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VOYANCES ET CONSEQUENCES





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Les émulsifiants de synthèse néfastes pour l'intestin

vendredi 31 mars 2017, 09:24
Plusieurs études laissent penser que des additifs synthétiques couramment utilisés par l'industrie agro-alimentaire dans les aliments ultra transformés favorisent les inflammations intestinales en altérant la flore (le microbiote). Ils augmentent aussi la perméabilité de l'intestin ce qui peut conduire à des phénomènes d'auto-immunité.
L'intestin, en plus de son rôle de digestion et d'absorption, constitue une barrière entre le milieu intérieur et l'environnement. A ce titre, il doit empêcher les pathogènes, allergènes, toxines, présents dans la lumière de l'intestin d'entrer dans l'organisme. Cette fonction barrière est assurée par les jonctions serrées entre les cellules de l'épithélium intestinal.
Des articles récents ont accusé les émulsifiants de provoquer des dysfonctionnements de la barrière intestinale en affectant les jonctions serrées (1) (2). Lorsque les jonctions serrées sont déstabilisées, cela conduit à l'entrée d'antigènes étrangers qui activent l'inflammation et les phénomènes d'auto-immunité. Un mauvais fonctionnement de la barrière intestinale pourrait donc expliquer l'incidence croissante des maladies auto-immunes.
Ce n'est pas tout. En 2016 puis 2017, des chercheurs de l'université d'Atlanta (Georgie) et de l'université de Gand (Belgique) ont montré qu'expérimentalement, deux familles d'émulsifiants (polysorbates et carboxyméthylcellulose) perturbent la flore intestinale et la rendent pro-inflammatoire (3) (4).
La flore intestinale est formée d'une large diversité de micro-organismes qui apportent des bénéfices pour le métabolisme et l'immunité. Des perturbations des relations entre la flore intestinale et l'hôte ont été associées à différentes maladies inflammatoires chroniques, comme les maladies inflammatoires de l'intestin et celles associées à l'obésité sous l'appellation de "syndrome métabolique".
Chez des souris, carboxyméthylcellulose et polysorbate 80, à des concentrations relativement faibles conduisent à des altérations de l'écosystème intestinal, à une inflammation et un syndrome métabolique (augmentation des niveaux de consommation alimentaire, obésité, hyperglycémie et résistance à l'insuline).
De plus, en utilisant un modèle d'écosystème intestinal humain, ces mêmes chercheurs ont trouvé que ces émulsifiants modifient la composition des souches bactériennes du microbiote intestinal d'une manière qui le rend plus pro-inflammatoire.
Des données à jour scientifiques, conseille d'éviter ces deux familles d'additifs :
•Polysorbates: E432 (polysorbate 20),  E433 (polysorbate 80),  E434 (polysorbate 40), E435 (polysorbate 60), E436 (polysorbate 65);
•Carboxyméthylcelluloses: E466 (carboxyméthylcellulose de sodium), E468 (carboxyméthylcellulose sodique réticulée), E469 (carboxyméthylcellulose hydrolysée de manière enzymatique).
Sources
(1) Lerner A, Matthias T. Changes in intestinal tight junction permeability associated with industrial food additives explain the rising incidence of autoimmune disease. Autoimmun Rev. 2015 Feb 9. pii: S1568-9972(15)00024-5. doi: 10.1016/j.autrev.2015.01.009.
(2) Csáki KF. Synthetic surfactant food additives can cause intestinal barrier dysfunction. Med Hypotheses. 2011 May;76(5):676-81. doi: 10.1016/j.mehy.2011.01.030.
(3) Chassaing B, Koren O, Goodrich JK, Poole AC, Srinivasan S, Ley RE, Gewirtz AT. Dietary emulsifiers impact the mouse gut microbiota promoting colitis and metabolic syndrome. Nature. 2015 Feb 25. doi: 10.1038/nature14232.
(4) Chassaing B. Dietary emulsifiers directly alter human microbiota composition and gene expression ex vivo potentiating intestinal inflammation. Gut. 2017 Mar 21. pii: gutjnl-2016-313099. doi: 10.1136/gutjnl-2016-313099.
Moralité: cuisinez vous-même votre alimentation. Si vous n'avez pas le temps, steak-salade et un fruit, ce sera mieux que des “merdes“ agro-alimentaires.

Le nouveau système d'étiquetage nutritionnel 

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mercredi 15 mars 2017, 12:10
(prévu par la loi Santé (Nutri score) a pour objectif de faire diminuer les maladies chroniques dont l'obésité et le diabète, en France).
Il s'appelle Nutri-Score. Un nouveau logo nutritionnel adoptant un code couleur selon la qualité des aliments va entrer en application dans quelques semaines. Cet étiquetage nutritionnel simplifié, prévu par la loi Santé, est destiné à inciter les Français à acheter moins de produits riches en gras, en sel et en sucre. 
Le nouveau logo nutritionnel repose sur un système de couleurs, qui va du vert (A) à l'orange foncé (E) "en fonction de la qualité du produit, type plats cuisinés ou sodas".
"On a testé quatre pictogrammes pendant dix semaines lors d'une expérimentation dans 60 supermarchés dès septembre. Résultat: la qualité du panier moyen d'achat a le plus augmenté avec le Nutri-Score". "En clair, les consommateurs sont davantage attentifs et ont privilégié des aliments plus sains."
Quand l'étiquetage simplifié sera-t-il visible?
Un arrêté devrait être pris en avril, "pour que les industriels puissent apposer ce logo sur les paquets dans les rayons des supermarchés". 
Cependant, cet étiquetage sera facultatif. La réglementation européenne ne permet pas de le rendre obligatoire. Comptons sur la pression des consommateurs, qui demandent à être informés, pour que les industriels s'engagent dans cette voie.
Quels magasins sont concernés?
Tous les supermarchés de France pourront proposer des produits avec ce logo apposé. Dans les régions Île-de-France, Hauts-de-France, Normandie, Auvergne et Rhône-Alpes, les habitants ont déjà pu tester le Nutri-Score, lors de la phase d'expérimentation.
Quel est l'objectif de cette mesure?
Avec ce logo, la ministre de la Santé veut inciter les Français à acheter moins de produits riches en gras, en sel et en sucre." Une bonne alimentation est un facteur de bonne santé. Or, il y a 30% d'adultes en surpoids, 15% en obésité";les familles défavorisées sont les plus touchées. 
L'étiquetage est simplifié afin d'améliorer la lisibilité de l'information. Il y aujourd'hui tellement d'indications sur les produits qu'elles sont trop difficile à analyser. Les résultats des études viennent de montrer que le plus pertinent des logos pour aider à manger sainement est le Nutri-Score;
Qu'en pensent les industriels?
Initialement, le système retenu devait être choisi par décret. Mais les industriels s'étaient élevés contre ce logo avec cinq couleurs proposé dès 2014 par l'épidémiologiste Serge Hercberg, président du Plan national nutrition santé (PNNS), et préconisé par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Le jugeant stigmatisant, ils avaient réclamé une étude en conditions réelles d'achat.
Les industriels pourront même apposer leur propre système d'étiquetage. Ainsi, les multinationales Pepsi, Coca-Cola, Mars, Unilever et Nestlé travaillent déjà à leur propre logo.
Pour Emilie Tafournel, directrice qualité de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), "ça amplifie la cacophonie". "Le fait de seulement mettre des couleurs pose un problème de compréhension pour le consommateur: s'il voit un produit rouge, que va-t-il penser: qu'il est dangereux?", s'interroge-t-elle, citée par Le Parisien. 
Cet étiquetage n'a pas pour objectif de dire aux Français: “Arrêtez les produits gras et sucrés“ mais de donner à chacun les armes appropriées pour se protéger."
De la lettre A à la lettre E et du vert au rouge: le nouveau code couleur nutritionnel, baptisé "nutri-score", entrera en application au mois d'avril.
Les produits du terroir ne sont pas concernés

Cet outil comporte aussi des limites, selon Alain Ducardonnet. Notre consultant santé considère cet étiquetage comme une "information complémentaire utile" mais appelle à prendre aussi en compte d'autres facteurs. "Vous donnez ponctuellement une valeur nutritionnelle. Mais vous n'allez pas dire combien vous en mangez, combien de fois vous en mangez, et est-ce que c'est accompagné d'autre chose."
Le "nutri-score" pourra être apposé, selon la volonté des industriels donc, dans tous les supermarchés de France sur les produits transformés, comme les lasagnes ou les pizzas, les plats préparés au rayon traiteur ou en conserve, ainsi que sur les pâtisseries et viennoiseries industrielles. Les produits du terroir ne sont pas concernés.

Perturbateurs endocriniens: le coût de l'inaction

vendredi 24 février 2017, 11:18
Les perturbateurs endocriniens provoquent de nombreuses pathologies et, en dehors de quelques exceptions, la Commission européenne traîne à réglementer leur utilisation. Dix-huit chercheurs ont donc décidé de calculer le coût économique de ces poisons pour l'Europe et sont arrivés au chiffre effarant de 157 milliards d'euros par an…
Du bisphénol A dans les biberons en plastique, des pesticides organophosphorés sur la peau des fruits, du paraben dans les cosmétiques, du perchlorate dans l'eau du robinet, etc. Ces vingt dernières années, une succession d'études expérimentales et épidémiologique a démontré que de nombreux produits chimiques de notre quotidien sont susceptibles d'interférer avec l'action de nos hormones, et ainsi de nuire à notre santé. Ils peuvent, par exemple, réduire la fertilité, provoquer l'obésité, déclencher des pubertés précoces ou encore faire baisser le quotient intellectuel.
Parmi ces produits, appelés perturbateurs endocriniens, certains font déjà l'objet d'interdictions et de régulations. C'est le cas du bisphénol A et des phtalates. Mais la plupart sont toujours autorisés. La Commission européenne vient d'ailleurs d'annoncer qu'elle n'édicterait pas de loi régulatrice avant 2016. Elle a de plus sollicité un panel d'experts pour évaluer le coût économique d'une éventuelle régulation.
Un coût économique élevé pour la société
Face à ce statu quo, dix-huit chercheurs européens et américains de diverses disciplines se sont attelés à évaluer le coût économique, pour l'Europe, des méfaits liés aux perturbateurs endocriniens.
Leur verdict, publié en mars dans la revue The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism (JCEM) : 157 milliards d'euros par an, soit 1,23 % du PIB de l'Union européenne. " Avec ce travail, nous avons souhaité lancer un avertissement, assume Martine Bellanger, professeur d'économie à l'École des hautes études en santé publique,
“Nous avons souhaité lancer un avertissement avant que les perturbateurs endocriniens  ne fassent plus de ravages et ne coûtent encore plus cher à la société".
Pour aboutir à ce résultat chiffré, les chercheurs se sont d'abord réunis deux jours à Paris, ensuite par groupes restreints. "Notre objectif était d'estimer les possibles relations de cause à effet entre une dizaine de perturbateurs endocriniens et divers troubles de santé pouvant être associés, explique Martine Bellanger. La méthode retenue inclut, entre autres, celle utilisée par les experts du Giec : elle consiste à éplucher consciencieusement la littérature scientifique disponible. Certaines de ces relations sont en effet très bien documentées.
“Nous avons considéré leurs différentes probabilités pour les déficits intellectuels, les troubles de déficit de l'attention (ou hyperactivité), l'obésité infantile, le diabète, l'infertilité masculine et la mortalité associée à un déficit de testostérone. Nous avons enfin estimé les coûts de ces troubles pour le nombre de cas probablement dus aux perturbateurs endocriniens“.
Le coût annuel obtenu est entre 3,3 et 244 milliards d'euros annuels. Le chiffre de 157 milliards d'euros est donc le point médian de cette fourchette. Mais les chercheurs estiment, sur la foi de leurs simulations, qu'il y a 75 % de chance que le coût soit supérieur à 96,1 milliards d'euros.
Des capacités cognitives altérées
D'après l'étude, c'est sur les capacités cognitives (estimées en termes de quotient intellectuel) et les troubles neuro-développementaux que les perturbateurs endocriniens ont le plus lourd impact financier.
Chaque année, en effet, à cause de l'exposition de fœtus aux organophosphates et aux retardateurs de flamme, ces agents ajoutés à des produits industriels pour les rendre moins inflammable, près de 14 millions de points de quotient intellectuel (QI) sont perdus, pour un coût estimé à 132 milliards d'euros. "En la matière, nous disposons de très bonnes données épidémiologiques qui portent sur de longues périodes de temps, précise Barbara Demeneix, professeur au laboratoire Évolution des régulations endocriniennes[1] et lauréate de la médaille de l'innovation 2014 du CNRS, qui signe l'un des articles dans JCEM. Dans de nombreux cas par exemple, nous connaissons à la fois le niveau d'exposition de la mère aux perturbateurs endocriniens lors de sa grossesse et, sept ans plus tard, le quotient intellectuel de l'enfant qu'elle portait. On peut donc déduire des liens de cause à effets très précis et savoir qu'avec tel niveau d'exposition on perd tant de points de QI“.
Le QI, n'est-ce pas un indicateur dépassé? Et comment une perte de points de QI peut-elle se traduire en coût financier?
"Nous avons utilisé les données basées sur le test Wisc qui, reconnu par les psychologues, révèle différents types d'intelligence (verbale, abstraite, sociale…), répond Barbara Demeneix. Des points de QI perdus se traduisent par une baisse d'inventivité, d'innovation des individus, soit un manque à gagner pour la société. Lorsque la perte est importante et donc handicapante, des assistanats doivent être mis en place, ce qui coûte encore plus cher. "
L'arbre qui cache la forêt?
Le groupe révèle aussi que 316 cas d'autisme et entre 19 400 et 31 200 cas d'hyperactivité peuvent être attribuables aux perturbateurs endocriniens, tandis que l'exposition aux phtalates provoque de l'infertilité masculine ainsi qu'une baisse du taux de testostérone chez les hommes de 55 à 64 ans, ce qui entraîne respectivement 618000 procédures d'aide à la procréation et 24800 décès.
Ces mêmes perturbateurs endocriniens seraient aussi à l'origine de 53900 cas d'obésité et de 20500 nouveaux cas diabètes chaque année chez les femmes âgées. Enfin, l'exposition prénatale au bisphénol A serait responsable de 42 400 nouveaux cas d'obésité infantile chaque année.

"Notre analyse sous-estime largement le coût des perturbateurs endocriniens pour l'Europe, car elle est limitée aux produits pour lesquels nous disposons de plusieurs décennies d'études épidémiologique et dont le lien de cause à effet avec des maladies est plus sûr, insiste Barbara Demeneix. Pour de nombreuses autres maladies, les études ne font que commencer. Mais on peut d'ores et déjà avancer sans trop de risque que les perturbateurs endocriniens sont en partie responsables des cancers des testicules: on constate en effet une véritable épidémie de cette pathologie, qui touche les très jeunes hommes“.
Des États qui tardent à réagir
Comme un avertissement lancé aux décideurs, l'un des articles de JCEM conclut que "des actions de régulation pour limiter l'exposition aux perturbateurs endocriniens les plus dangereux engendreraient des économies substantielles et amélioreraient la santé publique".
En attendant que de telles mesures soient prises, Barbara Demeneix conseille de manger bio le plus souvent possible (car laver les fruits ne suffit pas à éliminer totalement les pesticides), d'utiliser des biberons en verre et des tétines en silicone, d'aérer très régulièrement les intérieurs et de ne pas dormir avec un grand écran allumé, la poussière et les écrans contenant d'importantes doses de retardateurs de flamme bromés. De quoi réduire les risques pour votre santé et, partant, réduire la lourde facture des perturbateurs endocriniens.
https://lejournal.cnrs.fr/articles/perturbateurs-endocriniens-le-cout-de-linaction

Aimez-vous fortement le cracra…

samedi 4 février 2017, 10:48
… ce “magma“ au fond de la poêle quand on fait des patates sautées à la graisse de canard…. j'adore, que c'est bon! hélas, il parait que c'est cancérogène!!!
Savez-vous que les fritures vous font vieillir?
Les aliments trop cuits, portés à haute température apportent des composés toxiques appelés produits de glycation avancés ou AGE qui accélèrent le vieillissement et exposent au risque de maladie chronique, dont le diabète.
Trop d'AGE, et vous cuisez à petit feu!
L'état des connaissances sur la nutrition et votre santé et un message: bouilli, c'est mieux que rôti ou frit.
On croit avoir tout tenté. Tout essayé pour prévenir et guérir les maux de l'alimentation moderne. Avec deux maîtres mots: nutriments et apports. Lipides, glucides et calories sont les piliers fondateurs de l'alimentation santé. Et pourtant!
Depuis le début du 20e siècle et l'avènement de l'industrie alimentaire les maladies liées à l'alimentation s'aggravent et se multiplient. Et si on s'était trompé? Et si la clé de notre santé, ça n'était pas ce qu'on mange, mais la façon dont on le prépare?
Les pommes frites croustillantes, le pain grillé, potentiellement cancérogènes
L'Agence de sécurité alimentaire du Royaume-Uni met en garde contre les aliments glucidiques trop chauffés, qui peuvent augmenter le risque de cancer via l'acrylamide.
La FSA, l'Agence de sécurité alimentaire du Royaume-Uni lance une campagne d'information à destination de la population britannique pour informer des risques liés à l'acrylamide, une substance cancérogène qui se forme à haute température dans certains aliments. Cette campagne fait suite à une étude de novembre 2015 qui montre que le pain trop toasté, les pommes de terre trop dorées renferment des niveaux élevés d'acrylamide. Selon le Pr Guy Poppy, directeur scientifique de la FSA, " les niveaux d'acrylamide auxquels nous sommes exposés par l'alimentation pourraient augmenter le risque de cancer."
L'acrylamide est une substance chimique qui se forme naturellement dans les aliments riches en amidon lorsqu'ils sont cuits à haute température: friture, cuisson au four, rôtissage... Le principal mécanisme chimique à l'origine de ce processus est appelé réaction de Maillard; c'est également cette réaction qui confère une couleur dorée aux aliments et affecte leur saveur. L'acrylamide se forme à partir des sucres et des acides aminés (principalement l'asparagine) naturellement présents dans de nombreux aliments.
Pommes de terre croustillantes, chips, frites, pain grillé, biscottes
L'acrylamide se retrouve dans des produits tels que les chips de pomme de terre, les frites, le pain, les biscuits ou encore le café. Il a été détecté pour la première fois dans des aliments en avril 2002, mais il est présent depuis que l'homme cuit ses aliments. L'acrylamide est également présent dans la fumée de tabac.
L'étude britannique de 2015 a analysé des échantillons d'aliments préparés par 50 familles britanniques et mesuré la quantité d'acrylamide en laboratoire.
Plus les pommes de terre sont croustillantes, plus le pain est grillé, plus le niveau d'acrylamide qu'ils contiennent est élevé. Les pommes de terre ne doivent pas avoir une couleur plus soutenue que le doré, et le pain toasté devrait avoir la couleur la plus claire possible.
En juin 2015, l'EFSA, l'agence de sécurité alimentaire européenne a conclu, sur la base d'études expérimentales que l'acrylamide et son métabolite, le glycidamide, sont génotoxiques et cancérigènes: ils endommagent l'ADN et provoquent le cancer. Pour l'instant, les études sur l'homme sont limitées et non concluantes.
L'acrylamide étant présent dans un large éventail d'aliments consommés au quotidien, tous les consommateurs sont exposés, mais les enfants plus que d'autres groupes d'âge proportionnellement à leur poids corporel.
Les catégories alimentaires qui contribuent le plus à l'exposition à l'acrylamide sont les produits frits à base de pommes de terre, le café, les biscuits, les biscuits salés, les pains grillés, les biscottes et le pain. Étant donné que tout niveau d'exposition à une substance génotoxique pourrait potentiellement endommager l'ADN et provoquer un cancer, les scientifiques de l'EFSA ont conclu qu'ils ne pouvaient pas définir de dose journalière tolérable (DJT) pour l'acrylamide dans les aliments.
L'étude britannique montre une énorme variation de la quantité d'acrylamide présent dans les aliments selon la durée de cuisson.
Les niveaux d'acrylamide dans le pain peu grillé et encore pâle sont en moyenne de 9 microgrammes par kg, tandis que le pain le plus grillé en contenait 167 mcg/kg, une valeur considérable. La même chose a été observée avec les chips: 1052 mcg/kg pour les plus cuites, 50 fois moins pour les moins cuites. Enfin, la FSA a relevé 490 microgrammes d'acrylamide par kg dans les pommes de terre rôties, soit 80 fois plus que dans les moins cuites.
En plus de limiter les temps de cuisson, les chercheurs conseillent d'éviter de secouer les pommes de terre dans la poêle pour les rendre plus croustillantes, et de stocker les pommes de terre non cuites dans des endroits secs par opposition à un réfrigérateur car de basses températures peuvent augmenter la quantité de sucre de la pomme de terre, ce qui peut conduire à un surcroît d'acrylamide.
On déconseille les fritures et les cuissons élevées, et on recommande de ne pas manger les parties roussies ou carbonisées des aliments.
De plus, il faut savoir que:
Les huiles polyinsaturées sont fragiles à la chaleur. On sait aujourd'hui que lorsqu'elles sont trop chauffées elles s'oxydent et produisent des composés toxiques. L'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) surveille notamment la présence d'acrylamide dans les produits alimentaires comme les frites ou les chips. L'acrylamide est un composé cancérigène reconnu.
D'autres substances se forment lorsqu'une huile est chauffée à haute température, il s'agit des aldéhydes (ou acroléine). Les aldéhydes se dégagent lorsqu'on chauffe des graisses ou du plastique mais on en retrouve également dans la fumée des pots d'échappement ou dans la fumée des cigarettes. Les aldéhydes polluent l'atmosphère et ont été retrouvés comme cause de cancers et de maladies neurodégénératives (maladie d'Alzheimer et de Parkinson) dans certaines études.
Les aldéhydes sont produits lorsque les huiles se dégradent à la chaleur. Il s'agit de composés volatiles, c'est-à-dire qui s'évaporent. Seulement il semble qu'une partie des aldéhydes puisse rester dans l'huile. Des chercheurs spécialistes des aldéhydes ont voulu vérifier leur présence ou leur absence dans des huiles de friture après des chauffes répétées. Ils ont chauffé répétitivement trois huiles dans une friteuse classique à 190°C, de l'huile d'olive, de l'huile de tournesol et de l'huile de lin. Les deux dernières sont riches en acides gras polyinsaturés, peu stables à la chaleur.
Résultat: Après les chauffes multiples les chercheurs constatent que l'huile de tournesol et l'huile de lin produisent rapidement de grandes quantités d'aldéhydes, en particulier l'huile de tournesol. A contrario, l'huile d'olive produit peu d'aldéhydes et plus tardivement. Ces résultats s'ajoutent à de précédentes données déjà enregistrées par ces chercheurs sur les huiles de friture. Ils avaient en effet montré que la chauffe des huiles à haute température produit aussi des composés aromatiques polycycliques hautement toxiques et avérés cancérigènes. Maria Guillen, directrice de l'étude, essaye de rassurer le public: "Ces données n'ont pas pour objectif d'alarmer la population mais elles sont ce qu'elles sont et nous devons en tenir compte. C'est la dose qui fait le poison." Mais les chercheurs d'origine Espagnole sont obligés de se rendre à l'évidence: les quantités produites d'aldéhydes sont en fait très proches des limites de sécurité fixées par le gouvernement Espagnol et sont déjà toxiques.
Pour limiter la toxicité des huiles chauffées il est important de jeter l'huile après chaque friture. Les fritures à la maison sont donc probablement moins nocives que les fritures de la restauration où les consignes d'utilisation ne sont pas toujours respectées et les huiles utilisées pas toujours adaptées

Les films souples pour emballage

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jeudi 5 janvier 2017, 07:26
Ces films très pratiques sont souvent fabriqués à base de PVC.
Pour le rendre souple, les fabricants lui incorporent des plastifiants.
Ces plastifiants peuvent se retrouver dans les aliments.
Les plastifiants utilisés majoritairement dans les films souples sont des adipates. Au contact d'un aliment, ces plastifiants ont tendance à quitter le film pour se retrouver dans l'aliment. C'est surtout le cas pour les aliments gras.
Le principal adipate est le Di(2-éthylexyl) adipate ou DEHA. Il est souvent mélangé à des phtalates dans les films d'emballage.
Les films à usage ménager renfermeraient environ 20% d'adipates (DEHA essentiellement), mais les films à usage commercial peuvent enregistrer des valeurs supérieures (ces films sont en général plus épais, et la quantité de DEHA nécessaire est donc plus importante).

Le DEHA migre à des niveaux variables selon l'aliment emballé: plus l'aliment est gras, plus il reste emballé longtemps, plus la température est élevée et plus la migration est élevée.
Fruits et légumes en contiennent peu (sauf l'avocat) ;
Des taux modérés, pouvant occasionnellement être élevés sont retrouvés dans les viandes fraiches et volailles cuites ;
Les taux les plus hauts se trouvent dans les sandwiches et les fromages emballés ;
La migration est importante lorsqu'un aliment filmé est chauffé au micro-ondes (sans parler des barquettes alu!).
Des chercheurs britanniques estiment que l'alimentation apporte environ 3 mg de DEHA par jour, l'apport maximum se situant autour de 8 mg.
La dose journalière tolérable en Europe est de 0,3 mg par kg de poids.
Les risques
Le DEHA entraîne des anomalies des fœtus dont les mères ont reçu des doses élevées pendant la gestation. Le DEHA aurait des effets tératogènes à haute dose
Des études chez la souris femelle (mais ni chez la souris mâle, ni chez le rat) montrent un risque accru de cancers hépatiques.
L'Agence internationale de recherches sur le cancer (IARC) considère que le DEHA ne peut être classé cancérogène, en raison du manque de données chez l'homme et des preuves limitées chez l'animal.
Limitez et même supprimez totalement, l'usage de films ménagers, surtout si vous attendez un enfant ou si vos enfants sont très jeunes. Les études chez l'animal montrent que les effets toxiques sont plus marqués sur les organismes en développement.
Demandez au commerçants de ne pas filmer les aliments gras que vous achetez (surtout les fromages). Apportez un récipient à cet effet.
Si vous ne pouvez pas éviter les aliments filmés, vous pouvez réduire votre exposition en éliminant avec un couteau une couche fine de l'aliment qui a été au contact du film. Conservez ensuite l'aliment dans un récipient inerte (verre, céramique).
On trouve du PVC (et des plastifiants) dans les emballages plastiques des biscuits et chocolats conditionnés, les emballages des barres chocolatées, certaines bouteilles.
On en trouve aussi dans les cosmétiques: huiles pour bain, fard à paupières, eaux de toilette, fond de teint, rouge à lèvres, crèmes hydratantes, fard à joues, auto-bronzants…
Eliminer les emballages plastiques permettrait de réduire considérablement l'exposition aux produits chimiques.
Alors que les risques liés au bisphénol A (BPA) et aux phtalates sont au cœur des débats, une nouvelle étude publiée dans le journal  Environmental Health Perspectives conseille aux consommateurs de supprimer les emballages plastiques de leur alimentation afin de réduire leur exposition à ces composés.
Pour évaluer le lien entre l'utilisation d'emballages alimentaires plastiques et le taux de BPA et de DEHP dans l'organisme, les auteurs ont mis cinq familles (20 personnes) au défi de supprimer durant 3 jours les emballages plastiques de leur alimentation et de privilégier les produits frais stockés dans du verre ou de l‘acier inoxydable. Les taux urinaires de BPA et de DEHP (phtalates) des participants ont été mesurés avant, pendant ainsi qu'à l'issue de l'étude.
Une baisse importante de l'exposition
La suppression des emballages plastiques entraîne une diminution moyenne de 66 % du taux de BPA et de 55 % du taux de DEHP. Ces résultats montrent clairement que les emballages alimentaires représentent la principale source d'exposition à ces composés.
Référence:
Rudel RA, Gray JM, Engel CL, Rawsthorne TW, Dodson RE, Ackerman JM; Food Packaging and Bisphenol A and Bis(2-Ethylhexyl) Phthalate Exposure: Findings from a Dietary Intervention. Environ Health Perspect,  doi:10.1289/ehp.1003170.

Voilà pourquoi il ne faut pas garder ses tomates au réfrigérateur

jeudi 5 janvier 2017, 07:13
La conservation des tomates 4 jours au réfrigérateur nuit à leurs arômes, de même que leur blanchiment à l'eau chaude.
Les consommateurs se plaignent souvent de la baisse de la qualité gustative des tomates. Mais d'après une recherche parue dans HortScience, les conditions de conservation à la maison (au réfrigérateur) et de préparation (le blanchiment) nuisent aussi à la qualité aromatique de la tomate.
La tomate présente de nombreux atouts pour la santé. Source de vitamines, fibres, oligo-éléments, elle contient aussi un antioxydant puissant: le lycopène, qui serait un allié pour lutter contre certains cancers et contre les maladies cardiovasculaires.
Ici, des chercheurs ont voulu étudier l'impact des pratiques des consommateurs sur les arômes de la tomate. En effet, des études ont montré que l'arôme des tomates fraîches a diminué au cours de 50 dernières années ; et les consommateurs s'en plaignent régulièrement. Mais les méthodes de production et de stockage ne seraient pas forcément les seuls facteurs à influencer l'arôme des tomates.
Pour leur expérience, les scientifiques ont utilisé des tomates rouges mûres de type "FL 47", qui ont été séparées en trois groupes avec trois traitements différents: certaines ont été placées au froid à 5°C pendant quatre jours, d'autres conservées à 20°C pendant quatre jours, et d'autres blanchies dans de l'eau à 50°C pendant 5 min. Ces conditions devaient mimer les pratiques des consommateurs.
Les chercheurs ont analysé les composés volatils en utilisant la spectrographie de masse et comparé les profils des différentes tomates. 42 composés volatils ont été détectés. De manière générale, l'arôme d'un fruit ou d'un légume est produit par un mélange complexe de composés volatils.
La réfrigération a supprimé la production d'aldéhydes, d'alcools, de composés hétérocycliques contenant de l'oxygène et/ou de l'azote: pentanal, isovaléraldéhyde, 2-méthylbutanal, hexanal, cis-3-hexénal, trans-2-hexénal, 2- phénylacétaldéhyde, pentanol, 3-methylbutanol, 2-phényléthanol, 1-penten-3-one, géranial (citral), et géranylacétone.
Le blanchiment a réduit la production d'aldéhydes, d'alcools, d'hydrocarbures, de composés hétérocycliques contenant de l'oxygène et/ou de l'azote, conduisant à de faibles concentrations en: 2-méthylbutanal, pentanal, cis-3-hexenal, trans-2-hexenal, 2-phénylacétaldéhyde, pentanol, 2-méthylbutanol, et 2-phényléthanol.
Les résultats montrent donc que le blanchiment et la réfrigération, deux pratiques courantes, ont un impact sur la qualité aromatique de la tomate. Il apparaît également  que la conservation à basse température a un impact plus important sur l'arôme de la tomate que le blanchiment à l'eau chaude.
Source
Jinhe Bai et al. The Impact of Kitchen and Food Service Preparation Practices on the Volatile Aroma Profile in Ripe Tomatoes: Effects of Refrigeration and Blanching. HortScience 09/2015; 50(9):1358-1364.
Personnellement, je ne mets jamais les tomates au réfrigérateur: je le place TOUJOURS à l'envers, c'est-à-dire le pédoncule sur mon comptoir.
Il faut cependant bien les laver, 2 fois et la seconde fois les laisser tremper 10 m' dans une eau bicarbonatée. On les garde ainsi plus longtemps fraîche.
Si vous achetez des tomates en branches, outre les précautions précédentes, il faut retirer la branche car cette dernière et les feuilles survivent en “tirant“ des nutriments de la tomate elle-même.
Pour faire une sauce tomate, je n'utilise jamais des boîtes en fer pleines de bisphénol ou autre vernis chimique posé à l'intérieur et donc, en contact avec les tomates.
J'achète des tomates en quartiers pelées de Picard surgelés puis lorsque je veux les utiliser, je les sors IMPÉRATIVEMENT du plastique AVANT de les laisser décongeler. Tous les fruits et légumes surgelés le sont AVANT d'être disposés dans les sacs plastiques dangereux qui, en décongelant, relarguent des saletés dans vos légumes.
J'achète de la purée tomate dans des bouteilles de verre et je mélange le tout pour obtenir une sauce tomate bien plus saine. (avec oignon, cansalade, champignons, etc, selon ma recette).

Choix de votre saumon

jeudi 15 décembre 2016, 07:40
Pourquoi le saumon bio est-il plus pollué que les autres?
Réponse: c'est parce que plus l'alimentation est proche des conditions sauvages, plus elle est contaminée. Explications.
Le magazine 60 millions de consommateurs a mené en octobre/novembre 2016 différentes analyses sur du saumon frais et du saumon fumé. Selon leurs résultats, la contamination en métaux (mercure et arsenic) est plus forte pour les pavés de saumon frais bio que pour les conventionnels. Les saumons bio contenaient aussi des résidus de 4 pesticides, non retrouvés dans les autres saumons. Pour les experts consultés par le magazine, cette pollution ne vient pas de l'environnement mais de l'alimentation des poissons d'élevage bio (nourris avec des farines et des huiles de poisson). Nous avons demandé son avis à notre spécialiste en toxicologie, le Pr Jean-François Narbonne. Il a établi une comparaison entre le saumon sauvage, celui d'élevage et le bio, par type de contaminants. Et il explique pourquoi le poisson bio est plus contaminé que les autres.
Les contaminants organiques
On note une plus faible valeur en PCB dans le saumon du Pacifique que dans le saumon d'élevage. Ceci est normal puisque le Pacifique est en moyenne plus propre que l'Atlantique et la Méditerranée et à plus forte raison que la Baltique dont l'exportation des poissons sauvages est carrément interdite. Cependant on note que la teneur dans le saumon d'élevage est très inférieure aux valeurs limites européennes (70 ng/g pour les PCB-NDL) et que la valeur rapportée est de 3 fois inférieure à celle indiquée dans l'étude Calipso, preuve de l'efficacité des valeurs limites exigées dans les huiles de poisson servant à la fabrication des aliments pour poisson.
Pour le DDE seul résidu de pesticide retrouvé dans le saumon d'élevage, elle est très faible et à la limite de de la valeur de quantification. Les données de la littérature donnent pour la somme DDT et métabolites quelques ng/g pour les saumons sauvages des mers propres et quelques dizaines de ng/g pour ceux de mers plus contaminées ou d'élevages européens. Pour le DDT comme pour les PCB il faut noter une très forte diminution des concentrations dans les compartiments de l'environnement ainsi que chez l'homme (-60% en 30 ans pour les PCBs).
Pour ce qui concerne les PBDE, les concentrations relevées dans le saumon sont identiques à celles des autres espèces comme le bar, l'anchois ou le maquereau, mais elles sont 10 fois inférieures à celles notées pour l'anguille (Calipso).
Il faut remarquer que la mise en place des premières valeurs limites des POP dans les huiles de poissons destinées à la fabrication des aliments destinés à l'élevage dès 2002, ont entraîné une forte diminution de la contamination des poissons carnivores comme le saumon. Les techniques pour respecter les valeurs limites sont d'une part le mélange d'huiles de poissons issues de différentes zones et d'autre part l'application de techniques de décontamination. Enfin la substitution partielle des huiles de poisson par des huiles végétales a contribué aussi la forte diminution des teneurs en POP dans les saumons d'élevage.
Ainsi de façon apparemment paradoxale, les saumons issus de la filière bio, recevant une part majeure d'huiles de poissons dans leurs aliments, sont plus contaminés (de 2 à 4 fois plus) que les saumons issus des élevages conventionnels.
Les différences côté graisses
Le saumon sauvage est très peu gras (un poisson à moins de 2% de lipides est considéré comme non gras) le saumon d'élevage est un peu plus riche en graisses que les données Calipso (données aussi sur saumon d'élevage mais avec plusieurs échantillons). Ainsi le saumon d'élevage est vraiment une source d'oméga-3 alors que le saumon sauvage présente peu d'intérêt de ce point de vue. On peut noter la richesse relative en acides gras trans (exprimée en pourcentage des lipides) dans le saumon sauvage (8,4%) par rapport au saumon d'élevage (2,9%).
Les contaminants inorganiques

Pour les teneurs en métaux, on note que la teneur en cadmium (Cd) dans le saumon est très faible, ce qui est aussi vrai en général pour les autres espèces de poissons. Ceci est d'ailleurs confirmé par l'étude EAT2 où le poisson ne contribue que pour 1% à l'exposition alimentaire au Cd. La situation est la même pour le zinc (Zn). Par contre pour le mercure (Hg) le poisson est le contributeur majeur (70% dans EAT2) à l'exposition alimentaire. Cependantle saumon est une espèce peu contaminée surtout en comparaison des autres espèces carnivores. Les résultats montrent qu'il n'y a pas de différences notables entre le saumon d'élevage et le sauvage. Pour l'arsenic (As) organique, les poissons contribuent fortement à l'exposition alimentaire (30% EAT2). Dans l'étude Calipso, les teneurs moyennes dans le saumon sont proches des celles relevées pour la moyenne des espèces consommées (EAT2), par contre la valeur donnée pour le saumon d'élevage est 4 fois inférieure.
Dans le saumon on trouve aussi des teneurs notables en arsenic mais qui restent inférieures aux limites réglementaires. L'étude EAT2 montre que les poissons sont les contributeurs majeurs de l'exposition à l'As (30 à 40%), on passe à plus de 50% de contribution si on inclue les crustacés et mollusques. Les poissons d'élevage sont contaminés via leur nourriture, dans ce cas par les farines de poisson. Ainsi les niveaux de contamination des poissons sont relatifs au pourcentage de protéines issues de la pêche durable et en relation inverse avec le taux de protéines végétales contenues dans les aliments.
Dans le saumon, l'antidote du mercure
Vous trouverez des gélules de sélénium ici: www.biotine-sep.com
Les poissons et les produits de la mer sont les contributeurs majeurs à l'apport alimentaire en sélénium (Se). Seuls les abats d'animaux terrestres ont des teneurs supérieures en sélénium. Ainsi le saumon élevage comme le saumon sauvage est riche en sélénium(100 g de filet apportent plus de la moitié de l'AJR). Le sélénium étant l'antidote de la toxicité du mercure (par interaction au niveau des sélénoprotéines comme la GPX) on note dans le saumon un rapport mercure/sélénium particulièrement favorable de 1/57 (en moles).
Les substances utilisées en élevage
La substance la plus courante utilisée comme additif dans l'alimentation des saumons est l'astaxanthine proche du carotène pour colorer la chair. Les teneurs retrouvées sont en général situées entre 4 et 8 mg/kg, la limite autorisée étant de 25 mg/kg d'aliment. Avec une teneur moyenne de 5 mg/kg il faudrait manger 400 g de saumon par jour pendant plusieurs années pour arriver à la dose journalière tolérable (DJT) de 30 µg/kg/j (basée sur l'effet toxique sur la rétine).
L'éthoxyquine est un antioxydant rajouté aux aliments pour éviter la dégradation des farines et des huiles de poisson contenant des acides gras polyinsaturés très sensibles à l'oxydation. Des campagnes de contrôles sont effectuées régulièrement et leurs résultats montrent que la plupart des teneurs sont inférieures au seuil de quantification (0,02 mg/kg). La teneur maximale mesurée est de 0,17 mg/kg. A cette concentration maximale, l'ingestion de 300 g de filet de saumon donnerait une dose d'exposition correspondant à 15% de la DJT (0,005 mg/kg/j). L'éthoxyquine est aussi utilisé en élevage d'animaux terrestres et on retrouve des résidus dans les produits laitiers qui sont les principaux contributeurs à l'exposition alimentaire (0,033 mg/kg et 72 % respectivement EAT2).
Pour ce qui concerne les substances utilisées comme biocides, la présence significative de résidus dans la chair de saumon a été signalée pour le diflubenzuron. Il s'agit d'un biocide utilisé pour lutter contre le pou de mer, qui parasite les élevages. Le traitement se fait par ajout dans l'eau ou dans la nourriture. Des campagnes de recherche de résidus dans la chair des saumons sont régulièrement effectuées et la plupart des échantillons sont inférieurs au seuil de détection (0,01 mg/kg). La teneur maximale observée est de 0,026 mg/kg, très inférieure à la LMR de 1 mg/kg. L'ingestion de 300 g de filets à la concentration maximale détectée donnerait une exposition de 1% de la DJT (0,0124 mg/kg/j).
Il faut signaler les grands efforts réalisés par les éleveurs pour mettre en place des techniques alternatives (poisson nettoyeurs, vaccination, calibrage des cages et des filets…) pour réduire et même rendre exceptionnels le recours aux biocides.
Le cas du saumon bio
En ce qui concerne les poissons issus des élevages "bio", on se trouve devant un dilemme relatif à la notion de "bio" pour les animaux. Pour les herbivores terrestres, la notion de bio vient des végétaux constituant l'alimentation qui doivent être produits suivant le cahier des charges du bio, excluant en plus les végétaux OGM. Pour un poisson carnivore comme le saumon, l'alimentation est constituée de poissons situés à un niveau inférieur du réseau trophique. Ces poissons sont évidemment exposés aux contaminants naturels (par exemple les métaux issus de la croûte terrestre, en particulier via les activités volcaniques) et aux contaminants anthropogéniques persistants (comme les POP pouvant persister dans les écosystèmes pendant plus de 100 ans) et participent donc aux processus de bioamplification.
En élevage l'alimentation la plus "naturelle" est donc réalisée à partir de poissons non consommés par l'homme collectés par ce que l'on dénomme pêche minotière. Ainsi on produit d'une part des huiles et d'autre part des protéines ou "farines" servant à la fabrication des aliments destinés à l'élevage des carnivores. Ainsi plus l'alimentation est proche des conditions sauvages, plus elle est contaminée.
Le moyen de diminuer la pression sur les ressources halieutiques et de diminuer le coût des aliments est de remplacer les huiles et protéines issues de la pêche par des ingrédients provenant des végétaux. Pour un carnivore la substitution ne peut être que partielle. De plus comme pour les animaux terrestres, les protéines de bonne valeur biologique sont majoritairement issues du soja dont la production mondiale est en grande partie OGM. Un aliment pour animal bio doit donc être la plus proche des conditions naturelles et doit exclure les OGM. Ainsi dans les aliments pour élevages bio, les protéines et huiles de poisson sont encore importantes, la substitution partielle est faite par des plantes non OGM (comme les pois ou le blé). Ces différents éléments expliquent la différence de contamination entre saumons issus d'élevages bio ou conventionnels.
Conclusion
La contamination du saumon d'élevage est donc à replacer dans le cadre général de la contamination des poissons vivants dans des mers plus ou moins polluées par l'homme depuis plus de 200 ans, mais aussi contaminées par des sources naturelles (volcanisme par exemple). La consommation de saumon d'élevage doit se faire en tenant compte des recommandations nutritionnelles édictées par les Agences nationales (l'ANSES en France) pour la consommation des poissons. L'élevage des poissons est à replacer dans le cadre des alternatives à la surpêche industrielle ou artisanale. Il se trouve confronté aux mêmes problèmes que les élevages des animaux terrestres tant sur le plan de l'environnement que du consommateur.

Aujourd'hui est la Journée Mondiale du lavage des mains,

Lavage des mains soigneux
dimanche 16 octobre 2016, 10:41
Je sais que cette journée est superbement ignorée en France, mais ce n'est pas une raison pour ne pas se poser la question de base de l'hygiène:
Vous lavez-vous vos mains correctement?
Un sondage britannique révèle les sales habitudes du pays qui permettent la propagation des microbes. Source Daily Mail.
Un quart des hommes disent qu'ils ne se lavent pas les mains après être allé aux toilettes
Alors que les femmes ne sont pas aussi sales car une sur six admet cette mauvaise habitude
Les experts recommandent que les adultes se lavent les mains avec du savon et de l'eau pendant 20 secondes
Mais la nouvelle étude a trouvé que les deux tiers d'entre nous se frottent les mains pendant moins de 15 secondes
Nous prétendons tous se laver les mains après avoir été aux toilettes – mais l'avons-nous fait réellement?
Eh bien désormais, des experts prétendent que la lancinante constante de nos parents à se frotter les mains avec du savon a été clairement oubliée ou ignorée.
Un quart des hommes disent qu'ils ne se lavent pas les mains après être allés aux toilettes, selon une enquête.
Mais les femmes ne sont pas aussi mauvaises, car une sur six admet cette mauvaise habitude.
Alors que 61% des adultes ont prétendu qu'ils n'ont pas réussi à avoir une bonne hygiène des mains avant de manger à la maison, au travail ou dans un restaurant.
Une étude menée par WaterAid et les Scouts a révélé que 60% des adultes britanniques ne sèchent pas les mains correctement après les avoir lavées.
Ceci en dépit du fait qu'il a été prouvé que des mains humides propagent jusqu'à 1000 fois plus de bactéries que des mains sèches.
En outre, il apparaît que la plupart d'entre nous ne se lavent effectivement pas les mains correctement.
Bien qu'il soit recommandé de se frotter les mains avec du savon pendant au moins 20 secondes, les deux tiers d'entre nous sont en deçà de cela, et se frottent les mains pendant 15 secondes ou moins.
Om Prasad Gautam de WaterAid a dit:  Alors que les maladies diarrhéiques sont désagréables et peu pratique pour nous au Royaume-Uni, elles peuvent être mortelles dans des endroits où l'accès à l'eau potable et aux toilettes est très faible.
L'enquête sur plus de 2 000 adultes a été menée par le cabinet d'études de marché YouGov.
Elle a également révélé que 57% des adultes estiment que les femmes sont plus susceptibles de se laver les mains après être allé aux toilettes.
Plus d'un quart des étudiants à temps plein ont admis leur mauvaise habitude tandis que sept pour cent ont dit qu'ils ne se frottaient pas les mains avec du savon.
Alors que 19% des adultes ne se lavent pas les mains avant de préparer un repas, près de la moitié ne prend pas la peine de le faire avant de partager leurs collations.
Un tiers des parents de 35-44 ans croient que leurs enfants ne se lavent pas les mains après être allés aux toilettes.
Mais une bonne hygiène des mains semble être importante dans le monde d'aujourd'hui, car 36% des gens ont dit qu'ils seraient rebutés par quelqu'un qui ne se laverait pas les mains.
Soixante pour cent des femmes ont dit également qu'elles ne tendraient pas la main à quelqu'un si elles ne s'étaient pas laver les mains après être allées aux toilettes, alors que seulement la moitié des hommes ont en convenu.

Cependant, 16% des femmes soupçonnent leur autre moitié de ne pas se laver les mains avec du savon après être allé aux toilettes. Mais seulement trois pour cent des hommes croient la même chose de leur partenaire.
Une vie bien occupée touche aussi le lavage des mains, avec près de deux personnes sur cinq qui admettent ne pas se sécher les mains correctement quand elles sont pressées. Tandis qu'à Londres, près de la moitié des personnes disent qu'elles ne se sèchent pas les mains parce qu'elles sont pressées.
L'inefficacité des sécheurs des mains dans les toilettes publiques est citée par les personnes comme étant la principale raison pour ne pas ne pas sécher correctement les mains. Près de trois personnes sur cinq de ceux qui ne se lavent pas les mains ont dit que c'était pour cette raison. Alors que la moitié des répondants ont également déclaré qu'un manque de serviettes en papier dans les toilettes publiques est un obstacle pour se sécher correctement les mains.
NB: Pour mémoire, l'Anses dans sa version de conseils d'hygiène en cuisine nous indique très curieusement:
Avant et pendant la préparation des repas, bien se laver les mains avec de l'eau et du savon, ou à défaut, avec une lingette, un gel ou une solution antibactérienne.
Bien entendu, vous êtes dans le vrai si vous ne suivez que la première partie de ce conseil et oubliez vite la suite:
Avant et pendant la préparation des repas, bien se laver les mains avec de l'eau et du savon.
De plus, une anecdocte
La plupart d'entre nous ont appris à un âge très précoce que le lavage des mains est un moyen essentiel et facile pour rester propre et en bonne santé. Mais les habitants de Flint et des environs dans le Michigan ont renoncé à cette pratique courante par peur de la toxicité de l'eau. Le comté de Genesee, dans lequel Flint est la plus grande ville et le comté adjacent de Saginaw ont connu une épidémie de 131 cas de shigellose (du nom de la bactérie qui la provoque, Shigella). C'est une maladie diarrhéique sanglante transmise par petites quantités de matières fécales contaminées. En général, cela dure environ une semaine, mais cela fait en sorte que les patients se sentent comme s'ils devaient aller aux toilettes, même quand ils n'ont plus de selles à évacuer. De plus, le Center for Disease Control (CDC) note à propos de Shigella qu'il « peut se passer plusieurs mois avant que les habitudes intestinales [des patients] soient tout à fait redevenues normales. »
En 2013, il y a eu un peu moins de cinq cas pour 100 000 personnes déclarées aux États-Unis. L'épidémie dans le Michigan a dépassé de loin ce nombre, et il est probable que les résidents de la région ont eu peur d'utiliser l'eau du robinet, qui a été jugée avoir des niveaux toxiques de plomb en 2015, un métal lourd qui peut causer des problèmes neurologiques. Même si l'eau était réputée sûre pour la consommation avec un filtre approprié, les gens de la région ont encore peur de se laver les mains, selon le Washington Post.
Au lieu de cela, ils se nettoient les mains avec des lingettes pour bébé – qui ne sont pas aussi efficace comme désinfectant que le bon vieux lavage des mains – qui doit prendre 20 secondes pour veiller à ce que tous les pathogènes potentiels sont éliminés dans l'évier.
“Certaines personnes ont mentionné qu'elles ne voulaient pas exposer leurs enfants de nouveau à l'eau“, a dit à CNN, Jim Henry, directeur de la santé environnementale du comté de Genesee.

Attention: grippe ce hiver dangereuse en France?

mercredi 15 juin 2016, 10:18
La grippe sévit ailleurs, elle semble grave… après l'Océan Indien, elle viendra ici cet hiver…
A SURVEILLER DE TRES PRES
Epidémie de grippe à La Réunion: plus de 38 000 consultations, 7 décès
Au total depuis le début de l'épidémie, le nombre de consultations pour syndrome grippal est estimé à 38 600. L'Agence Régionale de la Santé (ARS-OI) précise que depuis le début de l'année, "16 personnes ont été hospitalisées en réanimation pour une forme grave de grippe, dont 7 sont décédées".
Comme le rappelle l'Agence Régionale de la Santé (ARS-OI), L'épidémie saisonnière de grippe à la Réunion a démarré fin avril, de manière plus précoce cette année, avant même le début de l'hiver austral.
Plus de 38 000 consultations, 7 personnes décédées à La Réunion
Au total depuis le début de l'épidémie, le nombre de consultations pour syndrome grippal est estimé à 38 600.
Depuis le début de l'année, "16 personnes ont été hospitalisées en réanimation pour une forme grave de grippe, dont 7 sont décédées. La majorité de ces patients présentait des facteurs de risque de complication et n'était pas vaccinée".
L'ARS-OI rappelle que la vaccination contre la grippe est le seul moyen pour les personnes fragiles de se protéger contre les complications et les formes sévères de la maladie.
L'ARS Océan Indien rappelle aux personnes concernées, dont les personnels soignants, l'importance de se faire vacciner.

La grippe 2016,2017 sera très sévère…

dimanche 24 juillet 2016, 10:23
Vous pouvez vous protéger à l'aide d'un très ancien remède… qui a sauvé la vie de nombreuses personnes en 1918, au temps de la grippe “espagnole“. Des études françaises ont prouvé que 100% des Français étaient carencés en magnésium.
Tout organisme vivant a besoin de magnésium pour vivre, les cellules cancéreuses comme les cellules saines. Pour être en pleine santé, le corps humain doit bénéficier d'un équilibre entre le calcium et le magnésium.
L'action du chlorure de magnésium est cytophylactique, c'est,à,dire protectrice de la cellule. Si l'on applique du chlorure de magnésium sur des cellules saines, cela va encore les renforcer, leur donner une plus grande vitalité.
Par contre, des cellules malades vont voir leur pouvoir d'auto-guérison s'amplifier et l'on guéri plus vite. Les sels de magnésium rétablissent le bon fonctionnement cellulaire perturbé par une pathologie.
Mieux, on peut aussi le prendre en continu, comme indiqué plus haut nous sommes tous carencés et notre alimentation est tellement carencée que cela va nous protéger de pas mal de petites choses. Il suffit d'en prendre la valeur d'un demi-verre ou d'un verre chaque jour.
Le chlorure de magnésium possède, en outre, une action très bénéfique sur les problèmes liés au vieillissement dans la mesure où c'est un puissant immunostimulant; l'on sait que le système immunitaire s'affaiblit avec les années (perso, j'en sais quelque chose…). Avec l'avance en âge, le taux naturel de magnésium chute de façon considérable. Il aide l'organisme à se régénérer bien mieux, notamment parce qu'il stimule la vitalité. Il est donc recommandé également à tous les malades et les personnes fatigués. Il permet de diminuer la consommation de médicaments, notamment celle d'antibiotiques ou d'anti-inflammatoires des seniors ou autres personnes alitées. On comprend aisément qu'avec moins de médicaments, le foie, les reins fonctionnent mieux, ne sont plus surchargés. Un phénomène de réactions en chaîne, s'amorce dans la bonne voie de santé et vitalité.
Le chlorure de magnésium se présente sous forme de paillettes ou de poudre blanche soluble dans l'eau. Sa couleur peut varier mais reste sans incidence sur ses propriétés.
Sous forme de poudre blanche
Le chlorure de magnésium est vendu en magasins biologiques (en sachets de 150 g ou plus) et en pharmacie (sachets de 20 g). Il peut aussi se trouver au détail dans certaines pharmacies.
Sous forme de paillettes: le nigari
Au Japon, nigari est le nom traditionnel donné au chlorure de magnésium, dérivé du mot japonais signifiant amer. Présenté sous forme de poudre blanche ou de cristaux, il sert de coagulant pour la préparation du tofu à partir du lait de soja.
Le nigari est, en fait, du chlorure de magnésium naturel, C'est-à-dire qui n'est pas complètement raffiné (il contient jusqu'à 5 % de sulfate de magnésium et minéraux divers). Le nigari étant d'origine japonaise, il arrive que l'on croie qu'il est extrait d'une algue du même nom. Il s'agit d'un complément alimentaire bon marché apportant du magnésium, d'où son intérêt au regard d'un déficit généralisé dans notre consommation actuelle. Il est obtenu en faisant traverser des masses de sel marin (le Japon importe ce sel d'anciennes mines de Mongolie et de Chine) par une petite quantité d'eau. L'eau prélève les composés minéraux qui ont le plus d'affinité avec elle.
Précautions d'utilisation
La consommation excessive de chlorure de magnésium est éliminée naturellement par l'organisme dans les urines chez un individu parfaitement sain. Elle peut provoquer une diarrhée naturelle qui indique que le corps a pu bénéficier d'une dose suffisante.
Il y a un risque de déshydratation s'il y a une surconsommation prolongée. Il est totalement à proscrire chez ceux présentant une insuffisance rénale, un état hémolytique (anémie) ou chez les hémophiles.
L'insuffisance rénale pouvant survenir justement en état de fatigue accrue, il est conseillé de ne pas sur-doser. En effet, un excès dans le sérum sanguin de magnésium entraîne un hypermagnésiémie. Dans le cas d'insuffisance rénale sévère due à des calculs rénaux, les sels de magnésium peuvent en excès, participer à la formation de nouveaux calculs de struvite. En général on note un état de fatigue généralisée, des vomissements et états nauséeux, une décalcification (hypocalcémie), de l'hypotension, des troubles respiratoires, de l'arythmie et de l'asystolies.
Quelle dose? Un verre ou un demi,verre. Quand on parle d'un verre, c'est d'une solution avec 20 g par litre. Simplement pour se mettre en forme, en prévention avant l'hiver et quand il n'y a pas de pathologie avérée, le chlorure de magnésium est intéressant à faible dose. Certes, le goût n'en est pas fameux et il est même exécrable, croyez,moi! Pour atténuer le mauvais goût, la dose peut être prise dans un verre d'eau sucré, jus de fruit. En cas de problèmes intestinaux espacer les doses.
BAINS:
Le chlorure de Magnésium peut être employé en bain à raison de 1 à 2 kg/bain pour une personne de 70 kg. Le chlorure de magnésium cristallisé sera utilisé (se renseigner) .
ABCES, ANTHRAX, FURONCLES:
1 verre matin et soir pendant 3 semaines. Pour un anthrax: 1 verre toutes les 6 heures
Faire des compresses du CHLORURE DE MAGNÉSIUM sur les lésions. Résultats sous 15 jours.
ACTION IMMUNOSTIMULANTE:
En prévention des états de grippes et d'épidémies 1 verre matin et soir.
En cas d'infection, que ce soit une grippe, une bronchite ou même des maladies plus graves, il est conseillé de suivre la posologie classique qui est d'un verre de chlorure de magnésium toutes les trois heures et puis, dès que la diarrhée est arrivée, la fièvre commence à tomber. On constate souvent que plus on a de température, plus cette réaction tarde à venir. Il faudra peut,être attendre trois jours pour voir apparaître cette diarrhée. À la suite de quoi, l'état s'améliore nettement. Dès ce moment,là, on réduit la dose, on espace les prises et tout rentre dans l'ordre.
ACCOUCHEMENT:
Rend plus faciles les contractions et supprime tout risque de "fièvre puerpérale". 1 à 2 verres par jour.
ACNE:
1 verre deux ou trois fois par jour + application sur la peau.
ALIMENTATION CARENCEE:
Il sera utile de prendre 1 à 2 verres du CHLORURE DE MAGNÉSIUM /jour.
ANGINE:
Dès les premiers symptômes prendre deux à quatre fois par jour, 1 verre de chlorure de magnésium. Si fièvre: 1 verre toutes les trois heures le premier jour ; ensuite espacer.
Un mal de gorge peut cacher un trouble plus grave s'il n'est pas pris à temps.
ASTHME:
1 verre deux fois / jour pendant 3 semaines.
BLESSURES DIVERSES:
Nettoyer la blessure dès que possible, si la plaie est profonde appliquer une compresse imbibée de chlorure de magnésium. A renouveler chaque jour.
Si la blessure est souillée et que vous craignez l'infection, changer la compresse au bout de quelques heures et boire 1 verre deux ou trois fois par jour.
BOUCHE (Aphtes, infections diverses):
Bains de bouche deux à quatre fois par jour en gardant la solution dans la bouche cinq minutes et recracher.
BRONCHITE:
Aiguë: 1 verre toutes les six heures, puis toutes les huit heures, ensuite toutes les douze heures.
Chronique: 1 verre deux fois / jour jusqu'à guérison.
BRULURES:
Compresse imbibée à appliquer le plus rapidement possible. Boire 1 verre deux fois par jour pour prévenir toute infection.
CALCULS BILIAIRES:
La prise régulière de chlorure de magnésium permet à la vésicule de mieux supporter les lithiases.
CHEVEUX BLANCS:
Matin et soir, lotionner les cheveux et le cuir chevelu pendant au moins 6 mois et boire un verre de la solution / jour.
CHIRURGIE:
Pour préparer une opération, prendre deux fois par jour un verre de chlorure de magnésium.
Reprendre dès le lendemain de l'intervention.
CONSTIPATION:
Doses rapprochées le premier jour, 1 verre quatre fois/jour. Puis diminuer en fonction des résultats obtenus.
Quand le transit est rétabli continuer quelques semaines à raison d'un verre au coucher.
COQUELUCHE:
A commencer à la première toux
CORYZA OU RHUME DE CERVEAU:
2 verres par jour et mettre quelques gouttes dans le nez. Pour les rhumes des foins:
Commencer la thérapie un mois avant la période par 1 verre par jour.
Si le rhume commence, 2 prises par jour pendant toute la période.
DECALCIFICATION, OSTEOPOROSE, RACHITISME:
1 à 2 verres par jour pendant 21 jours. Arrêt 3 semaines et recommencer en alternance plusieurs mois.
DEPRESSION:
1 verre matin et soir pendant quelques mois.
DIARRHEE VERTE DU NOURISSON:
1 dose quatre fois par jour ou bains
ECZEMA:
1 verre de chlorure de magnésium matin et soir jusqu'à guérison.
Lotionner ou pulvériser plusieurs fois par jour et laisser sécher à l'air libre. En cas d'intolérance rincer à l'eau.
EMPHYSEME:
2 verres par jour avant les repas.
ERYSIPELE:
1 verre quatre fois par jour et plus si nécessaire.
FATIGUE:
Un verre deux fois par jour
GASTRO ENTERITE:
3 à 4 verres par jour pendant un jour ou deux puis un verre matin et soir.
GRIPPE:
Préventivement 1 verre de chlorure de magnésium chaque matin à jeun.
Si premiers symptômes, 1 verre toutes les 3 heures le premier jour et diminuer.
INTOXICATION ALIMENTAIRE:
1 verre suffit.
MALADIES INFANTILES: Rougeole, scarlatine, rubéole, varicelle...
Dès les premiers troubles (angine, fièvre...)
Une dose adaptée à l'âge de l'enfant toutes les 6 heures. Lorsque la fièvre est tombée, lotionner ou pulvériser les zones affectées avec la solution.
MALADIE DE PARKINSON:
La maladie ne guérit pas mais peut être nettement améliorée avec la prise d'un verre de chlorure de magnésium 4 fois par jour.
MASTOSE, MAMMITE CHRONIQUE:
Cas sérieux
4 à 6 verres de chlorure de magnésium par jour
Cas ordinaire: 1 verre deux fois par jour
MEMOIRE CONCENTRATION: Préparation examen...
1 verre deux fois par jour
MENINGITE (en cas d'épidémie):
Outre le traitement appliqué par le médecin, si l'enfant présente des symptômes (d'angine, violents maux de tête, raideur de la nuque), lui faire prendre du CHLORURE DE MAGNÉSIUM selon l'âge aux intervalles conseillés jusqu'à guérison.
ONGLES (mous):
1 à 2 verres par jour
OREILLONS:
Comme maladies infantiles
OTITE:
Dés les premières douleurs de l'oreille
1 dose selon l'âge trois fois par jour
Si fièvre 1 dose toutes les six heures le premier jour, toutes les huit heures le deuxième jour et toutes les douze heures pour finir.
On peut mettre quelques gouttes préalablement tiédies dans l'oreille de l'enfant.
PANARIS:
Compresse de la solution + traitement par voies orales
PEAU:
Tous les problèmes de peau peuvent trouver une solution avec le CHLORURE DE MAGNÉSIUM.
Pour les bains, utiliser le chlorure de magnésium cristallisé (se renseigner).
POLIOMYELITE:
Traitement à entreprendre dès les premiers symptômes:
Fatigue, malaise général, céphalée, fièvre
Angine avec raideur dans la nuque
Raideur de la colonne vertébrale dorsale
Apparition de la première paralysie.
1 dose selon l'âge à prendre d'abord toutes les six heures pendant quelques jours, puis toutes les heures puis deux fois par jour pendant une longue période.
En cas de fièvre: 1 dose toutes les trois heures, puis espacer.
Si cas ancien:
1 verre toutes les six heures pendant 10 jours
1 verre toutes les huit heures pendant 15 jours
1 verre 2 fois par jour pendant une longue période.
PROSTATISME:
L'état général s'améliore dès le premier mois. Dès que le traitement est arrêté, les troubles recommencent.
PRURIT:
La plupart des prurits sont nettement améliorés par la prise du chlorure de magnésium. 2 verres par jour, plus application locale de la solution.
PSORIASIS:
1 verre par jour
Application ou pulvérisation locale.
PYORRHEE ALVEOLO DENTAIRE:
(à l'origine du déchaussement des dents)
4 verres par jour en diminuant dès amélioration pendant deux à trois mois.
RAIDEURS MUSCULAIRES, COURBATURES...:
1 verre de CHLORURE DE MAGNÉSIUM deux fois par jour pendant 21 jours.
SCLEROSE EN PLAQUES:
Le chlorure de magnésium n'a pas la prétention de guérir cette maladie mais apporte un confort certain. Meilleure stabilité sur les jambes, diminution des troubles oculaires et supprime la parésie vésicale. Essayer 2 puis 4 verres par jour.
SENILITE:
Le chlorure de magnésium pallie de nombreux effets négatifs dus au vieillissement.
1 à 2 verres par jour.
SYSTEME NERVEUX:
1 verre une à deux fois par jour
TACHES DE VIEILLESSE:
1 verre de chlorure de magnésium chaque jour et application locale
TETANOS:
Dès que l'on se blesse de manière suspecte (clou rouillé, plaie souillée...) laver la blessure avec la solution de chlorure de magnésium le plus tôt possible et boire deux verres par jour pendant deux ou trois jours. Si la plaie semble infectée: application de compresses à garder un certain temps et renouveler. Boire quatre verres par jour puis diminuer.
THYROIDE (nodules):
2 à 3 verres par jour.
TROUBLES SEXUELS:
1 verre matin et soir
TROUBLES DIGESTIFS:
2 à 3 verres par jour
VESICULE BILIAIRE:
2 verres par jour
Le chlorure de magnésium peut également être employé avec succès dans les cas suivants:
Acouphène, Adénite, Allergies, Anémie, Angor, Appendicite, Artérite, Artériosclérose, Arthrose, Asthénie, Audition, Capillaires, Cellulite, Cholestérol, Cœur (Troubles Inflammatoires, Troubles Physiologique, Troubles Du Rythme), Congestion, Convalescence, Crampes, Croissance (Retard, Arrêt) Cystite, Déminéralisation, Dents (Carie, Névralgie), Dermatoses, Diabète, Enrouement, Entorse, Enurésie, Epilepsie, Fibrome, Fistule Anale, Foie, Glaucome, Grossesse, Herpes, Hoquet, Hypoglycémie, Hypotension, Inflammation, Kystes – Laryngo-tracheïte, Lymphe, Ménopause, Métrite, Nervosisme, Névralgies, Oreillons, Ovaires, Pneumonie, Problèmes yeux (Conjonctivite...), Rate, Règles, Salpingite, Sang (Equilibre Sanguin), Scarlatine, Seins, Septicémie, Sinusite, Spasmophilie, Surrénales, Système Neuro-végétatif, Thrombose, Troubles De La Vision, Tuberculose, Tumeurs (Bénignes), Ulcère Variqueux, Urétrite, Urticaire, Veines (Affections), Verrues, Zona,
ANIMAUX
Utiliser le chlorure de magnésium cristallisé (se renseigner).
Pour un animal de 500 kg.
1 litre de solution toutes les 6 heures pendant 4 à 5 jours, puis toutes les 8 heures jusqu'à guérison.
Petites astuces pour faire avaler cette solution à l'animal.
Prendre une bouteille à champagne, envelopper le goulot avec un tissu épais, ficeler et lever la tête de l'animal pour verser la solution en faisant couler sur le côté gueule et masser le cou.
Il existe dans les pharmacies vétérinaires des appareils spéciaux.
Pour chien et chat prendre une seringue et la positionner toujours assez loin côté gueule. Attention de ne pas engorger l'animal.
CHIEN DE TAILLE MOYENNE:
Faire prendre 125 ml ou 1 verre ou 1/8 de litre de la solution le matin à jeûn et le soir avant le repas pendant 8 jours.
On peut également verser du chlorure de magnésium sur les rougeurs ou eczéma... et masser pour ouvrir les pores de la peau puis laisser sécher à l'air libre ou sèche6cheveux.
CHAT:
2 cuillerées à café de la solution toutes les 3 heures jusqu'à guérison.
Chlorure de Magnésium cristallisé.
1 sachet dose par arrosoir de vingt litres et arroser une fois par semaine ou plus, légumes, plantes et fruits.
Sur le sol avant de préparer la terre pour ensemencer mettre 100 grammes de chlorure de magnésium dans un arrosoir d'eau et épandre sur le sol.
POUR LES ARBRES FRUITIERS OU AUTRES:
Percer avec une barre à mine à l'aplomb des feuillages et remplir les trous avec la même dilution que ci-dessus, 2 fois à la tombée des feuilles à quinze jours d'intervalle et 2 fois à la poussée des feuilles également à 15 jours d'intervalle.
Comme tous produits il n'est pas non plus la panacée. Par contre, il vous aidera à obtenir 70 à 80% de résultat là où vous l'aurez employé judicieusement.
N'abandonnez JAMAIS votre traitement médical habituel

Pourquoi et comment dépolluer sa viande avant de la manger

jeudi 12 mai 2016, 10:22
Les polluants s'accumulent dans les graisses chez l'Homme mais aussi chez l'animal. La consommation de graisses animales pourrait donc expliquer pourquoi la viande rouge est classée en cancérigène probable. Une nouvelle étude rapporte quels modes de cuissons permettent de limiter les teneurs en ces polluants (1).
Il y a 6 mois, l'annonce du CIRC (Conseil International de Recherche contre le Cancer) selon laquelle la viande transformée (charcuteries) est cancérigène et la viande rouge le serait aussi probablement avait provoqué un vent de panique:
  • Les charcuteries seraient cancérigènes à cause des procédés de transformation qui génèrent des composés cancérigènes mais également à cause de leur teneur en sel et en additifs.
  • Les viandes rouges sont classées en cancérigènes probables : plusieurs méta-analyses ont rapporté un lien entre consommation de viande rouge et cancer, l'effet semble plus faible que pour les charcuteries mais réel. Plusieurs composés sur le banc des accusés : les amines et hydrocarbures polycycliques formés durant la cuisson à haute température, le fer héminique (qui donne sa couleur rouge à la viande), ou encore la L-carnitine (présents surtout dans le boeuf).
Néanmoins, les viandes contiennent des nutriments intéressants : vitamines du groupe B (B12 notamment), un peu d'oméga-3 (dans les viandes issues des filières bio et bleu-blanc-coeur), zinc, fer, et des protéines complètes. Elles favorisent aussi la satiété et le contrôle de la glycémie, etc. De plus, une méta-analyse combinants les données de plus de 1,5 millions de personnes publiée il y a quelques jours rapporte que la consommation de viande blanche diminuerait la mortalité et le risque de cancer (2).

Faut-il éviter la viande rouge ?
Bien que le fer héminique ou la carnitine pourraient expliquer une partie des effets néfastes, les auteurs de l'étude espagnole qui vient de paraître dans le journal Environmental Research suggèrent que ce sont les graisses animales, présentes en bien plus grande quantité dans les viandes rouges, qui seraient mauvaises pour la santé (graisses qu'il suffirait de retirer grâce à une préparation et à une cuisson adaptée). Pourquoi selon les chercheurs? Parce que la plupart des polluants environnementaux sont lipophiles, autrement dit, ils se fixent facilement aux graisses. C'est pourquoi ils sont bien plus présents dans les viandes rouges, plus grasses (et dans les poissons gras). Les polluants en cause seraient l'arsenic, le cadmium, le mercure, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les dioxines, les pesticides et autres polluants persistants comme les PCB.
Ces polluants présents dans la viande rouge auraient de plus des effets similaires aux perturbateurs endocriniens: ils favoriseraient le diabète, l'obésité, la puberté précoce, etc.
Comment "détoxifier" les viandes rouges?
Les chercheurs ont étudié comment les modes de cuisson influaient sur les teneurs en polluants. Conformément à leur hypothèse, ils ont établi que les modes de cuisson qui extraient les graisses (comme la cuisson à l'eau ou au barbecue) sont ceux qui diminuent le plus les teneurs en polluants. Une solution simple peut également consister à retirer les morceaux de gras au couteau, ou encore à consommer des morceaux maigres comme la bavette.
En revanche, le barbecue, comme toute cuisson à haute température, produit des amines et des hydrocarbures polycycliques qui sont cancérigènes. Afin de limiter leur formation (jusqu'à 90%), vous pouvez faire mariner la viande ou la passer au four micro-ondes avant la cuisson.
Les auteurs rappellent que la viande reste moins contaminée que les poissons et les produits de la mer mais est bien plus contaminée que les fruits et légumes.
Pour plus d'informations sur comment manger de la viande rouge et de la charcuterie, vous pouvez lire La meilleure façon de manger de la viande et de la charcuterie (abonnés)
RÉFÉRENCES :
[1]José L. Domingo, Martí Nadal. Carcinogenicity of consumption of red and processed meat: What about environmental contaminants?Environmental Research, 2016; 145: 109 DOI:10.1016/j.envres.2015.11.031
[2] Heather Fields, MD; Denise Millstine, MD; Neera Agrwal, MD; Lisa Marks, MLS, AHIP. Is Meat Killing Us? The Journal of the American Osteopathic Association, May 2016, Vol. 116, 296-300. doi:10.7556/jaoa.2016.059

L'essuie-mains en papier reste supérieur aux autres modes de séchage des mains

vendredi 29 avril 2016, 11:11
Les avantages des essuie-mains en papier versus les sécheurs à air conventionnels pour le séchage après le lavage des mains sont bien documentés.
Mais que dire des sèche-mains de haute technologie, qui sont coûteux et qui semblent fleurir un peu partout.
Caroline Weinberg écrit dans une étude publiée dans le Journal of Applied Microbiology qui a montré que le sèche-mains à jets d'air de chez Dyson peut répandre des germes aussi loin que 3 mètres de l'appareil.
Dans l'expérience, les chercheurs ont plongé leurs mains gantées dans une suspension de bactériophages MS2 (similaires à la structure de virus entériques contagieux et transmissibles par les fèces). Les mains sont ensuite séchées par l'une des trois méthodes. A la première place était le sèche-mains à jets d'air de chez Dyson, qui est conçu pour pousser l'eau hors de vos mains en 10 secondes, avec à peu près la force d'un moteur à réaction. Puis, venaient le sèche-mains à air chaud, qui souffle de l'air chaud vers le bas et dont on est dit qu'il élimine l'eau par évaporation. Le dernier concurrent était l'essuie-mains en papier, qui utilise du papier absorbant pour éliminer l'eau de vos mains (et qui effectivement les laissent sèches).
La première partie de l'expérience a observé combien de bactéries sont soufflées sur vous pendant le processus de séchage. Les chercheurs ont réalisé un panneau vertical à environ 40 centimètres de chaque sèche-mains et ils ont dénombré les particules virales qui ont atterri sur le panneau. Dans l'ensemble, le sèche-mains à jets d'air a dispersé 60 fois plus de particules que le sèche-mains à air chaud et 1300 fois plus que l'essuie-mains en papier. 70% des particules ont touché le panneau entre à 0,8 et 1,4 mètres, à peu près au niveau de la poitrine ou de l'estomac d'une femme de taille moyenne, ou juste en face du visage d'un petit enfant. Au point de plus haute densité, le sèche-mains à jets d'air à dispersé 167 fois plus de particules virales que le sèche-mains à air chaud et 8340 fois plus que l'essuie-mains en papier.
Dans la deuxième partie de l'expérience, les chercheurs ont étudié la dispersion dans l'air, ou combien de bactéries se propagent dans l'air autour de la machine ou d'un essuie-mains. Le nombre de virus aéroportés était toujours plus élevé avec le sèche-mains à jets d'air à la fois dans le temps et sur la distance. Le sèche-mains à jets d'air a propulsé des particules de virus aussi loin que 3 mètres de distance, avec des niveaux élevés enregistrés 15 minutes après utilisation. Il n'y avait pas de différence significative dans la dispersion dans l'air entre les sèche-mains à air chaud et les essuie-mains en papier.
Ceci n'est pas une étude parfaite, parce que cela a été fait dans un environnement de laboratoire, les chercheurs ne pouvaient pas tenir compte des comportements individuels ou des différences avec le monde réel. Ils ont également testé seulement un exemple de chaque dispositif de séchage des mains (Dyson prend la chaleur dans l'environnement, mais ils ne sont pas les seuls fabricants de sèche-mains à jets d'air) et ils l'ont fait sur un petit nombre d'essais. Les critiques de l'étude peuvent également à juste titre souligner que la plupart des gens ne plongent pas les mains dans des bactéries avant d'utiliser un sèche-mains : ils se lavent les mains en premier. Et il est vrai que si l'on devait mettre des mains parfaitement propres dans un sèche-mains, il n'y aurait pas de germes qui seraient soufflés dans l'environnement.
Malheureusement, ici dans le monde réel, 95% des personnes qui utilisent les toilettes publiques ne parviennent pas à se laver correctement les mains. Bien sûr, un petit pourcentage utilise le protocole de 42 secondes du lavage scientifique des mains en six étapes qui débarrasse le plus efficacement vos mains de tous les germes sales que vous avez ramassés aux toilettes et un peu partout. Le reste d'entre elles (OK, nous) faisons une friction rapide ou, pire, nous nous passons simplement nos mains sous un robinet ouvert pendant quelques secondes pour avoir l'illusion de la propreté. Ainsi, les mains que la plupart des gens placent dans un sèche-mains ne sont pas trempées dans des germes, mais elles sont probablement porteurs, entre autres choses, de particules de fèces. Ce sont ces particules de fèces que la machine va alors à souffler dans toute la pièce, y compris sur vos mains mêmes que vous venez de nettoyer.
Ce n'est pas la première fois qu'une étude a suggéré que les sèche-mains à jets d'air est un canon à germes. Une étude de 2014 publiée dans le Journal of Hospital Infection soutient aussi cette conclusion, mais elle a été rejetée par Dyson comme étant financée par des fabricants de papier (pour leur défense, cette étude a été totalement financée par l'European Tissue Symposium). Dyson aurait pu nous indiquer et nous dire qu'à la place une étude de 2011 publiée dans le Journal of Applied Microbiology a trouvé que leur sèche-mains à jets d'air était le plus efficace pour prévenir la propagation des germes que le sèche-mains à air chaud. Puis ce fut au tour des fabricants de papier de signaler que l'étude avait été financée par Dyson Limited. L'étude actuelle en question a été financée de façon indépendante par des chercheurs de l'université (bien que l'auteur principal ait travaillé par le passé avec l'European Tissue Symposium).
Il y a quelques mois, peu de temps après que cette étude ait été publiée, Dyson a publié une attaque sinistrement rapportée avec des insinuations de type " Paper's Dirty Secret ". N'écoutez pas la propagande du grand fabricant d'essuie-mains à jets d'air (mais, peut-être voir la vidéo car elle est hilarante, mais ne les croyez pas). Il est vrai qu'une étude pilote de 2012 a trouvé que des essuie-mains en papier non utilisés pouvaient être contaminés par de petites quantités de bactéries. Mais il a été montré à plusieurs reprises que les essuie-mains en papier sont efficaces, et sans doute le plus important, l'essuie-mains en papier n'est pas responsable de la propagation de germes fécaux dans l'air.

Emballages alimentaires: faites le bon choix

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mercredi 27 avril 2016, 09:04
Manger sainement, c'est aussi choisir des aliments dans un emballage qui préserve leurs qualités nutritives sans être nocif pour la santé.
Jus de fruits, bouteilles d'eau, conserves… Ces produits de grande consommation sont généralement vendus dans leurs emballages, qu'ils soient en plastique, en verre ou en métal. D'une manière générale, il est toujours préférable d'opter pour le vrac, c'est mieux pour la santé et c'est mieux pour la planète.
Si vous devez acheter des aliments pré-emballés ou si vous devez utiliser des emballages à la maison, voici quelques explications et conseils.
La bouteille de verre conserve mieux le jus de fruits que celle en PET
Une étude française a comparé l'évolution des jus de fruits multivitaminés dans des bouteilles en verre ou en plastique. Les chercheurs se sont intéressés au contenu en acide ascorbique (vitamine C), bêta-carotène et alpha-tocophérols (vitamine E) dans des bouteilles de verre ou de PET. Ils ont utilisé une boisson multifruits et multivitamine contenant de la pomme, de l'orange, du raisin, de la poire, de la pêche, de la mangue, de l'abricot, de la banane, du kiwi, du citron, de l'ananas et de la goyave.
Après avoir dilué la boisson dans de l'eau, les scientifiques ont ajouté du sucre, de l'acide citrique et un mélange de vitamines C, A, B1, B6 et B9. Le jus de fruits a été intentionnellement fortifié avec de la vitamine E (alpha-tocophérol) pour observer les interactions entre vitamine C et vitamine E. Ensuite, le jus a été emballé soit dans une bouteille de PET soit dans une bouteille en verre. Les bouteilles en plastique étaient fermées avec des bouchons de polyéthylène et de polypropylène sans joint interne et les bouteilles en verre par des bouchons métalliques. Les bouteilles étaient conservées à 20°C dans l'obscurité.
Après 97 jours, il y avait des changements significatifs dans les deux types de bouteilles, mais globalement le verre préservait mieux le contenu nutritionnel que la bouteille en PET. En effet, les chercheurs ont noté une importante dégradation de l'acide ascorbique après trois mois de conservation, allant jusqu'à 54 % et 72 % du contenu initial dans les bouteilles de verre et de PET, respectivement : la dégradation de l'acide ascorbique était clairement plus forte dans les bouteilles en PET. D'après les chercheurs, ce serait dû à l'infiltration de l'oxygène à travers le PET. De plus, le bêta-carotène était plus oxydé dans le PET que dans les bouteilles en verre : la concentration en isomères du bêta-carotène était plus élevée dans les bouteilles en verre.
Il est recommandé de manger les fruits entiers plutôt qu'en jus. Mais on peut consommer des jus de fruits de temps en temps. Le jus de fruits emballé dans des bouteilles en verre contient plus d'antioxydants représente une meilleure source de composés bioactifs.
Les substituts du bisphénol A ne valent pas mieux que celui qu'ils remplacent
Depuis le 1er janvier 2015, l'utilisation du bisphénol A dans les emballages est interdit en France. A la place, les industriels utilisent des cousins : le bisphénol S ou le bisphénol F. Mais ces substituts auraient les mêmes effets, selon des toxicologues français. Le professeur René Habert, toxicologue de la reproduction au CEA, et professeur à l'université Paris Diderot a présenté vendredi 22 janvier 2016, à l'Institut Pasteur de Paris, une synthèse des travaux sur les effets du Bisphénol A et de ses substituts, dans le cadre d'un colloque dédié aux perturbateurs endocriniens et organisé par l'Anses et le ministère de l'Ecologie.
Le bisphénol A (BPA) est un perturbateur endocrinien. Il a été synthétisé pour la première fois en 1891 et son activité œstrogénique a été découverte en 1936. Dans les années 50, on a découvert que le bisphénol A pouvait se polymériser pour former des plastiques de polycarbonate, un produit bon marché, léger, transparent et résistant. 70 % de la production de BPA sert à la production de plastiques de polycarbonate ayant de nombreuses applications (emballages, optique, médecine… ) et 20 % sont utilisés pour les résines epoxy utilisées par exemple comme revêtement des canettes métalliques. Les bisphénols S et F pourraient avoir des effets proches du BPA car leurs structures chimiques sont similaires.

Conseil : Si vous achetez des conserves, préférez les bocaux aux boîtes.
Le successeur des phtalates: un perturbateur endocrinien
Le DINCH (1,2-cyclohexanedicarboxylic acid, diisononyl ester ) est un plastifiant couramment utilisé dans des objets qui entrent en contact étroit avec l'homme tels que des dispositifs médicaux, des jouets pour enfants ou des emballages alimentaires. Le DINCH a été choisi par l'industrie comme une alternative sans danger aux phtalates qui entrent dans la composition des plastiques et qui ont pour certains des effets biologiques inquiétants.
L'utilisation de certains phtalates a été bannie ou restreinte dans les produits à destination des enfants en Amérique du Nord et dans de nombreux pays d'Europe en raison de leurs effets sur la santé, notamment sur la reproduction.
Les chercheurs, qui ont travaillé sur les phtalates pendant des années, ont décidé d'étudier les effets du DINCH et de ses deux principaux métabolites (CHDA cyclohexane-1,2-dicarboxylic acid et MINCH and cyclohexane-1,2-dicarboxylic acid mono isononyl ester), grâce à des expériences en laboratoire sur du tissu adipeux de rat. Les chercheurs avaient d'abord utilisé le DINCH comme témoin car il était censé être sans danger mais ils ont constaté des résultats similaires à ceux obtenus avec les phtalates. Ils ont trouvé que le mode d'action du DINCH était particulièrement similaire à celui d'un type de phtalate appelé DEHP (di-2-ethylhexyl phthalate).
Les résultats de l'étude montrent qu'un des métabolites (produits de dégradation) du DINCH (MINCH) agit comme un perturbateur métabolique pouvant conduire au surpoids. Le MINCH pourrait aussi interférer avec le système endocrinien chez les mammifères.
Conseil: évitez les films d'emballage alimentaire, évitez aussi de réchauffer les aliments dans des barquettes et des plastiques, même dits "micro-ondables".
Les nanoparticules, nouvel ennemi invisible ?
Les nanoparticules sont des particules de taille extrêmement petite allant de quelques nanomètres à quelques centaines de nanomètres. Leur taille leur confère des propriétés physiques et chimiques particulières. Les nanoparticules existent depuis toujours dans l'environnement, elles sont produites naturellement par exemple par l'activité volcanique. Mais il existe un autre type de nanoparticules, celles que l'homme fabrique, ce sont les nanoparticules de synthèse. Elles sont utilisées dans les cosmétiques, les crèmes solaires, les produits de nettoyage…
L'industrie agroalimentaire souhaite désormais s'en emparer et explore les applications possibles des nanotechnologies : emballage plastique contenant des nanoparticules de silicate pour augmenter la fraîcheur des produits en maintenant l'oxygène à l'extérieur et en retenant l'humidité, des nanocapteurs permettant de détecter des toxines ou des bactéries nocives, des nanomatériaux aidant le consommateur à détecter des aliments avariés grâce à un changement de couleur de l'emballage et enfin des nanomicelles qui encapsulent les additifs alimentaires.
Est-ce sans risque? Dans un article paru dans EMBO reports, l'auteur fait le tour de la question en pointant l'absence de réglementation et le manque de données et d'études sur le sujet.
Malgré les bénéfices que semblent présenter l'utilisation des nanotechnologies dans l'industrie agro-alimentaire, certains émettent des réserves. En effet, des scientifiques estiment qu'il existe déjà suffisamment de preuves pour craindre les effets sur la santé de l'ingestion de nanoparticules. Dora Pereira (UK Medical Research Council Human Nutrition Research) explique "que certaines nanoparticules ne sont pas faciles à digérer, ce qui est particulièrement préjudiciable quand elles sont utilisées pour encapsuler les additifs alimentaires". Elle déplore également que de nombreuses études s'intéressent aux effets des nanoparticules sur les voies respiratoires (par inhalation), moins sur le système digestif (par ingestion).

La France suspend les importations de cerises traitées au diméthoate

vendredi 22 avril 2016, 10:26
La France suspend, jusqu'à la fin de l'année, les importations de cerises traitées avec le diméthoate, un insecticide contesté. Les producteurs du Vaucluse avaient manifesté le 7 avril dernier pour réclamer le droit de l'utiliser contre la mouche ravageuse Suzukii.
La France a déclenché la clause de sauvegarde lui permettant de suspendre, à partir  de samedi et jusqu'à la fin de l'année, les importations de cerises traitées avec le diméthoate, un insecticide contesté, y compris depuis les pays de l'Union européenne, selon un arrêté paru vendredi au Journal officiel.
Ce texte vise, selon le ministère de l'Agriculture, à protéger les consommateurs, mais aussi les producteurs français qui risqueraient de souffrir d'une distorsion de concurrence en cas d'entrée sur le territoire de fruits provenant de pays utilisant toujours le diméthoate.
"L'importation et la mise sur le marché en France de cerises fraîches destinées à l'alimentation en provenance d'Etats membres de l'Union européenne ou de pays tiers où l'utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant la substance active diméthoate est autorisée en traitement des cerisiers sont suspendues jusqu'au 31 décembre 2016", écrit précisément l'arrêté.
Risques inacceptables
"Par dérogation (...) peuvent être importées ou mises sur le marché les cerises qui proviennent d'une production biologique", ajoute le texte. L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a interdit le 1er février la mise sur le marché du seul produit restant à base de diméthoate, le fabricant n'ayant pas fourni les précisions demandées alors qu'une évaluation a fait apparaître des "risques inacceptables" pour le consommateur, les cultivateurs ainsi que pour les oiseaux et les mammifères.
Le 7 avril dernier, les arboriculteurs du Vaucluse avaient manifesté à Apt leur inquiétude et leur désarroi face à une perte importante de leur production. Ils réclamaient une dérogation pour pouvoir utiliser le diméthoate contre la mouche Suzukii venue d'Asie.

Bisphénol A et phtalates: oubliez les emballages plastiques!

vendredi 11 mars 2016, 10:44
Eliminer les emballages plastiques permettrait de réduire considérablement l'exposition aux produits chimiques.
Alors que les risques liés au bisphénol A (BPA) et aux phtalates sont au cœur des débats, une nouvelle étude publiée dans le journal  Environmental Health Perspectives conseille aux consommateurs de supprimer les emballages plastiques de leur alimentation afin de réduire leur exposition à ces composés.
Pour évaluer le lien entre l'utilisation d'emballages alimentaires plastiques et le taux de BPA et de DEHP dans l'organisme, les auteurs ont mis cinq familles (20 personnes) au défi de supprimer durant 3 jours les emballages plastiques de leur alimentation et de privilégier les produits frais stockés dans du verre ou de l‘acier inoxydable. Les taux urinaires de BPA et de DEHP (phtalates) des participants ont été mesurés avant, pendant ainsi qu'à l'issue de l'étude.
Une baisse importante de l'exposition
La suppression des emballages plastiques entraîne une diminution moyenne de 66 % du taux de BPA et de 55 % du taux de DEHP. Ces résultats montrent clairement que les emballages alimentaires représentent la principale source d'exposition à ces composés.
Référence :
Rudel RA, Gray JM, Engel CL, Rawsthorne TW, Dodson RE, Ackerman JM; Food Packaging and Bisphenol A and Bis(2-Ethylhexyl) Phthalate Exposure: Findings from a Dietary Intervention. Environ Health Perspect,  doi:10.1289/ehp.1003170.

Substances Toxiques Catégorie / Soins

mardi 1 mars 2016, 09:14                
Certains produits d'hygiène personnelle antibactériens contiennent des colorants (le triarylméthane appelé aussi bleu brillant FCF ou E133; le vert brillant BS ou E142; le jaune acide tartrazine ou E102; le jaune soleil FCF ou E110); du diéthanolamine ou cocamide DEA; du quatemium-15 ou quaternium-15 qui peut dégager du formaldéhyde (formol); des éthers de glycol; du mercure et du plomb; des parabènes de méthyle, de propyle, de butyle et d'éthyle; de la vaseline; du paraphénylènediamine (PPD), des phtalates et du toluène.
Anti-bactériens
Tous ces composants chimiques sont toxiques lors d'une utilisation prolongée. Les phtalates et les parabènes (absorbés par la peau et accumulés dans l'organisme) favorisent le cancer du sein. Le formaldéhyde est un agent cancérigène. La vaseline est une huile minérale qui peut être stockée dans l'organisme et ne peut hélas pas être métabolisée par ce dernier. Il peut endommager le foie.
Anti-transpirants
Certains produits anti-transpirants contiennent de l'aluminium (ex: chlorhydrate d'aluminium) un ingrédient parfois responsable des dommages aux nerfs et des terribles maladies auto-immunes (dont la sclérose en plaques). L'aluminium pourrait être un facteur de risque de la maladie d'Alzheimer (Bien sûr, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour trancher la controverse sur le lien entre l'aluminium et la maladie d'Alzheimer). Le chlorhydrate d'aluminium facilement stocké dans les glandes lymphatiques qui se trouvent en dessous des bras, pourrait aussi augmenter le risque de développer un cancer du sein chez la femme. Certains anti-sudorifiques et déodorants renferment des parabènes (ou parabens) qui favorisent également le cancer du sein.
Bains de bouche
L'éthanol contenu dans les bains de bouche, est soupçonné de provoquer le cancer de l'œsophage, de la bouche et de la langue. Le phénol quant à lui est un agent chimique d'une grande toxicité. Il peut provoquer dans certains cas, une dépression cardiaque et un arrêt respiratoire. Le phénol est aussi soupçonné de causer le cancer chez les humains.
Coloration
Certains colorants pour cheveux contiennent un dissolvant synthétique du nom de diéthalolamine ou DEA. Le DEA peut causer des dermatites et former des nitrosamines, substances cancérigènes. C'est une substance toxique dangereuse pour le foie, les reins et le pancréas. Le formaldéhyde (formol) rencontrée parfois dans les colorants synthétiques pour cheveux est cancérigène par inhalation. Certaines teintures pour cheveux contiennent également du plomb, un métal lourd cancérigène.
Crème à raser
Certaines crèmes à raser contiennent du pinène, une substance chimique qui endommage le système immunitaire.
Dentifrices
Certains dentifrices contiennent du FD&C Bleu #1 (Colorant azoïque allergène), de la saccharine et le résorcinol, des composants chimiques qui peuvent provoquer des troubles sanguins (méthémoglobinémie), des convulsions et même la mort. L'utilisation prolongée des pâtes dentifrices et des bains de bouche contenant des parabens pourrait mener aux maladies de gencives et tache sur les dents. Le dioform se rencontre dans certaines pâtes dentifrices pour blanchir les dents. Le dioform a l'inconvénient d'endommager l'émail protecteur des dents!
Eye-liner Contour des yeux
Certains eye-liners renferment une molécule qui porte le nom de palmitate d'ascorbyle. Cette substance toxique est considérée cancérigène et mutagène.
Fard à paupières Ombre à paupière               
Certains fards à paupières contiennent de l'oxyde de fer, soupçonné d'être un composé chimique cancérigène et tératogène. Le violet de Nuremberg est toxique s'il est inhalé!
Fixateurs et Laques pour cheveux               
Certaines laques et fixateurs pour cheveux renferment du polyvinylpyrrolidone PEG-40 (inhalé ce produit chimique est nocif) avec des taux élevés et toxiques de dioxineet propylène glycol. Ces substances chimiques pourraient provoquer des troubles hépatiques et rénaux.
Laque Naturelle: la bière
Fond de teint               
Certains fonds de teint renferment du propylène glycol, une neurotoxine et allergène cutané. Le propylène glycol peut être responsable de nausées, de vomissements, de maux de tête et d'anomalies du foie.
Des fonds de teint en stick, contiennent du myristate d'isopropyle, un composé gras qui peut provoquer l'apparition de comédons. Il n'est pas rare de rencontrer dans les fonds de teint des conservateurs appelés parabènes ou parabens. Les parabens sont des allergènes qui s'accumulent dans l'organisme et qui peuvent être responsables de changements hormonaux. Les parabens favorisent le cancer du sein.
Hydratants               
Certains produits cosmétiques hydratants contiennent de l'acide phénique (phénol) qui peut être à l'origine d'évanouissements, de paralysies, de convulsions, d'un coma et pouvant provoquer la mort due à une insuffisance respiratoire. D'autres produits hydratants contiennent des polyéthylenglycols PEG-40. Le PEG-40 est en fait un émulsifiant et un tensioactif fabriqué à partir de l'oxyde d'éthylène, un gaz hyper toxique! Le PEG-40 est soupçonné d'être cancérigène.
Lotion pour le corps               
Les crèmes et les lotions pour le soin du corps contiennent souvent de l'huile minérale dérivée du pétrole (paraffine, vaseline), qui peut être stockée dans l'organisme et ne peut hélas pas être métabolisée par ce dernier. Il peut endommager le foie.
Mascara               
Le mascara peut être contaminé par des bactéries. Il contient également du polyvinylpyrrolide (PVP), un cancérigène. L'acétate de phénylmercure, un conservateur dérivé du benzène et du mercure, est également fréquemment ajouté à la composition des mascaras et peut provoquer des allergies et des irritations cutanées.
Encore un autre produit contenant des concentrations relativement élevées de parabens (consultez plus haut, sa toxicité)! Le pentaérythrityle, un additif à base de résine fabriqué à partir de formaldéhyde (voir plus haut les dangers du formaldéhyde). Certains mascaras contiennent également du quaternium-22, un conservateur qui peut provoquer des allergies de contact, du sulfonate de polystyrène sodique, un nonylphénol irritant qui possède une action œstrogénique.
Parfums
Sur 3 000 produits chimiques utilisés par l'industrie des fragrances, 884 peuvent causer le cancer, des défauts congénitaux, des désordres du système nerveux central, des irritations de la peau et des yeux et des réactions allergiques (SOURCE:Institut national de santé et sécurité au travail des Etats-Unis, NIOSH, 1989).
De nombreux parfums contiennent un solvant appelé toluène, un dérivé toxique du benzène. Le toluène, peut provoquer des maux de tête, des nausées et la narcose (une torpeur pathologique). Certains parfums renferment dubenzaldehyde, un dépresseur du système nerveux central qui peut causer des dommages rénaux et des composés musqués qui sont des substances odorantes artificielles cancérigènes.
Protecteur solaire
Certaines crèmes, gels, laits, fluides et sprays solaires renferment un allergène appelé oxybenzone (BP-3 ou BZ-3) qui traversent la barrière de la peau et transformerait l'énergie solaire absorbée, en radicaux libres, facteurs de vieillissement prématuré de la peau! Les substances chimiques à bannir absolument dans le choix des crèmes solaires sont le padimate O associé avec le conservateur BNPD. L'association de ces deux substances chimiques donne naissance à la nitrosamine (NMPABAO), un agent cancérigène.
L'acide para-aminobenzoique (PABA) est un filtre solaire connu pour son effet allergisant. D'autre part, une concentration excessive de PABA stockée dans l'organisme peut endommager le foie. Un certain nombre de crèmes solaires contiendraient des conservateurs tels que le butylparaben à effet œstrogénique. Une utilisation fréquente de ces filtres solaires synthétiques pourrait favoriser l'apparition du cancer du sein chez la femme et diminuer la production de sperme chez les hommes.
Rouge à lèvres               
Divers colorants et additifs contenus dans la majorité des rouges à lèvres contiennent des métaux lourds toxiques. Le plomb en particulier, est un métal nocif et cancérigène qui agit sur le système nerveux, les reins, les os, le coeur et le sang. Il constitue un plus grand risque pour les femmes enceintes.
Pour savoir si votre rouge à lèvres contient du plomb, passer un peu de rouge à lèvre sur un papier hygiénique et frottez la tache avec une bague en or. Si le rouge devient noir, vous saurez que votre produit de beauté contient du plomb! Le rouge à lèvres contient aussi des dérivés du pétrole (benzopyrène, benzofluroanthène) cancérigènes.
Savon               
Les savons classiques présentent un excellent pouvoir nettoyant mais ont l'inconvénient d'avoir un PH de 9. Ils altèrent le film hydrolipidique de la peau saine et assèchent la peau. Ils peuvent contenir de l'ammonium, du formaldéhyde, du phénol, qui sont connus pour être cancérigènes et du triclocarban, qui est soupçonné être cancérigène quand il est utilisé quotidiennement. Le triclosan est un bactéricide hautement réactif. En combinaison avec l'eau, le triclosan peut produire le gaz de chloroforme qui une fois inhalé peut causer des problèmes de foie, la dépression et le cancer.
Shampooing et gel douche               
Les SLS (Sodium-laureth-sulfate ou le sodium-lauryl-sulfate) contenus dans bon nombre de shampooings sont cancérogènes, mutagéniques et toxiques. Les SLS peuvent mener à la formation de cataracte et par la suite à la cécité, non seulement à partir du contact avec l'œil mais par absorption par la peau au-dessus du terme.
L'alkylphénol éthoxylate trouvé dans les shampoings réduit la production des spermatozoïdes. Le bétaïne de cocomidopropyl est un agent synthétique employé dans les shampoings en combinaison avec d'autres agents tensioactifs. Le bétaïne de cocomidopropyl est parfois responsable de dermatite au niveau des paupières.
Les shampooings peuvent contenir du cocamide DEA (Diéthanolamine) pour favoriser la formation de mousse. Le cocamide DEA appartient à la famille des nitrosamines qui sont cancérigènes. Le cocamidopropyl betaine synthétique peut causer une dermatite de la paupière et est considéré aussi comme étant un agent cancérigène.
Spray pour cheveux               
Selon les propos rapportés dans la revue “The Daily Telegraph“_ de Novembre 2008, les scientifiques de Londres ont constaté que les phtalates contenus dans certains sprays pour cheveux peuvent avoir une répercussion dangereuse sur la santé de l'embryon des femmes enceintes au cours des 3 premiers mois de grossesse. Il y aurait des risques non minimes que l'enfant naisse avec une malformation au niveau de la verge avec un orifice mictionnel (urinaire) qui n'est pas à sa place.
Talc
(Silicate de magnésium). Il est toxique par inhalation. Chez l'animal de laboratoire, il provoque des tumeurs. Le talc est utilisé dans les poudres, les cosmétiques et les déodorants. Il est reconnu comme étant potentiellement cancérigène et est fortement lié au cancer de l'utérus et des ovaires
Liste des Principaux Colorants, Conservateurs, Antioxydants, Émulsifiants et Additifs
Allergisant: E102, E105, E110, E120, E123, E124, E125, E126, E330, E331, E332, E333.
Cancérigène: E123, E142, E210, E211, E212, E213, E214, E215, E216, E217, E218, E236, E237, E238, E239.
Contrarient la fixation de la vitamine B: E220, E221, E222, E223, E224, E225, E226, E227.
A éviter: E220, E221, E222, E223, E224, E225, E226, E227, E250, E251, E252, E270, E290, E311, E312, E320, E321, E338, E339, E340, E341. Ferrocyanure de sodium, Ferrocyanure de potassium, Manganitrile de fer.

Dangers des pesticides

mercredi 10 février 2016, 09:18 %
Maladie de parkinson, cancers, autisme… les insecticides, herbicides, fongicides nuisent à notre santé de multiples manières.
La France est le premier utilisateur de pesticides de l'Union Européenne (herbicides, insecticides et fongicides) et le quatrième dans le monde. Les pesticides sont présents dans les fruits et légumes que l'on mange mais on les retrouve aussi dans l'air que l'on respire, l'eau que l'on boit, sans compter ceux qu'on utilise au jardin ou dans la maison: les pesticides sont partout !
Ils augmentent le risque de maladie de Parkinson
Une étude parue récemment dans la revue Neurology rapporte un lien entre l'heptachlor - un pesticide qui avait été retrouvé dans des bouteilles de lait et des produits laitiers dans les années 1980- et le développement de la maladie de Parkinson chez des hommes ayant consommé ces produits contaminés 30 ans auparavant.
Jadis utilisé dans les maisons pour tuer les termites et dans les cultures de maïs, la production et la vente d'heptachlor sont désormais interdites.
Plusieurs études ont déjà suggéré que les composés organochlorés et autres pesticides jouent un rôle dans le développement de la maladie de Parkinson. Des études post-mortem ont d'ailleurs trouvé des niveaux de composés organochlorés dans les tissus du cerveau -et plus particulièrement dans la substance noire- de personnes souffrant de la maladie de Parkinson.
"De plus, plusieurs études d'observation ont rapporté une association entre la consommation de produits laitiers et le risque de développer la maladie de Parkinson. Or, le lait peut contenir certains polluants comme des pesticides organochlorés tels que l'heptachlor " expliquent les auteurs de l'étude.
Les chercheurs ont suivi 449 hommes pendant plus de 30 ans jusqu'à leur décès. Ils ont recueilli des informations sur leur consommation de lait de 1965 à 1968 et ont réalisé des autopsies sur 116 hommes après leur décès.
Les chercheurs ont remarqué que la consommation de lait était associée à la perte de neurones au niveau de la substance noire, signe avant-coureur de la maladie de Parkinson. En effet, ceux qui buvaient le plus de lait présentaient la perte de neurones au niveau de la substance noire la plus importante. Cette association est essentiellement observée chez les participants non-fumeurs.
L'heptachlor rejoint la liste des pesticides accusés de favoriser Parkinson, comme le manèbe, le bénomyl, la roténone (autrefois autorisée en bio), le 2,4D. La perméthrine, un insecticide vaporisé sur les vêtements est aujourd'hui sur la sellette.
Ils favorisent la démence
Les agriculteurs exposés aux pesticides sur une longue période ont plus de risques de démence. C'est ce que révèle une étude menée par des chercheurs bordelais.
Afin d'évaluer l'impact de l'exposition aux pesticides sur les capacités intellectuelles, les auteurs ont suivi 614 viticulteurs âgés de 40 à 60 ans et exerçant leur métier depuis au moins 20 ans. Chaque participant a passé une série de neuf tests mesurant notamment la mémoire, l'expression orale ou encore le temps de réaction.
Durant les six ans d'étude, 20 % des viticulteurs n'ont jamais été exposés aux pesticides, plus de 50% ont été directement exposés et les autres ont été indirectement exposés. Les travailleurs exposés aux pesticides réalisent de moins bonnes performances aux tests que les autres. Par ailleurs, les plus exposés aux pesticides ont plus de risques de que ceux qui ne sont pas exposés.
Pour les auteurs, " la légère déficience que nous avons observée soulève la question des risques potentiellement plus élevés de traumatisme dans cette population et de l'évolution possible vers les maladies neurodégénératives comme la maladie d'Alzheimer. "
Ils affectent le développement de l'enfant

Selon des chercheurs de l'Ecole de Santé Publique de l'Université de Colombia, le chlorpyriphos, un insecticide utilisé en agriculture, est associé à des retards physiques et mentaux chez les jeunes enfants exposés.
Les auteurs ont recruté 266 enfants vivant à New York dans des quartiers précaires où le chlorpyriphos était fréquemment employé avant l'interdiction de son utilisation domestique en 2001. Ils ont évalué l'effet de l'exposition à ce pesticide sur les enfants.
Le développement psychomoteur comme le développement mental sont retardés chez les enfants ayant eu une exposition élevée au pesticides.
D'après Virginia Rauh, co-directrice du Centre de Santé Environnementale des Enfants de Colombia, " le chlorpyriphos ainsi que d'autres insecticides organophosphorés sont encore couramment utilisés à des fins agricoles. Nous espérons que les résultats de cette étude, qui démontrent à nouveau la neurotoxicité du chlorpyriphos, feront prendre conscience aux professionnels de la santé publique et aux autorités des dangers potentiels d'une exposition à cette substance pour les femmes enceintes et les jeunes enfants ".
Ils sont à l'origine de cancers
Des chercheurs ont établi un lien de cause à effet entre l'exposition aux pesticides et certains cancers de sang. Les agriculteurs développent ces types de cancer en plus grand nombre que les autres professionnels. Les chercheurs ont suivi pendant 5 ans 144 agriculteurs exposés aux pesticides. Ils ont tenu compte du fait que les facteurs de risque ne sont pas les mêmes pour tous les agriculteurs. Tout dépend du type de pesticide employé, de la taille des exploitations, du mode d'épandage et des doses utilisées.
Les agriculteurs présentent plus fréquemment une altération chromosomique connue pour être une première étape vers la cancérisation de cellules lymphocytaires. Cette mutation génétique entraîne la surexpression d'un gène responsable de la synthèse d'une protéine inhibant la mort cellulaire. D'où une survie de cellules normalement vouées à mourir.
Dans la population générale, cette anomalie est présente dans moins d'une cellule sur un million. " Les agriculteurs exposés aux pesticides développent dans leur génome 100 à 1000 fois plus de cellules anormales, qui peuvent ensuite éventuellement se transformer en lymphome folliculaire ", constate Bertrand Nadel, auteur de l'étude.
De plus, des résultats publiés dans la revue Pediatrics suggèrent que les enfants exposés à des insecticides à la maison auraient un risque accru de développer une leucémie ou un lymphome. Cette conclusion provient de l'analyse de 16 études publiées en une décennie.
Leucémie et lymphome –deux formes de cancer du sang- sont les cancers les plus fréquemment rencontrés chez l'enfant. " Il y a une préoccupation croissante concernant le lien entre une exposition chronique et de faible niveau aux pesticides pendant l'enfance et le risque de cancers développés par l'enfant " explique l'article.
L'équipe de chercheurs a regroupé les résultats de 16 études internationales réalisées entre 1993 et 2013. Toutes les études comparaient un groupe d'enfants atteints de cancer à un groupe d'enfants en bonne santé et estimaient l'exposition aux pesticides grâce à un questionnaire posé aux parents.
Les résultats montrent que les enfants exposés à des insecticides à l'intérieur de leur maison avaient un risque accru de développer un cancer du sang. Il existe également une association plus faible entre l'exposition aux herbicides (désherbants) et le risque de leucémie.
Globalement, les enfants qui avaient été exposés à des insecticides à l'intérieur de la maison étaient 43% et 47% plus susceptibles de développer respectivement un lymphome ou une leucémie que les enfants qui n'avaient pas été exposés. Les chercheurs n'ont pas trouvé d'association entre les insecticides utilisés en extérieur et le risque de cancers. Par contre, les enfants exposés à des désherbants avaient 26% de risque en plus de développer une leucémie.
Un lien avec l'autisme

Une étude parue dans la revue Environmental Health Perspectives montre que le risque d'avoir un enfant autiste est plus élevé chez les femmes enceintes vivant près d'espaces traités avec des pesticides: champs, terrains de golf...
Les chercheurs de l'université de Californie ont étudié les données de l'étude CHARGE (Childhood Autism Risks from Genetics and Environment) comprenant 970 enfants âgés de 2 à 5 ans. 486 avaient un diagnostic confirmé d'autisme ou de TSA (troubles du spectre d el'autisme), 168 un autre retard de développement cognitif (affectant la communication, les relations sociales…) et 316 un développement normal. Les mères ont fait la liste des adresses où elles avaient vécu avant et pendant leur grossesse. Les chercheurs ont comparé ces adresses à la base de données californienne des applications de pesticides.
La plupart des femmes de l'étude n'avaient pas vécu près de zones d'application de pesticides pendant leur grossesse, mais environ un tiers avaient habité à moins de 1,5 km d'un lieu où étaient répandus des produits chimiques. La proximité avec des organophosphates pendant la grossesse était associée à une augmentation de 60 % du risque de TSA ; c'était encore plus élevé pour le 3ème trimestre de grossesse (risque doublé), et le second trimestre avec des applications de chlorpyriphos (risque triplé). Les enfants des mères qui vivaient près d'applications d'insecticides pyréthrinoïdes juste avant la conception ou pendant le 3e trimestre avaient un risque augmenté de TSA et de retard de développement: les risques augmentaient entre 70 % et 130 %.
Mais ce n'est pas tout: les pesticides favorisent aussi le risque cardiovasculaire, les colopathies, la résistance aux antibiotiques, nuiraient à l'intelligence des enfants, provoqueraient des troubles de l'attention…
Pour les éviter autant que possible, optez si vous le pouvez pour le bio. Les fruits et légumes bio contiennent plus d'antioxydants et moins de toxiques. Veillez aussi à ne pas utiliser de pesticides chez soi: jardin, maison.
Sources
Abbott RD,. Midlife milk consumption and substantia nigra neuron density at death. Neurology. 2015 Dec 9. pii: 10.1212/WNL.0000000000002254. [Epub ahead of print].
Isabelle Baldi, Anne Gruber, Virginie Rondeau, Pierre Lebailly, Patrick Brochard, Colette Fabrigoule ; Neurobehavioral effects of long-term exposure to pesticides: results from the 4-year follow-up of the PHYTONER Study. Occup Environ Med oem.2009.047811Published Online First: 22 November 2010 doi:10.1136/oem.2009.047811
Lovasi GS, Quinn JW, Rauh VA, Perera FP, Andrews HF, Garfinkel R, Hoepner L, Whyatt R, Rundle A ; Chlorpyrifos Exposure and Urban Residential Environment Characteristics as Determinants of Early Childhood Neurodevelopment. Am J Public Health. 2010 Mar 18.
Agopian J, Navarro JM, Gac AC, Lecluse Y, Briand M, Grenot P, Gauduchon P, Ruminy P, Lebailly P, Nadel B, Roulland S. Agricultural pesticide exposure and the molecular connection to lymphomagenesis. J Exp Med. 2009 Jul 6;206(7):1473-83. Epub 2009 Jun 8.
Chen M. Residential Exposure to Pesticide During Childhood and Childhood Cancers: A Meta-Analysis. Pediatrics. 2015 Sep 14. pii: peds.2015-0006. [Epub ahead of print]
Shelton JF, Geraghty EM, Tancredi DJ, Delwiche LD, Schmidt RJ, Ritz B, Hansen RL, Hertz-Picciotto I.Neurodevelopmental Disorders and Prenatal Residential Proximity to Agricultural Pesticides: The CHARGE Study. Environ Health Perspect. 2014 Jun 23
Diana Teixeira, Diogo Pestana, Cristina Santos, Luísa Correia-Sá, Cláudia Marques, Sónia Norberto, Manuela Meireles, Ana Faria, Ricardo Silva, Gil Faria, Carla Sá, Paula Freitas, António Taveira-Gomes, Valentina Domingues, Cristina Delerue-Matos, Conceição Calhau, Rosário Monteiro. Inflammatory and Cardiometabolic Risk on Obesity: Role of Environmental Xenoestrogens. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 2015; jc.2014-4136 DOI:10.1210/jc.2014-4136

attention: IMPORTANT A LIRE

jeudi 28 janvier 2016, 10:37  
les scientifiques du Technion d'Israël et en Allemagne ont découvert des preuves que certains aliments transformés endommagent l'intestin et affaiblissent sa résistance à des bactéries, aux toxines et à d'autres éléments hostiles.
Les chercheurs ont découvert un lien entre les aliments transformés et les maladies auto-immunes.
Dans l'agitation du monde d'aujourd'hui, sur les aliments transformés, ce facteur de commodité peut entraîner un prix plus grand que précédemment connu, dit une équipe internationale de chercheurs.
Dans les résultats publiés récemment, des chercheurs israéliens et allemands ont présenté des preuves que les aliments transformés affaiblissent la résistance de l'intestin aux bactéries, toxines et à d'autres éléments nutritionnels, qui à son tour augmente la probabilité de développer des maladies auto-immunes.
Les maladies auto-immunes sont dues à une hyperactivité du système immunitaire à l'encontre de substances ou de tissus qui sont normalement présents dans l'organisme. Parmi ces maladies peuvent être cités la sclérose en plaques, le diabète de type 1 , jadis appelé "diabète juvénile" ou "diabète insulino-dépendant", le lupus, les thyroïdites auto-immunes, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le syndrome de Goujerot-Sjögren, la maladie de Crohn, etc..
Professeur Aaron Lerner, de la Faculté de médecine de Technion
L'étude a été dirigée par le professeur Aaron Lerner, de la Faculté de médecine de Technion et Carmel Medical Center à Haïfa et le Dr Torsten Matthias de l'Institut Aesku-Kipp (Allemagne).
L'équipe de recherche a examiné les effets des aliments transformés sur les intestins, et sur le développement de maladies auto-immunes; conditions dans lesquelles il y a des dommages de ses propres tissus. Plus de 100 de ces maladies ont été identifiés, y compris le diabète de type 1, la maladie cœliaque, le lupus, la sclérose en plaques, l'hépatite auto-immune et la maladie de Crohn.
Au cours des dernières décennies, il y a eu une diminution de l'incidence des maladies infectieuses, mais en même temps il y a eu une augmentation de l'incidence des maladies allergiques, le cancer et les maladies auto-immunes“ a déclaré le professeur Lerner.
Dans leur étude, les chercheurs se sont concentrés sur l'augmentation vertigineuse de l'utilisation des additifs alimentaires industriels visant à améliorer des qualités telles que le goût, l'odeur, la texture et la durée de conservation, et il a été découvert une connexion circonstancielle significative entre l'utilisation accrue d'aliments transformés et l'augmentation de l'incidence des maladies auto-immunes.
De nombreuses maladies auto-immunes résultent de dommages sur la muqueuse intestinale. Lorsqu'elle fonctionne normalement, elle sert de barrière contre les bactéries, des toxines, des allergènes et des agents cancérigènes, et protège le système immunitaire. Ces dommages, aussi connu comme le leaky gutraquo, entraîne le développement de maladies auto-immunes.

Les chercheurs ont découvert qu'au moins sept additifs alimentaires communs affaiblissent les intestins:  glucose (sucres), sodium (sel), solvants graisseux (émulsifiants), des acides organiques, gluten, la transglutaminase microbienne (une enzyme spéciale qui sert de protéine alimentaire-colle et des particules nanométriques.
"Le contrôle et l'exécution des organismes tels que la FDA supervisent rigoureusement l'industrie pharmaceutique, mais le marché de l'additif alimentaire reste sans surveillance“ a déclaré le professeur Lerner; “Nous espérons que cette étude et des études similaires vont accroître la sensibilisation sur les dangers inhérents à des additifs alimentaires industriels, et sensibiliser à la nécessité d'un contrôle sur eux.
Les chercheurs conseillent aussi aux patients atteints de maladies auto-immunes, et ceux qui ont des antécédents familiaux de ces maladies, d'éviter les aliments transformés lorsque cela est possible.
Que sont les aliments transformés?
Les aliments transformés sont des aliments qui ont été compromis par l'ajout d'hormones, additifs, conservateurs, de matériel génétique artificiel ou d'autres traitements chimiques ou thermiques qui altèrent ou détruisent les enzymes naturels sains, acides gras, vitamines et minéraux.
Ce sont des aliments qui ont été transformés:
  • chauffés (traitement des aliments en conserve et séchés
  • usinés (la farine blanche)
  • traités sous pression (le lait)
  • irradiés (herbes, épices, tisanes)
  • contenant des additifs alimentaires (les nouilles, les produits laitiers, les sauces de cuisson).
Les aliments transformés sont faciles à reconnaître, ils sont presque toujours dans un emballage. L'objectif principal des aliments transformés est de prolonger la durée de vie des aliments ainsi que de pouvoir vendre de plus grandes quantités.

Halte aux micro-billes dans les produits de beauté

Dangers des microbilles
mercredi 13 janvier 2016, 16:02
Focus sur des choses que vous ne soupçonnez pas et qui sont à la mode maintenant chez tous les fabricants de cosmétiques et produits sanitaires: les micro-billes de plastique, du polyéthylène ou du polypropylène. Bon appétit, mes amis!
Sans doute, comme moi, ignoriez-vous jusqu'il y a peu que de nombreux produits cosmétiques contiennent de ces micro-billes de plastique. Du plastique! Et vous devez en avaler tous les jours….
J'ai déjà mis une info sur ce blog avant de le changer de destination, les nano-particules, cherchez avec la boîte à outil.
Au cours du mois de janvier 2013, Unilever, le gigantesque groupe annonçait qu'il abandonnait l'utilisation de microbilles de plastique dans certains de ses produits cosmétiques pour le corps: les gommages et les soins exfoliants. L'entreprise répondait de cette façon aux pressions de plusieurs associations environnementales britanniques qui font campagne contre l'utilisation de ces micros-plastiques… Depuis, les appels des associations n'ont cessé.
Jusqu'à il y a peut, ce sont les illuminés des défenseurs de la nature qui pleuraient pour nous expliquer les dégâts sur l'environnement.
Les Anglo-saxons appellent les micro-billes des "larmes de sirène", un terme évocateur de leurs effets sur la faune marine.
Dans un article du Figaro, François Galgani, chercheur à l'Ifremer et spécialiste de ce problème explique que "globalement, on sait que 70 % à 80 % des plastiques de toutes tailles que l'on retrouve dans les océans viennent de la terre". Il estime que dans les déchets plastiques flottant à la surface des océans, "la part des cosmétiques restera toujours plus faible que celle provenant des emballages", mais que c'est pourtant un véritable problème car ces micro-plastiques sont facilement ingérés par la faune aquatique…
Les particules de plastique sont si petites qu'elles ressemblent à s'y méprendre à des grains de sable, et si nombreuses dans l'océan, que selon The Guardian, elles dépassent parfois les quantités de plancton. Les micro-plastiques entrent ainsi dans la chaîne alimentaire des petites créatures marines, et donc dans notre propre chaine alimentaire. François Galgani souligne aussi qu'au-delà du danger que représentent les micro-plastiques pour les espèces qui les mangent, ces micro-plastiques agissent aussi de manière indirecte sur l'environnement en servant de "support à d'autres espèces qui se greffent sur ces micro-déchets et vont coloniser grâce aux courants marins d'autres territoires modifiant grandement les équilibres".
Mais, après la déclaration d'Unilever, est-ce qu'on ne trouve ces billes que dans les gommages?
Il n'est pas facile de cerner l'étendue du problème. Comme l'explique le journaliste du Figaro qui consacre un article à ce sujet, Unilever jusqu'à présent n'a pas répondu aux questions posées concernant les quantités utilisées de ces plastiques. On sait que c'est le plus souvent du polyéthylène ou du polypropylène. Et aussi que ces micro-billes peuvent entrer dans la composition d'autres produits que les gommages et soins exfoliants: vous avez certainement vu de ces billes dans des savons, des gels, des crèmes, des shampooings, des déodorants, des eye-liners et même des dentifrices.
Selon les estimations de la Marine Conservation Society "trois produits de gommage sur quatre contiennent ces micro-plastiques".
L'ONG évoque aussi une étude de l'institut pour les études environnementales de l'université d'Amsterdam selon laquelle les microbilles peuvent représenter jusqu'à 10,6 % du poids d'un produit, soit 21 grammes de plastique pour 200 ml de produit. Cospheric, un fabricant de ces microbilles, explique qu'il faut plus de 147 millions de billes mesurant 0,02 mm pour obtenir un gramme, ou plus de 400.000 pour celles qui mesurent 0,15 mm. Or, dans une étude publiée dans Marine Pollution Bulletin, des chercheurs néo-zélandais estiment pour leur part que les "trois quarts des marques de nettoyants pour le visage vendus dans les supermarchés du pays utilisaient des microbilles d'une taille inférieure à 0,1 mm".
Au final, Corinne, ce sont probablement des milliards de petites billes qui aboutissent chaque jour dans les égouts puis les rivières et les mers, puisque bien souvent, les stations d'épuration ne parviennent pas à les filtrer.
Pourquoi sont-elles aussi présentes ?
Selon les fabricants, ces billes industrielles sont sans danger pour notre santé et ont l'avantage de pouvoir être colorées, d'être moins irritantes selon eux que les exfoliants naturels car d'une rondeur plus régulières… Il est probable qu'il y ait tout simplement des avantages financiers et pratiques pour les fabricants de cosmétiques à utiliser ces microbilles sans doute moins chères et plus faciles à se procurer en grande quantité que les exfoliants naturels?
Comment les éviter?
En examinant les emballages qui parfois mentionnent que le produit "contient des microbilles". Soyez attentifs à l'aspect du produit aussi: il va de soi qu'un dentifrice dont on voit des microbilles bleues ou vertes est sans doute à base de microbilles synthétiques… Plus que jamais, cela peut être utile d'apprendre à lire la liste des ingrédients (on en a parlé dans cette chronique) car à côté de ces microbilles, les nanoparticules sont de plus en plus souvent présentes dans les cosmétiques: ce sont des produits invisibles à l'œil nu qui peuvent avoir un impact réel sur la santé des animaux marins et de la notre.
L'Université de Wageningen aux Pays-Bas a montré en 2012 qu'en présence de nanoparticules, l'appétit des moules est moins important. L'étude a aussi confirmé que dans l'estomac des poissons se trouve 12% de débris en moyenne, dont la moitié de plastique.
Comme alternatives à ces exfoliants de plastique, vous pouvez soit choisir des produits qui contiennent des exfoliants naturels comme la poudre de coque de noix ou vous en procurer pour réaliser votre propre produit vous-même. Certains ingrédients très courants comme le sel, le sucre, ou le marc de café forment de bonnes bases d'exfoliants. Pour le dentifrice, pensez au bicarbonate, qui a un effet légèrement abrasif et remplace ainsi les micro-billes de plastique.
Pour le corps, vous pouvez aussi utiliser un gant de loofah, réalisé à 100% à partir de restes de séchage d'un concombre exotique. Pour le visage, néanmoins, et les peaux sensibles, privilégiez des substances légèrement gommantes.
Voici un un masque gommant très doux à base de farine de riz, une recette pratiquée par les japonaises.
C'est très simple: mélangez une cuillère à soupe de farine de riz avec un peu de lait, ajoutez une goutte d'huile de sésame, il n'y a plus qu'à étaler sur la peau de votre visage, puis laisser poser une dizaine de minutes avant de rincer!
Sachez voir la présence d'ingrédients polluants ou toxiques dans les produits de beauté et les parfums. Vous éviterez ainsi les phtalates et autres substances nocives encore trop souvent présentes dans les parfums et cosmétiques que l'on aime offrir.

Piles (batteries) au cadmium =  danger

mardi 8 décembre 2015, 11:29
L'intoxication au cadmium peut se faire de manière aiguë ou chronique, avec des lésions essentiellement pulmonaires, osseuses et rénales.
Le cadmium n'a pas de rôle physiologique dans le corps humain. Le métal lui-même et ses composés sont extrêmement toxiques, même à faibles concentrations, et ont tendance à s'accumuler dans les organismes vivants et les écosystèmes.
Les effets du cadmium sur l'organisme sont connus depuis les années 1950. Très toxique sous toutes ses formes (solide, vapeur, sels, composés organiques), c'est l'un des rares éléments n'ayant aucune fonction connue dans le corps humain ou chez l'animal. Il faut éviter son contact avec des aliments.
Il s'accumule provisoirement dans le foie avant de s'accumuler dans les reins où au-delà de 200 mg par kg chez l'adulte, il provoque des lésions irréversibles.
L'exposition professionnelle au cadmium peut être considérée comme responsable d'une augmentation significative du cancer du poumon. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a déterminé qu'il y a suffisamment de preuve chez l'homme quant à la cancérogénicité du cadmium et de ses composés. De même l'exposition non professionnelle (habitation dans des zones proches d'une industrie utilisant du cadmium) semble augmenter le nombre de cancers.
Il s'avère également que le cadmium a la capacité de modifier le matériel génétique, en particulier les chromosomes.
En France, la quantité moyenne annuelle de cadmium ingérée par personne et par an est évaluée à 12 mg. L'absorption par voie digestive de plus de 0,9 g ou par voie respiratoire (poussières) à des concentrations plus grandes que 200 mg·m-3 peut entraîner des troubles graves.
En France, la valeur limite d'exposition est fixée à 0,05 mg·m-3 pour les fumées d'oxyde.
La consommation de tabac peut représenter jusqu'à 75 % de l'absorption humaine en cadmium quotidienne. Aujourd'hui, les principaux risques d'intoxication sont liés aux expositions prolongées à de faibles doses de cadmium. Le cadmium est principalement absorbé par inhalation et se fixe à 30-40 % dans les reins, où il entraîne une perte anormale de protéines par les urines (protéinurie). Le cadmium semble quantitativement absorbé d'abord par inhalation et, à un moindre degré, par absorption gastro-intestinale. Il n'est pas absorbé par la peau.
La fumée et les poussières perdues par certaines industries (métallurgie, recyclage des batteries au cadmium, engrais phosphorés). Les travailleurs peuvent être exposés aux émanations contenant du cadmium au cours de la fonte et de l'affinage des métaux, ou en respirant l'air des usines qui fabriquent des produits contenant du cadmium tels que les piles électriques, les revêtements, ou les plastiques. Les travailleurs peuvent également être exposés au cours du brasage ou du soudage de métaux contenant du cadmium. Environ 512 000 travailleurs aux États-Unis chaque année séjournent dans des ambiances où une exposition au cadmium peut se produire.
Cependant, des règlements qui fixent les niveaux admissibles d'exposition sont appliqués pour protéger les travailleurs et faire en sorte que les niveaux de cadmium dans l'air soient nettement en dessous des niveaux dont on pense qu'ils peuvent avoir pour conséquence des effets nocifs;
La fumée de cigarette (la source principale de contamination de la population générale);
Les engrais phosphorés de synthèse (ou naturels parfois), qui en contiennent beaucoup et qui polluent le sol et les nappes: Certaines sources de phosphates utilisés pour les engrais contiennent du cadmium dans des proportions allant jusqu'à 100 mg/kg, ce qui peut conduire à une augmentation de la concentration de cadmium dans les sols (par exemple en Nouvelle-Zélande);
Certains aliments, dont les champignons, ou encore les organes comme le foie et les reins, qui en contiennent souvent des taux supérieurs aux normes, parce que leur rôle est justement de capter et de réduire les concentrations de cadmium circulant dans l'organisme. Certains légumes (par exemple les épinards) et les céréales peuvent concentrer le cadmium. Les cultures de céréales sur sols acides favorisent la contamination du grain, avec cependant des différences significatives selon les variétés plantées. Le cheval en absorbe plus que les autres animaux.
Les animaux sauvages ne sont pas épargnés, et peuvent être une source d'intoxication pour l'homme. En France, les plans de contrôles récents (2008) n'ont porté que sur un petit nombre d'échantillons ; pour le cadmium, ils montraient que c'est uniquement dans les viandes de gibier sauvage (7 échantillons de muscle sur 57 dépassaient la norme, ainsi que 9 échantillons de foie sur 56) des dépassement de normes ont été constatés (non dans le gibier d'élevage);
Les cendres et résidus d'incinération, après combustion d'objets contenant du cadmium (peintures, PVC, etc. comme colorant, additif ou catalyseur.
Les lichens, les mousses et les champignons peuvent accumuler des doses très élevées, voire mortelles, de cadmium et d'autres métaux lourds, faisant de ces espèces de bons indicateurs de l'état de pollution de l'environnement (quand elles y ont survécu).
Les accumulateurs au nickel-cadmium (NiCd) sont l'un des produits les plus populaires et les plus communs fabriqués à base de cadmium, et le sol peut être contaminé par leur enfouissement. En outre, l'inhalation du cadmium étant dangereuse, des risques potentiels sont à craindre avec les téléphones portables et sans fil : en particulier s'ils sont utilisés peu de temps après chargement (ce qui est moins fréquent avec les portables mais récurrent avec les téléphones sans fil), car les piles ou batteries rechargeables sont alors chaudes et dégagent souvent, même neuves, des vapeurs toxiques facilement inhalées de par la proximité avec les voies respiratoires. Face à ces risques et aux autres contaminations environnementales, les accumulateurs NiMH moins polluants et moins dangereux pour le santé, remplacent depuis 2008 les accumulateurs NiCd au sein de l'Union européenne.
Intoxications aiguës
L'inhalation de fumées d'oxyde de cadmium (générées lorsque le cadmium métallique est porté à haute température). Il entraîne des symptômes semblables à ceux de la fièvre des fondeurs (état grippal débutant). Le traitement est uniquement symptomatique.
L'exposition à des niveaux plus élevés peut causer de sérieux dommages pulmonaires, voire la mort. Les fumées d'oxyde de cadmium sont des irritants pulmonaires sévères (dû à la taille de leurs particules), alors que les poussières de cadmium sont moins irritantes, leurs particules ayant une plus grande dimension. Les symptômes sont souvent de type pulmonaire (les signes cliniques étant le reflet de lésions allant de l'irritation rhinopharyngée et bronchique à l'œdème pulmonaire), mais peuvent être aussi des maux de tête, des frissons, des douleurs musculaires, des nausées, des vomissements, des diarrhées, etc. Les concentrations fatales de fumées varient de 40 à 50 mg·m-3.
Intoxications chroniques
L'exposition et les effets varient selon le sexe. L'exposition chronique au cadmium par inhalation ou ingestion a comme conséquence des atteintes rénales qui peuvent continuer de progresser même après la cessation de l'exposition.
L'exposition de longue durée par inhalation à de bas niveaux peut causer une diminution de la fonction pulmonaire et l'emphysème.
L'absorption du cadmium par ingestion est quantitativement faible, mais l'exposition chronique à des niveaux élevés de cadmium dans la nourriture peut causer des désordres osseux graves, incluant l'ostéoporose et l'ostéomalacie.
L'ingestion à long terme, par une population japonaise, d'eau et de nourriture contaminées par le cadmium, a été associée à une condition incapacitante, la maladie itaï-itaï, c'est-à-dire “aïe-aïe“. Elle se caractérise par d'intenses douleurs au dos et dans les articulations, de l'ostéomalacie (rachitisme adulte), des fractures osseuses et, occasionnellement, des défaillances rénales.
Cette maladie affecte le plus souvent les femmes. La multiparité et une alimentation de pauvre qualité sont deux facteurs aggravants. La ménopause et l'ostéoporose peuvent aussi induire un auto-empoisonnement saturnin par relargage du plomb qui était fixé dans l'os (risque qui peut être réduit par un traitement hormonal).
L'exposition à de faibles doses est également nuisible. Une faible exposition a aussi des effets osseux négatifs chez l'homme. Les femmes de 53 à 64 ans sont à la fois les plus sensibles à la rétention du cadmium (qui semble ensuite diminuer légèrement) et à l'ostéoporose. Chez la femme, le taux de cadmium urinaire est statistiquement corrélé à une diminution de la densité osseuse, négativement associée à l'hormone parathyroïdienne (impliquée dans le métabolisme osseux) et positivement associée à la désoxypyridinoline urinaire (marqueur de résorption osseuse), y compris pour les femmes les moins exposées et n'ayant jamais fumé (le tabac est une des sources de cadmium. La gravité des effets osseux augmentait après la ménopause. Chez le rat le cadmium perturbe le système hormonal, et chez la souris, il aggrave la perte osseuse induite par un déficit hormonal. Le cadmium affecte notamment l'hormone parathyroïdienne et le métabolisme de la vitamine D.
Les effets testiculaires étaient démontrés chez l'animal à fortes doses expérimentales, avec une altération génétique constatée même à des doses inférieures aux doses toxiques chez la souris. On a récemment montré que le cadmium est aussi un perturbateur endocrinien. Chez le rat, il interagit, aux seuils à ne pas dépasser pour l'OMS, avec les récepteurs des œstrogènes. À l'université de Washington (États-Unis), des rats femelles dont on avait ôté par ablation les ovaires (afin que l'animal ne produise plus d'œstrogènes) ont été exposés à une injection hebdomadaire de cadmium à un taux qui est celui que l'OMS recommande de ne pas dépasser (5 et 7 microgrammes par kilogramme et par semaine). Quatre jours après la première injection, des effets pseudo-hormonaux étaient observés. Le cadmium dans le sang produit chez les rats femelles la pousse des glandes mammaires, ainsi qu'une augmentation du poids et de la taille de l'utérus. Les femelles gravides ont des petits dont la puberté survient plus tôt. Le lait peut être contaminé. Cet effet hormonal pourrait expliquer certains troubles osseux (ostéoporose, fractures précoces…) observés au Japon chez les femmes atteintes de la maladie itaï-taï décrite en 1967. Les conclusions ne peuvent être directement extrapolées à l'homme, mais la question est posée. Les effets œstrogéniques sont à confirmer par des études sur d'autres modèles animaux et chez l'homme, notamment parce que le cadmium a été injecté dans le cas des rats, alors qu'il peut être présent chez l'homme sous des formes différentes et moins brutales (voie orale ou pulmonaire)
D'autres conséquences de l'exposition chronique au cadmium sont[réf. souhaitée] :
L'anémie ;
La coloration jaunâtre des dents ;
La rhinite ;
L'ulcération occasionnelle du septum nasal ;
Des dommages au nerf olfactif, associés à une perte d'odorat.
Une autre question est celle de la synergie ou potentialisation lorsque le cadmium est absorbé — ce qui est souvent le cas — avec d'autres toxiques. Les doses maximales recommandées par l'OMS (7 microgrammes par kilogramme et par semaine, et entre 3 à 5 microgrammes par litre pour la boisson) pourraient un jour être révisées, comme pour le plomb (qui pourrait agir en synergie avec le cadmium comme cause de troubles osseux et hormonaux).
L'exposition au cadmium doit être minimisée. Le traitement est essentiellement symptomatique. Le traitement de l'ostéoporose n'a pas de particularité. À noter qu'un déficit en vitamine D pourrait aggraver une intoxication au cadmium, du moins sur un modèle animal, et qu'il doit être corrigé.
En résumé: Le cadmium est une substance cancérigène à l'origine de lésions irréversibles sur le foie, les poumons et les reins. Une fois ingérée ou inhalée, cette substance se fixe et s'accumule dans l'organisme sans pouvoir s'éliminer et peut engendrer des pathologies lourdes de type cancer broncho-pulmonaire, lesquelles peuvent apparaitre à l'échelle de 10, 20 ou 30 ans.
Les pouvoirs publics ont pris des mesures drastiques pour interdire le cadmium ou limiter son utilisation à des cas très restreints. Ainsi, le Code du travail interdit à l'employeur de recruter des salariés en contrat précaire pour l'exécution de travaux impliquant toute manipulation de cadmium et la sécurité sociale reconnaît l'origine professionnelle du cancer broncho-pulmonaire contracté au contact du cadmium.

Pollution des boîtes carton

vendredi 30 octobre 2015, 09:45
Une ONG alerte sur la contamination chimique d'aliments via des emballages
L'ONG Foodwatch a alerté, mardi 27 octobre, sur la contamination chimique de produits alimentaires courants comme les pâtes ou le riz par les emballages cartonnés, et demande aux pouvoirs publics de rendre obligatoires de nouvelles règles.
"Des huiles dérivées d'hydrocarbures sont retrouvées dans les aliments de grande consommation comme les pâtes, les lentilles, les céréales, les biscuits ou le riz", a affirmé lors d'une conférence de presse Ingrid Kragl, directrice de l'information de Foodwatch en France. "Ces huiles renferment des substances toxiques et l'industrie alimentaire doit agir pour mettre des barrières entre les emballages cartonnés et les contenus alimentaires", a demandé la responsable en présentant une enquête sur 42 produits de très grande consommation en France achetés dans différents hypermarchés.
Selon Foodwatch, la contamination par ces "huiles minérales" de la nourriture emballée a plusieurs origines : le carton recyclé, des cartons non recyclés mais contaminés par l'environnement extérieur et les résidus des produits lubrifiants des machines lors de la fabrication. " Les emballages recyclés restent néanmoins l'une des sources principales de contamination ", affirme l'ONG. Cela s'explique par l'accumulation d'encres et d'autres substances comme des solvants.
"Une préoccupation potentielle" (Efsa)
Deux catégories d'huiles sont mises en cause : les MOAH (mineral oil aromatic hydrocarbons), suspectées d'être cancérigènes et mutagènes, et les MOSH (mineral oil saturated hydrocarbons). Aucune réglementation n'existe actuellement sur les quantités acceptables de ces huiles minérales dans les produits alimentaires. Mais l'agence sanitaire européenne (Efsa), dans un avis de 2012, indiquait que l'exposition à ces substances via la nourriture était " une préoccupation potentielle ". L'ONG demande que des seuils limite par substance soient fixés, et même qu'une tolérance zéro soit appliquée sur les MOAH (hydrocarbures aromatiques d'huile minérale).
L'ONG, qui lance une pétition, exige aussi que "des barrières efficaces" soient mises en place par les industriels pour éviter ce phénomène de "migration" du carton vers les denrées alimentaires. " Il existe des solutions", a affirmé Ingrid Kragl, citant en exemple des sachets intérieurs empêchant cette "migration" de substances, une couche protectrice appliquée sur le carton ou un matériau absorbant permettant de piéger ces huiles dans l'emballage. Pour preuve qu'il est possible d'agir, Foodwatch a mis en avant les résultats de tests en laboratoires effectués sur 120 produits en Allemagne, Pays-Bas et France.
Pour un même type de produit (pâtes, biscuits, couscous, etc.), les teneurs en huiles minérales sont très variables d'une marque à une autre. Pour le riz par exemple, sept marques ont été testées en France : la quantité d'huiles MOSH peut varier de 0 à 5 mg/kg, celle de MOAH de 0 à 1,1 mg/kg.
Raison garder
L'Association nationale des industries alimentaires (Ania) a pour sa part indiqué que " la détection de traces d'une substance comme les huiles minérales n'induit pas nécessairement un risque pour la santé". "Avant de générer volontairement des peurs infondées visant à jeter le discrédit sur toute une profession, il est indispensable de faire appel aux agences de sécurité en charge d'évaluer les risques liés à la sécurité des aliments dont c'est la mission et l'expertise. Il est nécessaire d'agir avec responsabilité et discernement", a déclaré le président de l'Ania, Jean-Philippe Girard, cité dans un communiqué.
Pour cette campagne, Foodwatch a reçu le soutien du Réseau environnement santé (RES), présidé par le toxicologue André Cicolella et qui regroupe des associations impliquées dans les problèmes de santé liés à l'environnement. Le réseau a notamment contribué à la prise de conscience du rôle des perturbateurs endocriniens, comme le Bisphénol A, dans de nombreuses maladies.
AUTANT QUE FAIRE CE PEU
Lisez tous les dossiers
Utilisez des produits mis en pots de verre
Achetez des produits surgelés: les aliments sont surgelés AVANT d'être emballés. Pour les consommer, sortez-les du paquet et posez sur une assiette.
Ne faites jamais cuire dans des barquettes alu, n'utilisez pas de papier cuisson
Utilisez uniquement des poêles en fer sans antiadhérant, des récipients en céramique, inox ou en verre. Une poêle en fer bien culottée (c'est expliqué sur mon site) n'attache pas! Si vous ne pouvez pas faire moins, utilisez des récipients en céramique, c'est moins pollué que les autres type silicone, pierre etc.
Achetez des produits en boîtes carton que si vous savez que l'objet de vos désirs est dans un sachet sans impression, style weetabix original.
Perso, j'ai travaillé 15 ans les imprimeries, alors les polluants d'encre, je connais!

Bon à savoir

Les colorants à éviter
Jaune de quinoléine (E104). Ce colorant jaune se trouve surtout dans les sodas et confiseries mais aussi dans certaines confitures et dans les boissons alcoolisées. Il est interdit aux Etats-Unis et en Australie parce que c'est un agent mutagène, potentiellement cancérogène. Le jaune de quinoléine est aussi susceptible de provoquer des réactions allergiques chez les personnes sensibles.
Azorubine / carmoisine (E122). Ce colorant synthétique rouge que l'on trouve essentiellement dans les charcuteries est interdit en Australie, en Norvège, en Suède et aux États-Unis.
Amarante (E123). Ce colorant rouge est autorisé uniquement dans les vins apéritifs, spiritueux, y compris les boissons spiritueuses de moins de 15 % d'alcool en volume et les œufs de poisson. Il est interdit aux Etats-Unis, en Norvège, en Russie et en Autriche. Des chercheurs japonais ont établi que l'amarante est génotoxique.
Rouge Ponceau 4R / rouge cochenille (E124). Ce colorant est utilisé en pâtisserie fraîche ou sèche, entremets, flans, fruits au sirop, confiserie, bonbons, chewing-gum, chorizo. Ce colorant est probablement génotoxique.
Erythrosine (E127). Ce colorant n'est autorisé que pour les cerises pour cocktail, cerises confites ou bigarreaux au sirop. Le potentiel cancérogène de l'érythrosine est connu depuis de nombreuses années.
Rouge “allura” AC (E 129). On le trouve dans les sodas, les apéritifs, les saucisses et les viandes pour hamburger. Ce colorant est probablement génotoxique.
Noir brillant BN (E151). Ce colorant se trouve dans les harengs fumés. Il est interdit aux Canada, aux État Unis, en Finlande, Japon, en Norvège. C'est un agent mutagène et génotoxique.
Les additifs au phosphate à proscrire
L'Agence européenne des aliments doit réévaluer ces additifs avant le 31 décembre 2018, une tâche à laquelle est assignée une " priorité haute ". Mais compte tenu des études défavorables qui s'accumulent chaque jour, et qui lient l'excès de phosphore à des risques cardiovasculaires, rénaux et maintenant de cancer, nous conseillons de ne plus consommer d'aliments qui renferment ces additifs, afin d'obliger les industriels à changer leurs pratiques. En voici la liste :
•Acide orthophosphorique (E338)
•Orthophosphates de sodium (E 339)
•Orthophosphates de potassium (E 340)
•Orthophosphates de calcium (E 341)
•Orthophosphates de magnésium (E343)
•Diphosphates (E 450)
•Triphosphates (E 451)
•Polyphosphates (E 452)
Les autres additifs indésirables
Nitrate de sodium (E251) et nitrite de sodium (E205). Ce sont des conservateurs très présents dans les charcuteries et les viandes traitées façon charcuteries (volailles…). Ils sont classés comme des cancérogènes probables par le Centre international de recherches sur le cancer (Lyon) en présence d'amines ou d'amides apportés par les viandes ou les poissons. Remplacer les nitrites est certes compliqué; en plus de la belle couleur qu'ils donnent au jambon, ils sont surtout là pour prévenir le développement de la bactérie à l'origine du botulisme (Clostridium botulinum). Il existe des alternatives : probablement plusieurs substances naturelles devront être mises ensemble à contribution (CCMP, lactates, antioxydants...). Comme cela entraînerait un coût supplémentaire pour les producteurs, et une modification des méthodes de production, rien n'avance du côté de la recherche de solutions plus sûres.
BHA (E320). Cet antioxydant de synthèse est considéré comme un cancérogène potentiel par le National Toxicology Program des Etats-Unis.
Glutamate monosodique (E621). Cet exhausteur de goût se retrouve dans de nombreux plats cuisinés et soupes. Une partie de la population et certains asthmatiques y est sensible et réagit par des symptômes regroupés sous le nom de " syndrome du restaurant chinois ". Les acides aminés excitateurs comme l'acide glutamique et l'acide aspartique sont soupçonnés d'être toxique pour les neurones et de favoriser des maladies dégénératives comme Parkinson.
Hexaméthylènetétramine (E239). Ce conservateur de synthèse utilisé dans certains fromages contient du formaldéhyde, produit chimique toxique. Il n'est pas autorisé en Australie et Nouvelle-Zélande.
Orthophénylphénol (E231). Conservateur de synthèse autorisé pour le traitement externe des agrumes, interdit en Australie et Nouvelle-Zélande. Il peut être à l'origine de réactions cutanées et d'inflammation des muqueuses.
Parabènes (E214-E219). Ces conservateurs pour cosmétiques sont également utilisés comme additifs alimentaires. Certains peuvent se comporter comme des hormones femelles. Plusieurs parabènes alimentaires sont interdits en Australie. A éviter chez les enfants et pendant grossesse et allaitement.

Sacs en plastiques interdits: vous utilisez des sacs conformes

Bien laver son filet à commissions
lundi 5 octobre 2015, 15:09
Pour que vous et votre famille soyez en toute sécurité, voici nos conseils pour l'emballage alimentaire dans des sacs lors de vos achats :
Emballer les aliments crus séparément des aliments prêts-à-être consommés, dans des sacs séparés. Ce pourrait être soit dans un sac en plastique fourni par le magasin (il n'y aura pas de frais pour les sacs qui contiennent seulement les aliments non emballés, les marchandises contaminées par de la terre, la viande et le poisson crus) ; ou un sac réutilisable.
Si vous utilisez des sacs réutilisables, garder un ou deux sacs pour les aliments crus seulement et ne pas utiliser les mêmes sacs pour les aliments prêts-à-être consommés.
Vérifiez dans vos sacs la présence de déversements éventuels (par exemple jus de la viande crue ou souillures) après chaque utilisation. S'il y a eu un déversement, des salissures ou des dommages, les sacs en plastique réutilisables ou les sacs en plastique à usage unique devraient idéalement être éliminés. Les sacs en coton ou en tissu à vie peuvent être mis dans une machine à laver.

Du café et des ongles

jeudi 1er octobre 2015, 15:24 L'Altuglas, recyclable infiniment, aussi transparent que le verre: utilisé dans, par exemple la verseuse à café d'une machine à café électrique.
Évidemment, si l'on précise que le PMMA est fabriqué par polymérisation radicalaire du méthacrylate de méthyle, molécule “extrêmement dangereuse pour notre santé“ et amorcée par le peroxyde de benzoyle ou l'azobisisobutyronitrile, ça risque de couper un peu la dégustation de votre café!
Un récent documentaire de la BBC vient de révéler l'utilisation de méthacrylate de méthyle dans certains instituts de beauté. Une molécule qui est pourtant extrêmement dangereuse pour notre santé.
C'est un récent documentaire de la BBC qui a tiré la sonnette d'alarme. Dans Inside Out : How Safe Is Your Manicure ?, des journalistes britanniques révèlent l'utilisation de méthacrylate de méthyle (ou MMA) dans certains salons de beauté. Or, la substance (fréquemment utilisée comme colle lors de la pose de faux ongles en capsules) présente un véritable danger pour notre santé.
Réactions allergiques, asthme et destruction des tissus
En effet, cette molécule serait si toxique qu'elle causerait des dégâts permanents aux ongles ainsi que des réactions allergiques sévères. "L'ongle, les cuticules et la peau des doigts autour sont sévèrement attaqués, explique le Dr David Orton, membre de l'association des dermatologues de Grande-Bretagne. Par ailleurs, le MMA peut aussi aggraver des troubles asthmatiques“. Bref, un vrai poison!
À l'heure actuelle, le méthacrylate de méthyle (qui entre aussi dans la composition du ciment industriel...) n'est interdit qu'aux États-Unis. Aussi, la prochaine fois que vous vous rendez en institut pour vous faire faire une jolie manucure, n'oubliez pas de vérifier la liste des ingrédients des produits utilisés par votre esthéticienne!
Maintenant, vous savez pourquoi je fais mon café avec une cafetière à filtre en émail!!!

Pollution intérieure 

mardi 22 septembre 2015, 15:24
Ameublement: 31 substances toxiques en ligne de mire
L'Anses publie une liste de 31 substances toxiques utilisées pour la fabrication des meubles, qui devront faire l'objet d'un étiquetage à l'horizon 2020.
Etiqueter pour mieux informer. Le principe, qui se développe dans la distribution alimentaire, fait son chemin dans les espaces intérieurs des Français. Ainsi, depuis 2013, l'étiquetage des produits de construction et de décoration vendus dans l'Hexagone est obligatoire. Le troisième Plan National Santé Environnement prévoit l'extension de cette mesure aux produits d'ameublement.
C'est dans ce contexte que les ministères de la Santé et de l'Ecologie ont saisi l'Anses (L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail), afin de déterminer une liste prioritaire des substances volatiles utilisées pour la fabrication des meubles, et susceptibles de polluer les espaces intérieurs.
Cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques
En effet, " les produits d'ameublement sont constitués de multiples matériaux qui peuvent être traités, décorés ou protégés. Ils peuvent émettre de multiples substances volatiles ou semi-volatiles auxquelles peut être exposée la population générale ", note l'Anses dans un communiqué.
Ce lundi, l'agence publie donc la liste des substances qui devront faire l'objet d'un étiquetage à l'horizon 2020. " Sur la base de la dangerosité des substances et de leur possibilité d'être émises par des produits d'ameublement, 41 substances ont été identifiées comme substances d'intérêt, dont 31 prioritaires ", précise l'Anses dans son rapport.
Ces substances sont toutes classées cancérogènes, mutagènes et/ou reprotoxiques (elles affectent les capacités reproductrices) par les instances européennes et internationales. On les trouve dans le " mobilier rembourré " (permettant de s'asseoir avec un confort d'assise) et la literie (matelas et sommiers hors articles de literie tels que couette, oreiller…), ainsi que dans le " mobilier non rembourré " (meubles de rangement, plans de travail, tables, bureaux, chaises… à base de bois, de composants du bois, de métal, de matériaux plastiques, de pierre…).
Des dizaines d'autres substances toxiques
A noter que si les experts ont retenu 31 substances prioritaires, la liste des matières potentiellement toxiques émanant des meubles est, elle, beaucoup plus longue. Ainsi, au cours de leurs travaux, les auteurs du rapport ont recensé pas moins de 661 substances émises par les produits d'ameublement.
Parmi elles, 472 n'ont pas été hiérarchisées " parce qu'elles n'ont pas été évaluées par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer), et qu'elles ne disposent pas de classification harmonisée, en lien avec le danger sur la santé humaine, selon la réglementation européenne ". Toutefois, les auteurs soulignent que " cette absence de classification harmonisée ne préjuge pas d'une réelle absence de danger ".
Dans l'attente de l'entrée en vigueur de l'étiquetage obligatoire, " un accord volontaire pourrait être négocié avec les fabricants et distributeurs de meubles, les principaux metteurs sur le marché du mobilier de bureau pour les institutions publiques […] et les collectivités, avec comme objectif que 80 % des meubles pour enfants soient étiquetés ", précise l'Anses.
Extrait de la liste des 31 substances prioritaires pour l'étiquetage  - Anses

pollution des meubles

Attention shiitakés!

Shiitakés
dimanche 23 août 2015, 09:50

La consommation du champignon shiitaké alors qu'il n'a pas été suffisamment cuit peut entraîner une réaction toxique au niveau de la peau.
Mise en garde de la DGCCRF
Le shiitaké, ou lentin du chêne, ce champignon d'origine asiatique exporté partout dans le monde, doit être bien cuit avant consommation. Qu'il soit acheté frais, séché ou en poudre, le champignon shiitaké doit être cuit suffisamment avant d'être consommé. C'est le conseil que donne à titre préventif la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), relayé hier par Le Parisien.
Risque de réaction inflammatoire
En effet, avertit la DGCCRF dans son communiqué, la consommation du champignon à l'état cru ou insuffisamment cuit "peut engendrer des dermatites toxiques dites flagellaires". Des réactions qui se caractérisent par l'apparition de petites lésions sur l'ensemble du corps, ainsi parfois que de grandes stries rouges semblables à des marques de grattage. Démangeaisons assurées, qui peuvent mettre jusqu'à deux ou trois semaines à disparaître…
C'est le lentinane, un polysaccharide présent dans le champignon, qui serait responsable de cette réaction, dont 32 cas ont été attestés en France entre 2010 et 2013. Comme tous les sucres, la molécule est dénaturée par la chaleur, ce qui explique qu'il faille bien cuire le shiitaké avant consommation et ce, insiste la DGCCRF, que le champignon "soit acheté frais, séché ou en poudre".
Des vertus thérapeutiques encore à prouver
Le shiitaké est un champignon parfumé très populaire en Asie de l'est, notamment en Chine où il est utilisé dans la médecine traditionnelle. En dehors de ses qualités gastronomiques, il est souvent consommé comme complément alimentaire, en raison de ses vertus supposées pour la santé. Il est notamment censé stimuler les défenses immunitaires – une allégation qui reste à prouver scientifiquement, a arbitré en 2012 l'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA).
L'extrait de shiitaké est aussi couramment utilisé en Asie pour le traitement alternatif de certains cancers. Quelques études semblent aller dans ce sens, mais les données existantes sont pour l'heure loin de faire consensus. Dans le doute, et pour éviter des problèmes de démangeaisons quant à eux bien attestés, on préférera s'en tenir à la poêlée de champignons…
Si sa culture était limitée au territoire du Japon dans les années 1970, puis de la Chine à la fin des années 2000, elle se développe désormais dans l'Hexagone.
D'une manière générale, la Société mycologique de France rappelle qu'il faut consommer les champignons en petites quantités et jamais à tous les repas. "De plus, il ne faut jamais ramasser les champignons dans les endroits potentiellement souillés ou pollués (bords des routes, composts, champs amendés, etc.), car ces organismes, composés à plus de 80 % d'eau, sont de véritables éponges, et accumulent énormément les composés toxiques".
"Il est utile de noter les heures du ou des derniers repas, l'heure de survenue des premiers signes et de conserver les restes de la cueillette pour identification".

Canada: recherche sur les papiers d'emballage

dimanche 16 août 2015, 11:13
Des papiers d'emballage tueurs de bactéries inventés à Trois-Rivières (Canada) pourraient révolutionner l'industrie alimentaire en empêchant les éclosions de listériose et de salmonellose.
Testée sur la dangereuse E. coli, ainsi que sur Listeria et Salmonella, l'invention semble jusqu'ici infaillible et c'est une première mondiale.
On la doit à l'équipe du Pr Tarik Jabrane, chercheur au Centre d'innovation des produits cellulosiques, Innofibre, et professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières.
Les savants trifluviens ont cherché dans la nature les bactériophages, c'est-à-dire des tueurs de bactéries, capables de détruire naturellement les pathogènes responsables des plus importantes toxi-infections alimentaires.
Ils les ont ensuite reproduits en laboratoire pour en faire un cocktail de tueurs microscopiques qu'ils ont appliqué sur le papier.
Résultat: dès qu'un pathogène tente de s'installer dans la nourriture placée sur le papier bioactif, les petits tueurs dont il est enduit détruisent l'indésirable en un rien de temps.
Des tueurs microscopiques
Ces gardes du corps microscopiques, les bactériophages, «sont les micro-organismes les plus abondants sur Terre, explique le Pr Jabrane.
Dès qu'il y a une bactérie quelque part, il y a un phage qui se développe en utilisant le matériel génétique de la bactérie. Ça crée un équilibre.»
Le problème, c'est qu'en alimentation des contaminants extérieurs viennent s'introduire dans la nourriture. Alors, trop nombreuses, les bactéries prennent le dessus sur les phages. L'équilibre est ainsi rompu.
La stratégie du Pr Jabrane est de produire un cocktail de phages assez concentré pour que les bactéries n'aient jamais le dessus.
Les phages doivent aussi être assez efficaces pour empêcher les pathogènes de muter et tout ça sans aucune manipulation génétique.
En plus d'avoir le potentiel d'augmenter la sécurité alimentaire, cette invention assurerait de nouveaux débouchés pour l'industrie papetière, qui se verrait attribuer la tâche de produire de nouveaux papiers à haute valeur ajoutée, indique le Pr Jabrane.
L'équipe d'Innofibre doit cependant encore franchir quelques étapes avant que son produit puisse percer le marché.
“On est à regarder les besoins spécifiques des entreprises, explique le scientifique. Il s'agit de faire des alliances stratégiques“.
Prévenir la salmonellose
En attendant que les papiers tueurs de bactéries soient prêts pour la commercialisation, des scientifiques chercheront des moyens d'empêcher l'installation des salmonel­les sur les fruits et les légumes en croissance.
Car ce sont bien ces produits qui sont responsables de la plupart des éclosions de salmonellose et non pas la volaille, comme on a tendan­ce à le penser, indi­que l'Université McGill.
Les végétaux sont en effet contaminés lorsque le sol où ils poussent est pollué par des déchets animaux ou de l'eau non potable.
Les savants devront aussi mettre au point de nouveaux tests de détection et des outils pour permettre aux responsables de découvrir la source des éclosions avec précision et rapidement.
Grâce à leur travail, qui doit s'échelonner sur quatre ans, la salmonellose pourrait se voir purement et simplement “éradiquée“, indique la Dre Rosie Goldstein, vice-principale à la recherche et aux relations inter­nationales à l'Université McGill.
Un papier bioactif est un papier pouvant soit détecter, capturer ou détruire les agents pathogènes. Le développement de papiers bioactifs est une voie de renouvellement attrayante pour l'industrie papetière pour autant que celui-ci puisse être produit économiquement en grandes quantités.  La thèse propose des réponses scientifiques et technologiques aux défis de coût, de qualité et de rapidité de fabrication industrielle de papier bioactif : elle démontre la faisabilité de fabrication de tels papiers.  L'approche suivie a été d'intégrer des agents bioactifs, soit des enzymes ou des bactériophages, post-fabrication du papier (lors de la transformation) dans le but de lui ajouter la fonction de bioactivité.
Nos travaux montrent que, nonobstant le fait que les biomolécules soient considérées comme fragiles, les enzymes et les bactériophages résistent aux contraintes de cisaillement rencontrées lors des procédés industriels d'impression et de couchage du papier.  Si les bactériophages sont partiellement désactivés lors du séchage du papier bioactif, toute ré-humidification du papier, par exemple par les aliments emballés, permet de récupérer tout ou partie de la bioactivité. La bioactivité est améliorée lorsque les bactériophages sont immobilisés en surface, et non dans la masse, du papier de manière orientée afin d'assurer une efficacité maximale du papier bioactif.  Finalement, la protection des bactériophages par une couche de gélatine permet d'étendre considérablement la durée fonctionnelle des papiers bioactifs.  La thèse donne aussi les conditions de vitesse, de pression et de composition des « encres bioactives » permettant de fabriquer de tels papiers.  La thèse constitue donc un document de base dans le domaine de la production industrielle de papiers bioactifs. en grands volumes.

L'OMS appelle les pays à réduire l'apport en sucres chez l'adulte et l'enfant

Dangers du sucre
jeudi 13 août 2015, 12:42
Selon de nouvelles lignes directrices, l'Organisation mondiale de la Santé recommande de ramener l'apport en sucres libres à moins de 10% de la ration énergétique totale chez l'adulte et l'enfant. Il serait encore meilleur pour la santé de réduire l'apport en sucres à moins de 5% de la ration énergétique totale, soit à 25 grammes (6 cuillères à café) environ par jour.
Recommandations de l'OMS sur les apports en sucre
Les «sucres libres» sont les monosaccharides (glucose, fructose) et les disaccharides (saccharose ou sucre de table) ajoutés aux aliments et aux boissons par le fabricant, le cuisinier ou le consommateur, ainsi que les sucres naturellement présents dans le miel, les sirops, les jus de fruits et les jus de fruits à base de concentré.
«Nous disposons de données fiables montrant qu'un apport en sucres libres inférieur à 10% de la ration énergétique totale réduit le risque de surpoids, d'obésité et de carie dentaire», dit le Dr Francesco Branca, Directeur du Département Nutrition pour la santé et le développement de l'OMS. «Si les pays veulent honorer leur engagement de réduire la charge des maladies non transmissibles, il sera essentiel de modifier les politiques dans ce sens», a-t-il ajouté.
Les lignes directrices de l'OMS ne concernent ni les sucres présents dans les fruits et les légumes frais ni ceux naturellement présents dans le lait car il n'existe pas de données montrant qu'ils ont des effets nocifs.
La plupart des sucres consommés aujourd'hui sont «dissimulés» dans des aliments transformés qui ne sont généralement pas considérés comme sucrés. Par exemple, une cuillère à soupe de ketchup contient environ 4 grammes (à peu près une cuillère à café) de sucres libres et une canette de soda en contient jusqu'à 40 grammes (environ 10 cuillères à café).
Au niveau mondial, l'apport en sucres libres varie selon l'âge, la situation et le pays. En Europe, celui-ci va, chez l'adulte, de 7%-8% de la ration énergétique totale en Hongrie et en Norvège à 16%-17% en Espagne et au Royaume-Uni. Chez l'enfant, il est beaucoup plus élevé et compris entre 12% environ au Danemark, en Slovénie et en Suède et près de 25% au Portugal. Il y a également des différences entre zones rurales et zones urbaines. En Afrique du Sud, la part des sucres libres dans la ration énergétique totale est de 7,5% dans la population rurale et de 10,3% dans la population urbaine.
Ramener l'apport en sucres à moins de 10% de la ration énergétique totale
Les recommandations sont fondées sur l'analyse des dernières données scientifiques. Ces données montrent que les adultes qui consomment moins de sucres sont plus minces et qu'une augmentation de la quantité des sucres dans l'alimentation entraîne une prise de poids. En outre, il ressort de travaux de recherche que les enfants qui consomment le plus de boissons sucrées ont une probabilité plus forte d'être en surcharge pondérale ou obèses que ceux qui en consomment peu.
Cette recommandation s'appuie aussi sur d'autres données montrant une augmentation du taux de caries dentaires lorsque l'apport en sucres libres dépasse 10% de la ration énergétique totale.
Compte tenu de la qualité des données sur lesquelles elles s'appuient, ces recommandations sont considérées par l'OMS comme «fortes», ce qui signifie qu'elles peuvent être adoptées sous forme de politique dans la plupart des situations.
Éventuellement réduire l'apport en sucres à moins de 5% de la ration énergétique totale
Compte tenu de la nature des études existantes, la recommandation tendant à ramener l'apport en sucres libres à moins de 5% de la ration énergétique totale est présentée «avec réserve» suivant le système de l'OMS pour la publication d'orientations fondées sur des bases factuelles.
Peu d'études épidémiologiques ont été menées dans des populations dont l'apport en sucres est faible. Seulement trois études nationales en population permettent de comparer l'incidence des caries dentaires lorsque l'apport en sucres est inférieur à 5% de la ration énergétique totale et lorsqu'il est supérieur à 5% mais inférieur à 10%.
Ces études écologiques en population ont été menées entre les quelques années précédant la Seconde Guerre mondiale et 1946, époque où la disponibilité des sucres a chuté de manière spectaculaire, passant de 15 kg à 0,2 kg par personne et par an. Cette «expérience naturelle», lors de laquelle on a constaté une baisse de l'incidence des caries dentaires, est à la base de la recommandation selon laquelle ramener l'apport en sucres à moins de 5% de la ration énergétique totale réduirait l'incidence des caries dentaires.
Sur des questions importantes pour la santé publique, l'OMS publie des recommandations avec réserve lorsque la qualité des données n'est pas suffisante. Il s'agit d'une recommandation pour laquelle les effets souhaitables l'emportent probablement sur les effets indésirables, mais pour laquelle il convient de préciser l'importance relative des uns et des autres; un dialogue et des consultations sont donc nécessaires avant que ces recommandations puissent être mises en œuvre dans le cadre d'une politique.
La mise à jour des lignes directrices sur l'apport en sucres libres s'inscrit dans l'actualisation par l'OMS des objectifs relatifs à l'alimentation pour prévenir les maladies non transmissibles. Ces lignes directrices doivent être utilisées en même temps que celles concernant d'autres nutriments et d'autres objectifs en matière d'alimentation, en particulier celles relatives aux graisses et aux acides gras, y compris saturés.
En mars 2014, l'OMS a ouvert une consultation publique sur le projet de lignes directrices relatives aux sucres afin de solliciter l'avis de toutes les parties prenantes. À cette occasion, les représentants d'organismes publics, d'organismes des Nations Unies, d'organisations non gouvernementales, d'entreprises et d'institutions universitaires, ainsi que d'autres personnes intéressées, ont fait parvenir plus 170 observations. Un examen collégial d'experts a également été entrepris en 2014. La version finale des lignes directrices a été établie en tenant compte des observations qui sont ressorties de la consultation publique et de l'examen collégial d'experts.
Les pays peuvent se servir de ces recommandations pour établir des lignes directrices diététiques fondées sur l'approche alimentaire qui tiennent compte des denrées alimentaires et des coutumes locales. En outre, certains pays mettent en œuvre d'autres interventions de santé publique pour réduire l'apport en sucres libres: étiquetage nutritionnel des produits alimentaires, limitation du marketing des aliments et des boissons non alcoolisées riches en sucres libres auprès des enfants, politiques fiscales ciblant les aliments et les boissons riches en sucres libres et dialogue avec l'industrie agroalimentaire en vue de réduire la quantité de sucre dans les aliments transformés.
Le groupe d'étude de l'OMS a recommandé pour la première fois de ramener l'apport en sucres libres à moins de 10% de la ration énergétique totale en 1989 et cette recommandation a été développée lors d'une consultation d'experts de l'OMS et de la FAO en 2002. Ces nouvelles lignes directrices actualisées préconisent de ramener l'apport en sucres libres à moins de 5% de la ration énergétique totale, si possible.
La promotion d'une alimentation saine était l'un des principaux thèmes de la Deuxième Conférence internationale sur la nutrition (CIN2), co-organisée par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'OMS en novembre 2014. À cette occasion, plus de 170 pays ont adopté la Déclaration de Rome sur la nutrition ainsi qu'un cadre d'action, qui souligne la nécessité d'agir au niveau mondial pour éliminer toutes les formes de malnutrition et leurs conséquences, dont l'obésité et les maladies non transmissibles liées à l'alimentation.
Les lignes directrices sur les sucres s'inscrivent également dans les efforts déployés par l'OMS pour atteindre les cibles fixées dans le Plan d'action mondial de l'OMS pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 tendant à arrêter l'augmentation du diabète et de l'obésité et à faire baisser le nombre de décès prématurés dus aux maladies non transmissibles de 25% d'ici 2025. Ces lignes directrices contribuent également à l'action de la Commission de l'OMS sur les moyens de mettre fin à l'obésité de l'enfant, dont le but est de faire connaître ce problème et de créer un élan pour le combattre.

http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2015/sugar-guideline/fr/

Discrimination: les députés approuvent l'action de groupe

samedi 4 juillet 2015, 14:36
BRAVO!
Les députés ont approuvé hier, mercredi 10 juin, la proposition de loi visant à instaurer une action de groupe en matière de discrimination. Avec ce type de procédure, une ou plusieurs victimes, dans des cas similaires de discrimination, pourront saisir une association ou un syndicat et porter collectivement une action devant la justice civile ou administrative.
L'Assemblée nationale a approuvé hier, mercredi 10 juin,  une proposition de loi des députés socialistes visant à instaurer une action de groupe en matière de discrimination. Un espoir, pour les personnes en situation de handicap, de voir les discriminations systématiques dans l'accès à l'emploi, au logement, aux services, etc., mieux reconnues et plus souvent condamnées.
Des procédures trop longues, trop coûteuses, à l'issue incertaine : près de la moitié des personnes ayant subi une discrimination n'engage aucune action en justice. C'est ce qu'a révélé, en février 2013, une enquête conjointe du Défenseur des droits et du Bureau international du travail. En clair, la loi française contre les discriminations, notamment celle du 27 mai 2008, n'est pas appliquée.
La possibilité d'un recours collectif
" À titre d'exemple, aucune condamnation définitive pour injure à caractère homophobe n'est intervenue à ce jour, depuis 2004 que l'infraction existe ", souligne le préambule de la proposition de loi instaurant une action de groupe en matière de discrimination. Ce texte, présenté hier après-midi à l'Assemblée nationale, institue la possibilité d'un recours collectif dans un cas similaire de discrimination. Il s'appliquera à tous les secteurs de la vie sociale : emploi, logement, accès aux services, etc.
Fédérer les victimes, accélérer la justice
Pour rappel, l'action de groupe, inspirée du modèle américain, est apparue en 2014 en France dans le secteur de la consommation. Elle permet de fédérer les justiciables et d'accélérer les procédures avec un taux de réussite judiciaire, pour les victimes, supérieur aux actions individuelles, du fait de la multiplication des preuves. Selon le rapporteur de cette proposition de loi, le député (PS) Razzy Hammadi, les parents d'enfants handicapés ne pouvant les inscrire à l'école publique pourront mener de telles actions de groupe.
Se tourner vers les associations ou les syndicats
Concrètement, une ou plusieurs personne(s) s'estimant victime(s) de discrimination pourra(ont) saisir une association (comme l'APF) ou un syndicat, les seuls habilités à mener une telle action (article 1er). La procédure, qui pourra viser aussi bien des entreprises privées que publiques, se déroulera devant la justice civile ou administrative et non au pénal ou aux prud'hommes, comme aujourd'hui. Cela ouvre la possibilité d'une réparation financière intégrale du préjudice.
Entrée en vigueur fin 2016?
Voilà pour les grandes lignes. Dans les détails, ce texte – qui va désormais être soumis aux sénateurs – doit encore attendre les arbitrages de la chancellerie. Il doit, en effet, rejoindre le plus vaste projet de loi "Justice du XXIe siècle", qui sera présenté le 24 juin en Conseil des ministres. Selon Razzy Hammadi, l'action de groupe en matière de discrimination pourrait toutefois entrer en application avant la fin 2016.
http://www.faire-face.fr/2015/06/10/ps-discrimination-action-de-groupe/

Les insecticides s'attaquent au cerveau des enfants

Cerveau des enfants, dangers pesticides
samedi 4 juillet 2015, 14:33
Dans un article publié dans la revue Environnement International, des chercheurs de l'INSERM apportent de nouveaux éléments suggérant la neurotoxicité chez l'homme des insecticides du groupe des pyréthrinoïdes. Plus précisément chez les enfants qui verraient leurs performances cognitives diminuées.
Les pyréthrinoïdes constituent une famille d'insecticides largement employée dans divers domaines : agricole (diverses cultures), vétérinaire (produits antiparasitaires) et domestique (shampooing anti-poux, produits anti-moustiques). Leur mode d'action consiste en un blocage de la neurotransmission des insectes provoquant leur paralysie.
Les enfants y sont plus particulièrement exposés : contacts main-bouche, shampooings anti-poux…  Compte-tenu du mode d'action de ces produits, les chercheurs de l'Unité INSERM 1085 (Institut de Recherche sur la Santé, l'Environnement et le Travail, Rennes) avec le laboratoire de psychologie du développement et de l'éducation (Université Rennes 2) ont émis l'hypothèse d'un éventuel effet sur le système nerveux des enfants.
Difficultés de compréhension
Ils se sont penchés sur la cohorte PELAGIE. Cette dernière, mise en place entre 2002 et 2006 prend en compte de façon simultanée l'exposition aux insecticides pyréthrinoïdes au cours de la vie fœtale et de l'enfance. Un total de 287 femmes ont été sélectionnées au hasard.
L'exposition aux insecticides pyréthrinoïdes a été évaluée par le dosage de cinq métabolites dans les urines de la mère et de l'enfant alors âgé de 6 ans. Et les capacités intellectuelles des petits ont été analysées à travers divers tests.
Résultat, une forte exposition est associée à une baisse significative des performances cognitives, en particulier de la compréhension verbale et de la mémoire de travail. "Les conséquences d'un déficit cognitif de l'enfant sur ses capacités d'apprentissage et son développement social constituent un handicap pour l'individu et la société", souligne Jean-François Viel, co-auteur de ces travaux. Lequel insiste sur la nécessité de trouver de réelles mesures de prévention.

https://destinationsante.com/les-insecticides-sattaquent-au-cerveau-des-enfants.html

Boire beaucoup de bière augmente l'exposition aux mycotoxines,

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dimanche 28 juin 2015, 10:37
selon une étude espagnole
je ne sais pas si cela fait partie des "recommandations de l'Anses pour bien supporter les fortes chaleur ", encore que boire une petite bière soit parfois très agréable, mais selon une étude espagnole, "Boire beaucoup de bière augmente l'exposition aux mycotoxines"
Des chercheurs de l'université de Valence ont analysé les mycotoxines produites par certains champignons microscopiques dans la bière et les fruits secs, comme les figues et les raisins secs, confirmant que ces produits répondent à la réglementation sur les denrées alimentaire. Seuls les gros buveurs de bière, qui boivent plus d'un litre par jour, la contribution à ce produit à la dose journalière n'est pas négligeable, approchant ou dépassant même le niveau de sécurité sanitaire.
Les mycotoxines sont des métabolites toxiques produits par des champignons qui contaminent les fruits, les céréales et les produits dérivés. Des scientifiques de l'université de Valence ont analysé les mycotoxines du genre Fusarium dans 154 marques de bière présentes sur le marché européen.
Les résultats, publiés dans la revue Food Chemistry, confirment que l'exposition du consommateur moyen à ces toxines est faible et qu'elle ne comporte aucun risque toxicologique associé. Même les deux plus abondantes mycotoxines, le déoxynivalénol ou DON, qui est présent dans près de 60% des échantillons, et le la toxine HT-2 présente dans 9% des cas, sont présents à " des niveaux qui ne peuvent pas être considérés comme élevé ", comme le rapportent à SINC, Houda Berrada et Yelko Rodríguez du département de médecine préventive de l'université de Valence et co-auteurs de l'étude.
Les concentrations moyennes de DON et de HT-2 détectées dans les bières ont été proches de 30 µg/L. Il n'y a aucune limite maximale légale de mycotoxines dans ces boissons, mais en général, cette valeur est faible par comparaison avec la limite maximale de DON établie par la législation de l'UE pour les aliments à base de céréales et fixés à 200 µg de DON par kg.
Ainsi, l'étude souligne que, chez les personnes qui boivent beaucoup de bière, la contribution de ces substances nocives à la dose journalière " n'est pas négligeable, approchant ou dépassant même les niveaux de sécurité sanitaire ". La dose journalière admissible (DJA) maximale établie provisoirement par le Comité scientifique sur les aliments, une organisation qui conseille la Commission européenne, est considérée comme une référence.
"Considérant que la consommation d'une quantité d'un litre par jour des marques de bière qui ont montré les niveaux de contamination les plus élevés, l'apport de déoxynivalénol seraient équivalents à 60% de la DJA maximale, et le niveau de sécurité pour la toxine HT-2 serait dépassé", fait remarquer Berrada.
La chercheuse insiste pour dire que ces types de consommateur sont exceptionnels, et même si quelqu'un boit un litre de bière par jour, "avant d'avoir des problèmes liés à la toxicité des mycotoxines, il ou elle aurait d'autres problèmes, comme des problèmes de foie“.
L'étude révèle que la consommation de bière varie beaucoup entre les pays européens. Pour la population espagnole, la FAO constate qu'elle est 75,3 kg/an, comparativement à la moyenne européenne qui est de 70,1 kg/an (équivalent à environ 0,19 L/jour). Selon les chiffres de cette institution, l'Irlande est le pays où l'on boit le plus de bière (142,8 kg/an), suivie par la République Tchèque (136,6 kg/an) et l'Autriche (107 kg/an).

Toxique de l'encre des paquets

jeudi 11 juin 2015, 06:52
Des chercheurs espagnols trouvent que des composants de l'encre migrent dans les matériaux entrant au contact avec des aliments
Selon Chemical Watch du 20 novembre 2014, "Des scientifiques étudiant la migration des composants de l'encre des matériaux entrant au contact avec des aliments ont trouvé que 24 produits chimiques sont transférés de la surface extérieure des matériaux multicouches d'emballage vers les aliments pendant le stockage.
Des chercheurs de l'Université de Saragosse en Espagne ont étudié la migration de l'encre à partir de plusieurs matériaux multicouches avec deux stimulants alimentaires. Dix-sept des 24 produits retrouvés qui ont migré provenaient d'un matériau constitué d'encre, de polyéthylène téréphtalate (PET), d'aluminium et de polyéthylène.
La migration est due à un phénomène de compensation pendant le stockage du matériau, concluent les chercheurs, permettant le transfert de composants de l'encre, de la surface extérieure imprimée des matériaux entrant au contact avec des aliments vers la surface intérieure non imprimée en contact avec les aliments. L'application de laques externes a été trouvé réduire la migration de manière significative. Cependant, les scientifiques notent que "la composition du vernis de synthèse devrait être sélectionnée avec attention", car il ne se comporte pas comme une barrière totale et peut contribuer à une migration supplémentaire de nouveaux composants“.
L'étude a été publiée dans la revue Dyes and Pigments

Les recommandations nutritionnelles brésiliennes: un modèle à suivre

jeudi 11 juin 2015, 06:02
Au Brésil, les conseils nutritionnels sont simples et pleins de bon sens: préparer ses repas à base de produits frais et variés, limiter les produits transformés et prendre du plaisir...
Le Brésil connu pour la créativité de son football, mériterait de l'être aussi pour l'intelligence de ses conseils de nutrition.
En France, pour les recommandations nutritionnelles, nous avons le Plan National Nutrition Santé (PNNS) qui comporte des conseils intéressants (augmenter la consommation de fruits et légumes), et d'autres plus discutables (manger des féculents à chaque repas selon l'appétit, 3 portions de laitages par jour). Dans tous les cas, on insiste sur la quantité de tel ou tel groupe d'aliments, en passant peut-être à côté du plus important.
Les recommandations nutritionnelles brésiliennes sont, quant à elles, pleines de bon sens, claires et faciles à suivre. Elles mettent à l'honneur l'aliment frais, non transformé et recommandent d'éviter les produits tout-prêts. Elles n'oublient pas les notions de plaisir, de partage et de convivialité.
Au Brésil, les recommandations nutritionnelles ont notamment pour objectif de prévenir les conséquences sur la santé du surpoids et de l'obésité, en forte augmentation dans le pays.
En 10 points, voici ce que proposent ces recommandations:
1. Préparer les repas à partir d'aliments de base et frais
Ce sont les aliments pas les produits dérivés des aliments qui doivent constituer les repas. Il faut de préférence éviter les aliments transformés et axer son alimentation sur une grande variété de produits frais.
2. Utiliser les huiles, graisses, le sucre et le sel avec modération essentiellement pour préparer les repas et cuisiner des aliments de base
3. Limiter voire éviter la consommation de produits "tout-prêts"
Le pain blanc, les viennoiseries, les biscuits, les bonbons, les nouilles instantanées, les soupes déshydratées, les barres de céréales, les boissons sucrées et les produits "prêts à consommer" doivent être évités ou consommés très occasionnellement.
4. Manger des repas fraîchement préparés, en "pleine conscience" et dans des lieux agréables
Il est important de manger à des heures régulières chaque jour et de ne pas grignoter entre les repas. Manger lentement, sans exercer une autre activité, dans un environnement propre et peu bruyant sont les clés pour profiter pleinement de son repas et l'apprécier.
5. Prendre ses repas en compagnie d'autres personnes
Chaque fois que c'est possible, manger avec des amis, de la famille, des collègues permet de mieux apprécier la nourriture et améliore la régularité des repas et l'attention qu'on leur porte.
6. Faire ses courses dans des endroits qui offrent une grande variété d'aliments frais
Dans les supermarchés où se trouvent de nombreux produits tout-prêts, il peut être utile de préparer une liste de courses et s'y tenir pour n'acheter que le strict nécessaire. Il faut fuir les "super promos" de paquets géants de produits prêts à consommer. Enfin, faire ses courses autant que possible chez des producteurs locaux est un bon moyen d'acheter des produits frais et de saison.
7. Apprendre, pratiquer et partager l'art de cuisiner
Si vous savez cuisiner, transmettre votre savoir notamment aux enfants, est important. Quant à ceux qui ne savent pas cuisiner, il n'est jamais trop tard pour apprendre: livres, internet, cours de cuisine…lancez-vous et cuisinez !
8. Planifier ses journées pour donner à l'alimentation la place qu'elle mérite
Planifier les moments pour faire les courses, organiser le garde-manger, prévoir les repas de la semaine, considérer le fait de cuisiner et de manger un repas comme des moments privilégiés: voici comment donner à notre alimentation une place de choix dans notre vie.

9. Choisir des restaurants qui proposent des repas fraichement préparés, éviter les "fast-food"
10. Etre critique vis-à-vis des informations, des messages publicitaires et des recommandations sur l'alimentation.
Les messages publicitaires servent à vendre des produits pas à faire de l'éducation nutritionnelle, donc soyons vigilants!
Les recommandations nutritionnelles brésiliennes sont simples, sans ambiguïté et délivrent des messages pratiques, avec des actions que chacun peut mettre en œuvre quelle que soit sa condition sociale. Au-delà d'expliquer combien de fruits et légumes il faut manger ou de produits laitiers par jour, ces recommandations instaurent plus un état d'esprit vers lequel il faut tendre pour que l'alimentation devienne une alliée santé. Peut-être les recommandations nutritionnelles en France pourraient-elles s'en inspirer….
Sources
The Brazilian Dietary Guidelines document.
Brazil's new dietary guidelines: food-based! By Marion Nestle

5 fruits et légumes par jour: c'est bon pour notre santé?

Poison dans les frigos des industriels
vendredi 5 juin 2015, 09:20
Pour garder les pommes et autres fruits dans les frigos, savez-vous qu'ils subissent un lavage avec une substance très dangereuse?
SmartFresh (SmartFresh Quality System) est une marque commerciale d'un produit de synthèse, commercialisé par AgroFresh. C'est un régulateur de croissance, à base de 1-Méthylcyclopropène (1-MCP), largement utilisé comme activateur de qualité pour la conservation des fruits, notamment les pommes.
Le 1-MCP agit par une fixation préférentielle sur les récepteurs de l'éthylène, bloquant ainsi les effets de l'éthylène endogène et exogène. Il est appliqué dans les installations de stockage et les conteneurs de transport pour ralentir le processus de maturation et la production d'éthylène dans les fruits. Cette méthode de prolongation de la durée de vie des produits a été approuvée par l'Union européenne en 2005.
L'usage du 1-MCP peut être combiné avec la technologie de l'atmosphère contrôlée, qui a été la pratique standard dans le secteur de la production fruitière pendant les 50 dernières années. L'ingrédient principal en volume (92 à 94 %) dans SmartFresh est une α-Cyclodextrine4, souvent utilisée pour générer des aérosols ainsi que des arômes complexes. L'α-Cyclodextrine est utilisée pour masquer les goûts et odeurs désagréables. Cette substance est couramment employée pour traiter les agrumes afin d'en réduire l'amertume.
À la fin de 2005, la méthode est mise sur la sellette dans la presse américaine, qui révèle que cette technique est parfois utilisée pour inhiber la maturation des fruits, pendant une période pouvant aller jusqu'à une année, ce qui conduit les consommateurs à acheter des fruits âgés d'un an sans qu'ils en soient conscients. Les fruits traités au 1-MCP ne sont soumis à aucune réglementation en matière d'étiquetage, et sont autorisés y compris pour des aliments certifiés biologiques, qu'il est donc impossible de distinguer des produits non traités.
Bien que le National Organic Program n'autorise pas une utilisation sur les produits biologiques, il n'existe pas de moyens pratiques d'appliquer cette prescription puisque le seul test mis au point par l'Environmental Protection Agency (EPA): la méthode radioanalytique est beaucoup trop coûteuse, même si elle permet de mesurer les résidus sur les fruits jusqu'à 90 jours après le traitement.
Étant donné la commodité d'application de SmartFresh, un petit sachet qui peut être jeté dans une boîte, le rend d'accès facile pour les agriculteurs biologiques. En 2006, les détaillants sont divisés sur l'opportunité d'utiliser cette technique d'amélioration de la qualité. Dans une publication de Greenpeace, True Food Network6, Tony Russell, directeur d'Apple & Pear Australia, affirme que la prolongation de la durée de vie des fruits est nécessaire pour pouvoir vendre des produits comestibles durant toute l'année, et conserver ces fruits en bonne santé. De son côté, Stephen Morris, directeur du Sydney Postharvest Laboratory indique que les teneurs en vitamine C et antioxydants peuvent encore baisser, préoccupation partagée par d'autres dans le secteur de l'arboriculture fruitière.
Il n'y a pas de certitude absolue sur les risques pour la santé humaine de l'utilisation de ce produit qui est destiné à une distribution à grande échelle. Susan Kegley, chercheur principal de " Pesticide Action Network North America ", basé à San Francisco, le perçoit comme présentant " vraisemblablement un très faible risque pour les consommateurs ". D'autres scientifiques considèrent le 1-MCP comme " probablement inoffensif pour l'homme ".
En 2015, ce produit est autorisé dans plus de 45 pays dont : Afrique du Sud, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chili, Chine, Costa Rica, États-Unis, Guatemala, Israël, Mexique, Nouvelle-Zélande, Nicaragua, Suisse, Turquie, et dans l'Union européenne : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Irlande, Italie, Pays-Bas, Pologne et Royaume-Uni.
La préparation SMARTFRESH (AMM n°2050073) a été évaluée par l'Agence dans le cadre d'un dossier de demande de transformation d'une autorisation de mise sur le marché provisoire en autorisation de mise sur le marché (dossier n°20 08-0416) sur pommes, poires (poirier et poirier-nashi-cognassier), prunes et kiwis…
Et l'agence française de sécurité sanitaire leur donne son accord de continuer à nous empoisonner.
Anses
http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/AVIS_EXMA_SMARTFRESH_cle0229e7.pdf

Encore une pierre sur le mur de la honte. A nous de faire les bons choix et d'agir contre ses marchants de mort. Il faut essayer de boycotter au max ce genre de produits. le moyen que nous avons pour les "détruire" c'est en achetant pas leurs produits. Alors ce n'est pas facile, même le bio est loin d'être parfait, mais il faut valoriser les petits producteurs autour de chez soi.
Pour les pommes du supermarché, demandez à votre producteur combien de passage en cuivre et en souffre il aura fallu qu'il fasse dans sa saison… Et on ne parle pas des 25 à 30 traitements que la pomme subit avant d'arriver dans votre assiette.
Vous allez dire: consommons de saison ou consommons bio: le "Bio" selon la norme c'est "moins de produits toxiques" et des "produits naturels"… Çe qui ne veut pas dire "zéro produits toxiques"
Sachez que, même en bion sont effectués des traitements dits “lessivables“ et qu'il ne restera rien sur vos fruits (en principe), mais la pollution des sols existe !
Il ne suffit pas juste de les peler, le produit de conservation dans les frigos et autres pesticides se retrouvent dans la chair! Il faudrait peler le fruit sur 8 mn de profondeur pour en retirer un maximum…
Pour leur ôter environ 70% de produits chimiques les faire tremper dans de l'eau et du vinaigre blanc quinze à vingt minutes l'eau devrait être sale après ce bain; puis, passez-les 5 m“ dans de l'eau au bicarbonate. Et ne pensez surtout pas aux vitamines hydrosolubles, sinon, vous ne mangeriez jamais de fruits!
Personnellement, depuis 3 ans, je ne mange que des fruits et légumes bio ou sinon, au minimum, des produits français et je les passe à l'eau bicarbonatée.


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