

Roulé de pommes
Pour 6 environ
2 kg de pommes, (de préférence golden ou reinette); 200 g mie de pain, 120 g de sucre en poudre; 300 g de farine, 40 g de beurre, 2 œufs, huile et sel
Mélangez le beurre ramolli à la farine et ajouter l'œuf entier. Mouillez avec de l'eau jusqu'à obtenir une pâte ferme tenant la forme que vous lui donnerez plus tard. Laissez reposer une bonne heure.
Pelez les pommes, retirez les pépins, coupez en morceaux. Emiettez la mie de pain et la jeter dans une poêle avec un peu d'huile de pépins de raisin qui est neutre de goût, faites dorer quelques instants.
Reprendre la pate et l'étendre en une fine couche sur un torchon propre que vous aurez saupoudrez de farine. Couvrez au deux tiers de la mie de pain et des pommes et roulez avec les extrémités de torchon en obligeant la pâte à rouler sur elle-même.
Et pourquoi on n'utilise jamais du film?
Bisphénol A et phtalates: oubliez les emballages plastiques!
Eliminer les emballages plastiques permettrait de réduire considérablement l'exposition aux produits chimiques.
Alors que les risques liés au bisphénol A (BPA) et aux phtalates sont au cœur des débats, une nouvelle étude publiée dans le journal  Environmental Health Perspectives conseille aux consommateurs de supprimer les emballages plastiques de leur alimentation afin de réduire leur exposition à ces composés.
Pour évaluer le lien entre l'utilisation d'emballages alimentaires plastiques et le taux de BPA et de DEHP dans l'organisme, les auteurs ont mis cinq familles (20 personnes) au défi de supprimer durant 3 jours les emballages plastiques de leur alimentation et de privilégier les produits frais stockés dans du verre ou de l‘acier inoxydable. Les taux urinaires de BPA et de DEHP (phtalates) des participants ont été mesurés avant, pendant ainsi qu'à l'issue de l'étude.
Une baisse importante de l'exposition
La suppression des emballages plastiques entraîne une diminution moyenne de 66 % du taux de BPA et de 55 % du taux de DEHP. Ces résultats montrent clairement que les emballages alimentaires représentent la principale source d'exposition à ces composés.

Ecrasez les bord aux deux extrémités de l'espèce de pain obtenu de façon que les pomme ne puissent s'échapper. Badigeonnez la pâte avec du jaune d'œuf (ou du lait) pour dorer à la cuisson.
Mettre à four moyen (180°) pendant une heure environ.
Idée: saupoudrez les pommes de cannelle.
Ajoutez une lichette de noix muscade râpée, si vous aimez plus épicé.
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Le bisphénol A augmente la pression artérielle

*Une simple boisson en canette fait monter de 1600% le niveau de bisphénol A dans les urines et augmenter la pression artérielle.
Le bisphénol A (BPA), une substance utilisée dans la fabrication des plastiques, a été largement employée par l'industrie agro-alimentaire pour fabriquer des récipients en polycarbonate comme les biberons ainsi que les résines intérieures des boites de conserve et des canettes de boisson. Une nouvelle étude menée par des chercheurs coréens et parue dans le journal Hypertension de l'American Heart Association suggère que le BPA présent dans les canettes pourrait augmenter temporairement la pression artérielle.
Le BPA est un perturbateur endocrinien qui, une fois dans notre organisme, mime l'action des hormones. Or tout le monde a du bisphénol A dans le sang, et même le foetus dans le ventre de sa maman. L'origine de ce bisphénol est en partie alimentaire, mais les tickets de caisse et les filtres à cigarettes ont probablement joué un rôle très important dans cette imprégnation. En France, le BPA est interdit dans les contenants destinés aux bébés depuis 2013 et un projet de loi étendra l'interdiction dès le 1er Janvier 2015 dans tous les contenants alimentaires.
Aux Etats-Unis, les groupes environnementaux font pression depuis plusieurs années sur la Food and Drug Administration (FDA) pour interdire le BPA. Mais la FDA, qui reconnait que le BPA est présent dans l'organisme de la majorité des personnes, persiste à dire que ce produit n'est pas dangereux. Pour la FDA, le BPA est rapidement excrété par l'organisme et donc sans risque.
Les études suggèrent pourtant qu'il existe un lien entre le BPA et maladie cardiaque ou obésité. Des chercheurs ont montré que les enfants qui avaient le plus de BPA dans leurs urines étaient deux fois plus susceptibles d'être obèses que ceux avec un faible niveau de BPA urinaire.
Dans cette étude, 60 participants âgés de plus de 60 ans ont bu du lait de soja provenant soit de 2 canettes, soit de 2 bouteilles en verre, soit d'une canette et d'une bouteille en verre lors de 3 tests espacés d'au moins une semaine. Les chercheurs ont ensuite mesuré les niveaux de BPA dans les urines et ont analysé la fréquence cardiaque et la pression artérielle 2 heures après la consommation des boissons.
La concentration urinaire en BPA augmente de 1600% chez les personnes qui ont bu dans une canette par rapport à celles qui ont bu dans une bouteille en verre.
Les personnes qui boivent dans des canettes dont le revêtement intérieur contient du BPA ont une brève augmentation de leur pression artérielle. En effet, la pression artérielle systolique a augmenté de 4,5 mm Hg chez les personnes ayant consommé 2 boissons en canette par rapport à celles qui ont bu dans des bouteilles en verre. Cependant, les chercheurs soulignent que la tension varie naturellement au cours de la journée et donc il n'est pas établi que cette augmentation aurait un impact en terme de santé.
" Même si une augmentation de 4,5 mm Hg semble petite, et l'étude ne précise pas combien de temps dure cette augmentation, si l'on transpose cette différence à l'échelle d'une population plus large, elle pourrait avoir un impact réel en terme de crises cardiaques, d'accident vasculaires cérébraux et d'insuffisance cardiaque chez les personnes qui consomment beaucoup de boissons en canette " a déclaré le Dr Donald Llyod-Jones de l'Université Northwestern à Chicago, qui n'est pas impliqué dans l'étude.
Pour les auteurs de l'étude, " une petite augmentation de la pression artérielle peut être un problème pour les personnes qui souffrent déjà d'hypertension ". " Une augmentation de la pression artérielle systolique de 20 mm Hg double le risque cardiovasculaire ".
"Si l'on considère que le bisphénol A est omniprésent dans notre vie quotidienne, l'augmentation de la pression artérielle liée à l'exposition au BPA peut avoir des conséquences importantes en terme de risque pour la santé" concluent les auteurs.

Sources
Bae S, Hong YC. Exposure to Bisphenol A From Drinking Canned Beverage Increases Blood Pressure: Randomized Crossover Trial. Hypertension. 2014 Dec 8. pii: HYPERTENSIONAHA.114.04261. [Epub ahead of print]
Could the Chemical BPA Raise Your Blood Pressure? NBC News
http://www.lanutrition.fr/les-news/le-bisphenol-a-augmente-la-pression-arterielle.html

Le bisphénol A mis en cause dans les intolérances alimentaires

Chez le rat, une exposition à de faibles doses de bisphénol A pendant la vie périnatale prédisposerait à des intolérances alimentaires plus tard.
Les allergies et les intolérances alimentaires pourraient être liées à la présence de substances toxiques dans l'environnement. Une étude menée sur des rats par des chercheurs de l'Inra (Institut nationale de recherche agronomique) a mis en évidence que l'exposition au bisphénol A (BPA) via la mère, durant la gestation et l'allaitement, pourrait provoquer des intolérances alimentaires à l'âge adulte.
Le BPA est un composé chimique servant à fabriquer des plastiques en polycarbonate et des résines époxy. On le retrouve dans les vernis qui recouvrent les boîtes de conserves et les canettes et dans les bouteilles en plastique ou encore les tickets de caisse. Le BPA est susceptible de migrer vers les aliments contenus dans ce type d'emballage et donc d'être absorbé via l'alimentation.
On sait aujourd'hui que le BPA est un perturbateur endocrinien : il peut mimer l'action de certaines hormones du corps et donc perturber le fonctionnement de l'organisme. Les pouvoirs publics français ont interdit son utilisation pour tous les emballages alimentaires vendus en France à partir de 2015. Il est interdit dans les biberons et contenants pour nourrissons depuis 2013.
Les chercheurs de l'Inra ont étudié les conséquences d'une exposition périnatale à de faibles doses de BPA chez des rats. Ils se sont intéressés aux conséquences pour le système immunitaire et au risque d'intolérance alimentaire à l'âge adulte. Les intolérances alimentaires impliquent moins le système immunitaire que les allergies alimentaires, mais elles sont le signe que l'organisme n'arrive pas à digérer un aliment donné.
Pour leurs expériences, les chercheurs ont donné par voie orale à des rates gestantes de faibles doses de BPA, jusqu'au sevrage des petits. Un groupe a servi de témoin. Lorsque les petits ont atteint l'âge adulte (45 jours), les chercheurs leur ont donné de l'ovalbumine, la protéine du blanc d'œuf, alors qu'ils n'en avaient jamais eu dans leur régime auparavant.
Résultats : les rats qui avaient été exposés au BPA faisaient une réaction contre l'ovalbumine, alors que les témoins toléraient la protéine. Si on donnait de manière répétée de l'ovalbumine aux rats, ceux qui avaient été exposés au BPA avaient une inflammation du côlon, ce qui prouvait une intolérance alimentaire.
"L'intestin est le premier tissu au contact des aliments, c'est une barrière physique et immunitaire qui se met en place au cours de la vie fœtale et qui s'éduque après, en combattant ses agresseurs et en tolérant les autres molécules ingérées. Mais si un toxique perturbe sa maturation, il répond anormalement" ont expliqué les scientifiques aux journalistes de Ladepeche.fr.
Pour leur étude, les chercheurs ont utilisé différentes concentrations de BPA (0,5 ; 5 et 50 µg/kg/jour). Les modifications les plus importantes ont été observées avec 5 µg/kg... une dose considérée jusqu'à présent comme étant sans risque pour l'Homme d'après l'EFSA

WitMenard S, Guzylack-Piriou L, Leveque M, Braniste V, Lencina C, Naturel M, Moussa L, Sekkal S, Harkat C, Gaultier E, Theodorou V, Houdeau E. Food intolerance at adulthood after perinatal exposure to the endocrine disruptor bisphenol A. FASEB J. 2014 Aug 1. pii: fj.14-255380.



Les cannettes et boîtes de conserves seraient toxiques pour les reins

Dangers du bisphénol A et autres toxiques
Le bisphénol A est un composant chimique utilisé dans le revêtement interne des cannettes et boîtes de conserves.
Il serait toxique pour les reins.

Le bisphénol A est un composant chimique très répandu qu'on retrouve dans les revêtements internes des canettes et des boîtes de conserve. Un projet de loi prévoit son interdiction totale dès le 1 Janvier 2015 dans tous les contenants alimentaires et en 2013 en ce qui concerne les contenants destinés aux bébés. Malheureusement le bisphénol A est déjà présent dans notre sang et selon une nouvelle étude il pourrait être toxique pour les reins.
Des chercheurs du département de pédiatrie de l'école universitaire médicale de New York ont analysé des données recueillies dans une étude d'observation de la population Américaine entre 2009 et 2010, notamment sur la teneur en bisphénol A des urines ou la présence d'albumine, une protéine qui sert d'indicateur de la fonction rénale. Ils ont ainsi découvert que les enfants qui avaient le plus de bisphénol A dans leurs urines avaient aussi les taux d'albumine les plus élevés, même en tenant compte d'éventuels facteurs confondants qui auraient pu perturber l'interprétation des résultats.
D'après les chercheurs lorsque le rapport entre l'albumine et la créatinine urinaire augmente cela suggère un mauvais fonctionnement rénal et peut-être un risque augmenté de maladies cardiovasculaires. Ils déclarent : "Bien que notre étude ne peut pas démontrer que le bisphénol A contribue aux maladies cardiovasculaires ou à l'insuffisance rénale, elle ajoute de nouvelles données au dossier du bisphénol, notamment en tant que contributeur aux maladies cardiovasculaires et à l'obésité." et concluent : "La suppression du bisphénol des boîtes de conserve est le meilleur moyen de limiter notre exposition."
Malheureusement nous sommes exposés au bisphénol A dès le plus jeune âge et les analyses montrent qu'avant l'âge de 6 ans plus de 92% des enfants ont déjà du bisphénol A dans le sang. En attendant que le bisphénol A ne soit définitivement plus utilisé il semble donc prudent de limiter l'utilisation de cannettes et de boîtes de conserve, pour les enfants comme pour les adultes.
Référence
Leonardo Trasande, Teresa M Attina, Howard Trachtman. Bisphenol A exposure is associated with low-grade urinary albumin excretion in children of the United States. Kidney International , (9 January 2013) | doi:10.1038/ki.2012.422

Adieu bisphénol A, bonjour bisphénols F, S, M, B, etc.

Le bisphénol A ne sera plus utilisé dans les emballages alimentaires le 1er janvier 2015. Mais ses remplaçants sont-ils plus fréquentables?
"Vous n'en avez jamais entendu parler et pourtant vous en absorbez chaque jour un tout petit peu. " Ainsi commençait l'article que je consacrais au bisphénol A en avril 2004 dans Sciences et Avenir. Dix ans ont passé, au cours desquels le bisphénol A (BPA pour les intimes) est sorti de l'anonymat, jusqu'à semer en 2010 la panique chez les mamans lorsqu'elles ont réalisé que leurs biberons en polycarbonate renfermaient ce composé toxique. Mais le 1er janvier 2015, il va quitter l'arène alimentaire par la force des réglementations successives.
Le BPA a été synthétisé en 1936 par le britannique Charles Dodds pour servir de médicament dans les troubles hormonaux. Mais deux ans plus tard, Dodds abandonne le BPA au profit d'une molécule encore plus prometteuse, le Distilbène ou DES (dont la mise sur le marché se révèlera catastrophique pour des milliers d'enfants). Le BPA ne sera jamais commercialisé comme médicament.
En 1957, l'industrie chimique réalise qu'elle peut polymériser le BPA pour fabriquer des polycarbonates. C'est le début d'une myriade d'applications. Le BPA est entré dans la composition des biberons plastiques, des plastiques de stylo-bille, des conteneurs pour micro-ondes, des vernis de revêtement internes des boîtes de conserve et des cuves de vin, des résines utilisées pour étanchéifier réservoirs et canalisations d'eau, des amalgames dentaires, du vernis à ongle.
En 1997, le biologiste Frederick vom Saal (lire entretien en fin d'article) a administré pour voir " un tout petit peu " de bisphénol A à des souris gestantes : quelques nanogrammes par gramme de poids, pendant 7 jours, au moment où les organes foetaux se différencient. C'est à cette époque de la grossesse que le médicament Distilbène (DES) dont la structure chimique est proche de celle du BPA, prescrit de 1948 à 1977 aux femmes enceintes menacées de fausse couche, a provoqué des dommages irréversibles chez les enfants : stérilité, malformations, risque accru de cancers, troubles du comportement.
Comme avec le DES, vom Saal voit apparaître des anomalies: à l'âge adulte, le poids de la prostate chez les mâles traités est supérieur de 30 % à celui des individus non traités. C'est l'émoi chez les fabricants de plastiques mais aussi les toxicologues. La toxicologie repose en effet sur le concept selon lequel "la dose fait le poison". Traduction : en deçà d'un certain seuil, pas d'effet possible.
Or, à l'époque, la dose journalière admissible (DJA) de BPA en vigueur dans la Communauté européenne est de 0,05 mg/kg de poids. Or Vom Saal a démontré dès 2004 des effets délétères à des doses 25 000 fois plus faibles ! L'Union européenne devrait finalement abaisser la DJA à 0,005 mg/kg/pc. Mais que de tergiversations pour en arriver là.
L'empire du plastique contre-attaque
L'industrie commande aussitôt des études : elles sont négatives. Vom Saal et son concept de " basses doses " sont discrédités sur bisphenol-a.org, un site Internet créé pour l'occasion par les sociétés du plastique. En avril 2002, des experts du comité scientifique européen sur l'alimentation (SCF) s'appuient, dans un avis embarrassé, sur ces études négatives pour écarter provisoirement l'hypothèse des "basses doses". Pour autant, le SCF divise par 5 la dose journalière admissible de BPA et réserve son avis définitif sur les "basses doses " à la publication de nouvelles études.
Venant du monde entier, elles se sont accumulées. Chez la souris, le BPA passe la barrière du placenta et se retrouve dans l'intestin du fœtus. Toujours chez la souris, l'exposition des mâles à de faibles doses de BPA entraîne une baisse de la spermatogénèse, une augmentation du volume de la prostate, des malformations de l'urètre selon plusieurs travaux américains. Chez la femelle, elle conduit à des malformations et une hypertrophie mammaires. Les rats mâles exposés au BPA montrent des troubles du comportement. Dans les deux espèces, mâles et femelles grossissent de manière exagérée. Le BPA à faible dose augmente de 40 % chez la souris le risque de fausses couches et d'anomalie chromosomique caractéristique, chez l'homme, de la trisomie 21.
L'exposition humaine au BPA, jugée minime jusqu'alors, a été quantifiée pour la première fois en 2002 par le Pr Gilbert Schoenfelder, un toxicologue de l'université libre de Berlin. Examinant des femmes enceintes entre la 32ème et la 41ème semaine de grossesse, il a trouvé du BPA dans le sang maternel, le placenta et le sang fœtal, à des doses jusqu'à dix fois supérieures à celles qui provoquent des troubles chez l'animal. D'où vient-il ? Des parois des récipients en polycarbonate (et des biberons) après 2 semaines d'usage, du revêtement interne des boîtes de conserve. Il y a du BPA dans les eaux de distribution issues de réservoir badigeonnés au BPA. Plus la température s'élève, plus les concentrations augmentent.
Les études épidémiologiques conduites à ce jour ont lié l'imprégnation au BPA à un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires, hypertension, diabète, troubles de l'érection et de cancer du sein chez les femmes exposées in utero.
Et après le BPA?
Pour le remplacer dans les revêtements internes des boîtes de conserve, de nouvelles résines ont vu le jour, pour l'essentiel acryliques ou polyesters, ou les deux, souvent mélangées à des vinyles et des uréthanes. On trouve aussi des oléorésines dérivées de plantes mais leur utilisation est limitée car elles réagissent mal avec les aliments acides.
Quant aux autres usages, les remplaçants du bisphénol A sont pour l'essentiel des… bisphénols.
Le bisphénol F est utilisé dans les résines époxy et les papiers thermiques, le bisphénol S dans les papiers thermiques également mais aussi les résines époxy, phénoliques, polyesters, polycarbonate, polyéthersulfone (en remplacement des résines polycarbonates qui servaient aux biberons et à la vaisselle pour enfants).
On trouve déjà du bisphénol S dans la plupart des plastiques qui servent à la fabrication de biberons pour bébés et de récipients pour adultes. Ces plastiques sont étiquetés " sans BPA ". Ils présenteraient les mêmes inconvénients que le BPA.
Tous les bisphénols ont des structures chimiques et une souplesse d'utilisation similaires. L'ANSES a rendu en 2013 un avis relatif à l'évaluation des risques liés au Bisphénol A pour la santé humaine et aux données toxicologiques et d'usage des bisphénols S, F, M, B, AP, AF, et BADGE (bisphénol A diglycidyl éther). Ce document insiste sur la nécessité de réaliser une étude combinée de toxicité sur le développement et de cancérogénèse, ainsi que sur le potentiel oestrogénique des BPF et BPS du fait de l'analogie structurale de ces substances avec le BPA.
Des analyses urinaires effectuées aux Etats-Unis, au Japon ou en Chine ont montré qu'on retrouvait déjà du bisphénol S dans le corps de la majeure partie de la population (plus de 80% aux Etats-Unis). Pour le Pr Jean-François Narbonne, expert toxicologue à l'ANSES et auteur du livre Sang pour sang toxique, "le bisphénol S est encore pire que le bisphénol A car il est plus persistant dans l'environnement !" Il estime que les lobbies politiques ont poussé à un remplacement trop rapide du bisphénol A et que le remède est pire que le mal. C'est d'ailleurs ce que montrent des études très récentes qui suggèrent que le BPS augmente le risque d'hyperactivité chez l'enfant mais aussi le risque d'arythmie.
Questions a frederick vom saal, le chercheur par qui tout est arrive
Comment se comporte le BPA des emballages alimentaires?
Les polycarbonates se dégradent au cours du temps. Si vous prenez des boîtes de conserve et que vous les chauffez, par exemple vous les envoyez aux soldats en Iraq, la nourriture sera imprégné par du BPA. Cette imprégnation varie d'un niveau faible à un niveau très élevé. Les études de migration d'avant 1999 ne doivent pas être considérées car à cette date de nouvelles mesures analytiques plus fines ont été mises au point. Avant, le seuil de détection était si élevé qu'on ne voyait rien. On est passé d'un seuil de 30 mcg/L à 0,01 mcg/L, en dessous d'une part par milliard. Après 1999, plus personne ne rapporte de résultat négatif. Le polycarbonate neuf ne migre pas beaucoup : niveaux bas détectés. Mais si vous le chauffez il se dégrade, le lavage avec un détergent accélère le taux de cette dégradation. Au bout de 20 à 50 lavages, ce qui est le cas après deux semaines, un biberon neuf commence à larguer du BPA. Les taux relevés sont alors multipliés par 5, 10, 15 ou 20.
Le BPA a-t-il les mêmes effets que le DES?
Le DES et le BPA ont une structure similaire. On sait que les enfants dont les mères ont pris du DES connaissent des troubles de santé. Les bébés souris nés de mères qui reçoivent du DES présentent les mêmes troubles. Maintenant nous avons des études qui montrent divers dommages dus au BPA. Chez l'animal, l'exposition au BPA à quelque épochez que que ce soit chez le mâle entraîne une baisse de la spermatogénèse et une augmentation du volume de la prostate. Elle crée des malformations de l'urètre. Chez la femelle, elle entraîne une puberté précoce, des malformations des mamelles, des anomalies des conduits, une augmentation anormale de la poitrine. Il s'agit d'animaux dont les mères ont été exposées à des niveaux dix fois moins élevés que ceux que l'on retrouve chez l'homme. Les mâles et les femelles grossissent de manière exagérée. Donc l'exposition au BPA programme les cellules à une croissance exagérée. De plus, le BPA influence la programmation des cellules adipeuses : elles sont plus nombreuses et elles stockent plus de graisses. On parle d'une substance chimique qui contribue à l'obésité humaine. Le cerveau est un organe cible majeur des estrogènes, et notamment le siège du contrôle moteur. C'est dans cette zone que se développe la maladie de Parkinson. A très faibles doses, le BPA altère la structure et le fonctionnement neurochimique de cette région. On observe que les animaux deviennent agressifs, anxieux, hyperactifs, avec une facilité accrue d'addiction aux amphétamines.

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