STOP AUX PLASTIQUES TOXIQUES!

Plus d'infos sur les emballages de la vie quotidienne



Vous investissez? date du décès des créditrentiers




Le papier d'aluminium? Danger 

Il est omniprésent, un peu partout, entoure nos aliments,  nos papillotes et bien d'autres!  Mais, quels sont les risques pour la santé?
Saviez-vous que si vous faites bouillir 1 litre de soupe dans une casserole en alu pendant 15 minutes, vous allez ingérer plus de 10 mg d'aluminium, alors que la dose admise par notre corps est de 0.2 mg /litre. Incroyable mais exact: ne le faites plus, désormais.
Et saviez-vous que si l'aluminium est utilisée avec un produit acide (citron, rhubarbe... PH < 7), l'acidité provoquera l'absorption de 2 fois plus de mg d'aluminium: …
Imaginez: votre poisson diététique en papillote et son jus de citron....
L'aluminium chauffé dégage des sels d'aluminium qui sont neurotoxiques
Il est donc conseillé d'utiliser d'autres produits pour la cuisson de vos plats ou leur conservation.
Solutions à l'ancienne: le nouet, l'étamine, le torchon, le boyau naturel de cochon, la crépine, la corde à rôti naturelle, bien sûr.
la feuille de chou, la feuille d'épinard, de vigne;
la feuille de brick, de riz
la feuille d'algue (Le kombu royal est parfait pour réaliser une papillote de poisson; elle remplace avantageusement le papier sulfurisé, apportant au poisson ses sels minéraux.)
dans les îles, ils utilisent la feuille de bananier;

En raison du caractère thermodynamiquement très favorable de l'hydratation de l'acide sulfurique, celui-ci est utilisé industriellement comme agent de dessiccation, notamment dans l'agro-alimentaire pour produire des fruits secs. Cet effet est si marqué que l'acide sulfurique peut brûler les matières organiques en ne laissant que le carbone, par exemple avec l'amidon :
L'eau libérée par cette réaction est absorbée par l'acide sulfurique, et il ne reste qu'un résidu carboné. La cellulose du papier, lorsqu'elle est attaquée par de l'acide sulfurique, prend un aspect carbonisé sous l'effet d'une réaction similaire. Sur du coton, l'acide sulfurique, même dilué, a un effet moins spectaculaire mais qui conduit malgré tout à la destruction du tissu.  
A noter
Que le papier cuisson (qui n'est pas du vrai papier sulfurisé)  est du papier siliconé. Lorsque c'est du véritable papier sulfurisé, les fabricants ont tendance à le faire figurer sur l'emballage. Pour être sûr, contactez le fabricant (en étant bien diplomate). 
Le problème c'est que même des papiers sulfurisés peuvent recevoir un siliconage sur les 2 faces: l'anti-adhérence est alors bien meilleure: il faut donc choisir entre confort/facilité et non-absorption de substances synthétiques 
Il existe des papiers dits écologiques qui sont ni sulfurisés, ni siliconés, ni blanchis mais les aliments y adhèrent plus, malheureusement.
Il peut être utilisé pour le transport, la cuisson (à plat ou pour faire des papillotes), la conservation

Attention: pas de papier recyclé! voir plus bas


Le papier qu'il vous faut en cuisine

Comment chemiser un moule

Cliquez pour agrandir l'image
Moule pour cuisson sucrée
Badigeonnez largement de beurre fondu sans oublier un millimètre du moule ( une gâteau accroche toujours là ou il n'y a pas eu le mélange beurre-sucre
Saupoudrez largement de sucre semoule ou de farine
Faites rouler le moule en tout sens pour que le sucre ou la farine s'accroche bien au beurre.
Renversez et tapoter fort pour faire tomber le surplus
Moule pour cuisson salée
Vous procédez exactement comme si dessus mais jamais vous utilisez pas du sucre bien sûr!
Un "truc" de pâtissier que je n'ai pas testé
(quelqu'un a-t-il testé?): pour les moules utilisés très souvent: la cire d'abeille.
Frotter légèrement le moule avec de la cire, et les gâteaux se démoulent très bien, et d'après ce que j'ai compris, on ne lave pas (ou pas systématiquement) ses moules entre chaque fournée...
attention: je n'ai pas dis d'utiliser de la cire à bougie!




Papier d'aluminium ou papier sulfurisé? aucun

Lequel utiliser pour la préparation des papillotes, du barbecue ou des gâteaux ?
Savez-vous qu'au contact direct d'éléments acides (vinaigre, agrumes, sel, tomates…), l'utilisation du papier d'aluminium entraîne la migration de particules d'aluminium vers les denrées alimentaires et donc vers l'organisme?
Au même titre que les batteries de casseroles en aluminium utilisées encore il y a peu et qui ont laissé la place à de nouveaux matériaux de cuisson, le célèbre papier "alu" ne serait plus d'actualité pour certaines utilisations culinaires et se fait même prendre la vedette
Donc, jamais de ces papiers pour votre cuisine!
La prudence est de mise, mais quand même, nul besoin de jeter votre papier d'aluminium, il suffit simplement de savoir quand et comment utiliser
Le papier d'aluminium restera un allié de choix dans certaines circonstances. Facilement malléable, il s'adapte sans difficulté à la forme des objets à envelopper car il est un excellent conducteur thermique (froid et chaud). Son utilisation est donc idéale pour :
*protéger la grille du barbecue
*caler dans le four les petits plats bien remplis pour lesquelles la position horizontale est importante: les coquilles Saint-Jacques, les escargots, les huîtres chaudes... 
*protéger les viandes et volailles en fin de cuisson au four, pour éviter une coloration excessive
La cuisson en papillotes est-elle bonne pour la santé? Pour les papillotes au four, privilégiez (au moins) le papier sulfurisé plutôt que le papier aluminium car, en chauffant, l'aluminium peut migrer vers les aliments, d'autant plus si vous ajoutez des éléments acides comme le citron.
Les ustensiles en aluminium sont-ils sans risque?
Faire cuire des aliments dans des casseroles ou plats en aluminium abîmés ou rayés peut représenter un risque pour la santé. En effet, il peut migrer vers les aliments, d'autant plus si ceux-ci sont acides.
Il est donc recommandé de changer régulièrement votre matériel de cuisine.
L'aluminium est aussi présent dans les emballages alimentaires (boîtes de conserve, canettes...) Il est donc conseillé de ne pas conserver d'aliments acides dans ce
type de récipients.

Les autres papiers: danger

Le papier de cuisson est un ensemble de papiers dont fait partie le papier sulfurisé, ayant des propriétés similaires. Certains papiers de cuisson peuvent être des papiers recouverts d'une substance imperméable et résistante à la chaleur mais chimique.
Le papier sulfurisé est un papier d'une grande dureté de surface à l'aspect parcheminé, translucide et à très faible niveau de porosité, utilisé en emballage, pour le conditionnement de corps gras et en pâtisserie car il supporte la cuisson au four traditionnel. Il peut se vendre en rouleau pour usage domestique et c'est aussi un accessoire pour l'emballage notamment de pâtes à tarte prêtes à l'emploi dont il facilite le déroulage, la cuisson, et enfin le démoulage.
Ce type de papier est obtenu par trempage dans l'acide sulfurique. L'action de l'acide est immédiate et provoque la casse des fibres longues, qui restent alors plaquées sur le papier et assure ainsi son imperméabilité. Le papier est ensuite immédiatement rincé à l'eau, puis séché.
L'acide sulfurique, appelé jadis huile de vitriol ou vitriol, est un composé chimique de formule H2SO4. C'est un acide minéral dont la force (pKa = -3,0) est seulement dépassée par quelques super-acides. Il est miscible à l'eau en toutes proportions, où il se dissocie en libérant des cations hydronium :
L'acide sulfurique est un produit industriel de première importance, qui trouve de très nombreuses applications, notamment dans les batteries au plomb pour les voitures et autre véhicules, le traitement des minerais, la fabrication des engrais, le raffinage du pétrole, le traitement des eaux usées et les synthèses chimiques.
Cliquez pour agrandir l'image

Bon à savoir

Toute cuisson à température excessive détruit les acides gras essentiels comme les oméga-3 ainsi que les deux tiers des vitamines (grill et barbecue). Par ailleurs, les cuissons à haute température produisent des composés carbonés toxiques et potentiellement cancérigène (hydrocarbures polycyclique, amines hétérocyclique, corps de Maillard, acrylamide ...).
Seules les cuissons à basse température (vapeur) garantissent le respect du produit.



:

Huiles essentielles, tisanes, thés...


Les films souples pour emballage

jeudi 5 janvier 2017, 07:25
Ces films très pratiques sont souvent fabriqués à base de PVC.
Pour le rendre souple, les fabricants lui incorporent des plastifiants.
Ces plastifiants peuvent se retrouver dans les aliments.
Les plastifiants utilisés majoritairement dans les films souples sont des adipates. Au contact d'un aliment, ces plastifiants ont tendance à quitter le film pour se retrouver dans l'aliment. C'est surtout le cas pour les aliments gras.
Le principal adipate est le Di(2-éthylexyl) adipate ou DEHA. Il est souvent mélangé à des phtalates dans les films d'emballage.
Les films à usage ménager renfermeraient environ 20% d'adipates (DEHA essentiellement), mais les films à usage commercial peuvent enregistrer des valeurs supérieures (ces films sont en général plus épais, et la quantité de DEHA nécessaire est donc plus importante).

Le DEHA migre à des niveaux variables selon l'aliment emballé: plus l'aliment est gras, plus il reste emballé longtemps, plus la température est élevée et plus la migration est élevée.
Fruits et légumes en contiennent peu (sauf l'avocat) ;
Des taux modérés, pouvant occasionnellement être élevés sont retrouvés dans les viandes fraiches et volailles cuites ;
Les taux les plus hauts se trouvent dans les sandwiches et les fromages emballés ;
La migration est importante lorsqu'un aliment filmé est chauffé au micro-ondes (sans parler des barquettes alu!).
Des chercheurs britanniques estiment que l'alimentation apporte environ 3 mg de DEHA par jour, l'apport maximum se situant autour de 8 mg.
La dose journalière tolérable en Europe est de 0,3 mg par kg de poids.
Les risques
Le DEHA entraîne des anomalies des fœtus dont les mères ont reçu des doses élevées pendant la gestation. Le DEHA aurait des effets tératogènes à haute dose
Des études chez la souris femelle (mais ni chez la souris mâle, ni chez le rat) montrent un risque accru de cancers hépatiques.
L'Agence internationale de recherches sur le cancer (IARC) considère que le DEHA ne peut être classé cancérogène, en raison du manque de données chez l'homme et des preuves limitées chez l'animal.
Limitez et même supprimez totalement, l'usage de films ménagers, surtout si vous attendez un enfant ou si vos enfants sont très jeunes. Les études chez l'animal montrent que les effets toxiques sont plus marqués sur les organismes en développement.
Demandez au commerçants de ne pas filmer les aliments gras que vous achetez (surtout les fromages). Apportez un récipient à cet effet.
Si vous ne pouvez pas éviter les aliments filmés, vous pouvez réduire votre exposition en éliminant avec un couteau une couche fine de l'aliment qui a été au contact du film. Conservez ensuite l'aliment dans un récipient inerte (verre, céramique).
On trouve du PVC (et des plastifiants) dans les emballages plastiques des biscuits et chocolats conditionnés, les emballages des barres chocolatées, certaines bouteilles.
On en trouve aussi dans les cosmétiques: huiles pour bain, fard à paupières, eaux de toilette, fond de teint, rouge à lèvres, crèmes hydratantes, fard à joues, auto-bronzants…
Eliminer les emballages plastiques permettrait de réduire considérablement l'exposition aux produits chimiques.
Alors que les risques liés au bisphénol A (BPA) et aux phtalates sont au cœur des débats, une nouvelle étude publiée dans le journal  Environmental Health Perspectives conseille aux consommateurs de supprimer les emballages plastiques de leur alimentation afin de réduire leur exposition à ces composés.
Pour évaluer le lien entre l'utilisation d'emballages alimentaires plastiques et le taux de BPA et de DEHP dans l'organisme, les auteurs ont mis cinq familles (20 personnes) au défi de supprimer durant 3 jours les emballages plastiques de leur alimentation et de privilégier les produits frais stockés dans du verre ou de l‘acier inoxydable. Les taux urinaires de BPA et de DEHP (phtalates) des participants ont été mesurés avant, pendant ainsi qu'à l'issue de l'étude.
Une baisse importante de l'exposition
La suppression des emballages plastiques entraîne une diminution moyenne de 66 % du taux de BPA et de 55 % du taux de DEHP. Ces résultats montrent clairement que les emballages alimentaires représentent la principale source d'exposition à ces composés.
Référence:
Rudel RA, Gray JM, Engel CL, Rawsthorne TW, Dodson RE, Ackerman JM; Food Packaging and Bisphenol A and Bis(2-Ethylhexyl) Phthalate Exposure: Findings from a Dietary Intervention. Environ Health Perspect,  doi:10.1289/ehp.1003170.

Infos sur films emballage

Film souple d'emballage
Films souples pour emballage: les précautions à prendre
Ces films très pratiques sont souvent fabriqués à base de PVC. Pour le rendre souple, les fabricants lui incorporent des plastifiants. Ces plastifiants peuvent se retrouver dans les aliments.
Les plastifiants utilisés majoritairement dans les films souples sont des composés appelés adipates. Au contact d'un aliment, ces plastifiants ont tendance à quitter le film pour se retrouver dans l'aliment. C'est surtout le cas pour les aliments gras.
Les aliments à risque
Le principal adipate est le Di(2-éthylexyl) adipate ou DEHA. Il est souvent mélangé à des phtalates dans les films d'emballage.
Les films à usage ménager renfermeraient environ 20% d'adipates (DEHA essentiellement), mais les films à usage commercial peuvent enregistrer des valeurs supérieures (ces films sont en général plus épais, et la quantité de DEHA nécessaire est donc plus importante).
Le DEHA migre à des niveaux variables selon l'aliment emballé: plus l'aliment est gras, plus il reste emballé longtemps, plus la température est élevée et plus la migration est élevée.
Fruits et légumes en contiennent peu (sauf l'avocat) ;
Des taux modérés, pouvant occasionnellement être élevés sont retrouvés dans les viandes fraîches et volailles cuites ;
Les taux les plus hauts se trouvent dans les sandwiches et les fromages emballés ;
La migration est importante lorsqu'un aliment filmé est chauffé au micro-ondes.
Des chercheurs britanniques estiment que l'alimentation apporte environ 3 mg de DEHA par jour, l'apport maximum se situant autour de 8 mg.
La dose journalière tolérable en Europe est de 0,3 mg par kg de poids.
Des risques potentiels pour la santé
Le DEHA entraîne des anomalies des fœtus dont les mères ont reçu des doses élevées pendant la gestation. Le DEHA aurait des effets tératogènes à haute dose
Des études chez la souris femelle (mais ni chez la souris mâle, ni chez le rat) montrent un risque accru de cancers hépatiques.
L'Agence internationale de recherches sur le cancer (IARC) considère que le DEHA ne peut être classé cancérogène, en raison du manque de données chez l'homme et des preuves limitées chez l'animal.
Limitez l'usage de films ménagers, surtout si vous attendez un enfant ou si vos enfants sont très jeunes. Les études chez l'animal montrent que les effets toxiques sont plus marqués sur les organismes en développement.
Demandez au commerçant de ne pas filmer les aliments gras que vous achetez (surtout les fromages). Apportez un récipient à cet effet.
Si vous ne pouvez pas éviter les aliments filmés, vous pouvez réduire votre exposition en éliminant avec un couteau une couche fine de l'aliment qui a été au contact du film. Conservez ensuite l'aliment dans un récipient inerte (verre, céramique) ou moins toxique (plastique dur).
On trouve du PVC (et des plastifiants) dans les emballages plastiques des biscuits et chocolats conditionnés, les emballages des barres chocolatées, certaines bouteilles.
On en trouve aussi dans les cosmétiques : huiles pour bain, fard à paupières, eaux de toilette, fond de teint, rouge à lèvres, crèmes hydratantes, fard à joues, auto-bronzants…

Papier essuie-mains recyclé

Cliquez pour agrandir l'imageDes chercheurs ont testé six marques commerciales. Leurs résultats, qui viennent de paraître dans l'American Journal of Infection Control, montrent que les marques testées contiennent au minimum entre 100 et 100 000 bactéries vivantes par gramme de papier. Ces bactéries peuvent être transférées du papier aux mains, ont montré les tests effectués par les chercheurs. Une espèce trouvée dans l'une des marques de papier a déjà été associée à des intoxications alimentaires.
La contamination bactérienne semble particulièrement criante du côté du papier fait de fibres recyclées : les concentrations bactériennes y sont de 100 à 1000 fois plus élevées que dans le papier ordinaire.
On ignore pour l'instant si la contamination bactérienne est due aux matières premières utilisées, à l'équipement de fabrication ou à la méthode de blanchiment.

"Source Louis McCusky Gendron, Luc Trudel, Sylvain Moineau, Caroline Duchaine. Evaluation of bacterial contaminants found on unused paper towels and possible postcontamination after handwashing: A pilot study. American Journal of Infection Control. Article in Press.

Ici

Autres emballages à contact alimentaire 

Emballage alimentaire: il est nécessaire de mieux évaluer les risques de toxicité; en effet, un emballage à contact alimentaire est rarement inerte, les interactions contenant-contenu pouvant aboutir à une contamination de l'aliment. Comment évaluer et gérer au mieux les risques toxiques pour le consommateur?
Les matériaux d'emballage à contact alimentaire sont l'objet d'une innovation constante afin d'améliorer la protection et la conservation de l'aliment et contrôler ses conditions de transport et de stockage. En outre, ils doivent permettre l'étiquetage et représentent un outil de marketing important dans le secteur agroalimentaire. L'aptitude des matériaux d'emballage à être en contact avec les aliments est évaluée en termes de risque pour la santé des consommateurs, des transferts de matières pouvant survenir entre emballage et aliment.
Quels sont les risques?
Certains constituants de l'aliment peuvent être absorbés par l'emballage au risque de détériorer ce dernier et de nuire à la qualité de l'aliment. Il peut s'ensuivre un transfert de substances volatiles au travers du matériau à l'origine soit d'une perte d'arôme pour l'aliment, soit d'une contamination de ce dernier par des gaz ou des odeurs provenant de l'extérieur. Ces échanges peuvent s'accompagner aussi d'une " migration " de constituants du matériau d'emballage vers l'aliment. Ce phénomène de migration concerne tous les emballages et des milliers de substances.
En ce qui concerne les matières plastiques, on distingue différents types de "migrants" potentiels : résidus de monomères utilisés à la polymérisation et adjuvants technologiques comme les stabilisants ; leurs produits de réaction ou de dégradation ; adjuvants des matériaux comme les colorants ; impuretés des produits de base et polluants potentiels d'emballage recyclé. Il est donc nécessaire de faire une évaluation du risque, en d'autres termes d'évaluer la probabilité pour qu'un effet indésirable survienne dans une population après exposition au danger d'un contaminant alimentaire.
Que prévoit la réglementation ?
La réglementation européenne (règlement n°1935/2004) impose aux industriels le principe d'inertie des emballages à contact alimentaire : l'emballage ne doit pas céder à l'aliment de substances susceptibles de présenter un danger. Plus précisément et concernant les matériaux plastiques, la directive 2002/72 impose que tous les constituants entrant dans la composition des emballages soient évalués au regard de leur migration et de leurs dangers.
Ainsi, l'étude de l'aptitude des matériaux à entrer en contact avec les aliments est menée sur les constituants de départ introduits dans la formulation. Ce règlement ne tient pas ou très peu compte des produits "néoformés" apparaissant au cours du procédé de fabrication de l'emballage ou de son traitement ultérieur (stérilisation, cuisson...), ni du résultat des mélanges (interactions entre composés). Or, ils peuvent représenter la majorité des substances inconnues et non répertoriées qui contaminent un aliment. Outre le fait qu'ils peuvent induire des modifications organoleptiques inacceptables, même en très faible quantité, ils peuvent être toxiques ou à l'origine de produits toxiques.
Ainsi, la plupart des polymères ne sont pas stables à la chaleur et aux traitements ionisants et libèrent des produits toxiques dans certaines conditions. Certains additifs, dont la fonction est de générer de nouveaux composés dans le cadre de la fabrication et/ou de la stabilisation du matériau (auxiliaires de polymérisation, agents gonflants, stabilisants...) peuvent être à l'origine de produits néoformés non désirés.
Ainsi, un grand nombre de molécules se forment sous l'influence des procédés physiques et sont susceptibles d'être retrouvées dans les aliments. Ces produits néoformés - de même que les polluants inconnus dans le cas des matériaux recyclés - complexifient l'évaluation du risque sanitaire car leur nature chimique, leur toxicité et leurs mécanismes de formation sont peu ou pas connus.
Une approche globale consistant à évaluer la toxicité de l'ensemble des molécules susceptibles de migrer et non pas se limiter aux constituants connus et bien identifiés paraît donc pertinente. Elle permettrait indirectement d'évaluer le risque lié au processus de néoformation et à la combinaison des molécules. En termes de toxicité, les contaminations ne peuvent être que faibles. Cependant, les risques de perturbation endocrinienne et de génotoxicité seront d'autant plus importants à détecter qu'ils résultent précisément d'une faible exposition.

La Lettre Scientifique de l'IFN n°145 de Juin 2010 - Août 2010
Source : © CERIN
L'eau oxygénée: Vaporisée à haute température, sert à stériliser les emballages alimentaires composites juste avant l'incorporation de leur contenu (liquides UHT tels que lait, jus de fruits, etc.).
huile.pdf




Impact sur la santé
Les différents plastiques
PETE ou PET : Polyéthylène Téréphthalate
Bouteilles d'eau minérales, boissons gazeuses, jus de fruits…
HDPE : Polyéthylène de haute densité (Pehd)
Bouteilles de lait, bouchons de bouteille…
PVC ou V : Polychlorure de vinyle
Bouteilles d'eau minérale, de vin, de vinaigre, boites alimentaires, films alimentaires, flacons, solvants…
LDPE : Polyéthylène basse densité
Films alimentaires, barquettes, flacons, sac de congélation…
PP : Polypropylène
Pots de yaourt, biberons, barquettes de beurre et de margarine…
PS : Polystyrène
Pots de yaourt, couverts, assiettes et verres en plastique…
OTHER (Autre) : En général Polycarbonate
Biberons, gobelets plastiques rigides, récipients alimentaires, bouteilles plastiques (lait, ketchup, eau, etc.)…
Le problème des relargages plastiques
Les catégories 3, 6 et 7 sont à éviter !
3) Le PVC est considéré comme dangereux pour la santé et pour l'environnement. Il contient du plomb, du cadmium, des phtalates et du DEHA.
L'adipate de bis(2-éthylhexyle), appelé également DEHA, est un produit chimique qui est susceptible de provoquer le cancer (étude sur des animaux en laboratoire), d'avoir des impacts négatifs sur le foie, les reins, la rate et la formation osseuse [4] [5].
6) Le Polystyrène qui contient du styrène est considéré comme toxique pour le cerveau et le système nerveux. Il a des effets indésirables sur le foie, les reins, l'estomac et les globules rouges.[2]
7) Les plastiques de cette catégorie contiennent du Bisphénol A (BPA), un perturbateur endocrinien. Le BPA migre du plastique vers le liquide dans de plus grandes proportions lorsque le liquide est chaud et/ou gras.
Nous voyons que tous les plastiques ne sont pas annodins et qu'il faut se méfier en achetant non seulement de l'eau en bouteille mais également d'autres produits/aliments conditionnés avec du plastique. Il est important de savoir à quel type de plastique vous avez à faire, vous retrouverez ainsi tous ces codes, en général, sur le fond des bouteilles, récipients, bouchons, etc.
Apprenez cela par coeur!

Danger des nano-technologies et nano-particules dans l'alimentation humaine 

Les nano-particules sont des particules de très petites tailles. Il existe des nano-particules naturellement présentes dans notre environnement et dans l'alimentation.
À ce jour, l'industrie alimentaire n'utilise pas de substances pour leurs propriétés particulières liées à leur dimension "nano". Il n'y a donc pas de type particulier d'aliments dans lesquels on peut trouver des nano-particules.
Cependant, certains ingrédients utilisés depuis longtemps se retrouvent qualifiés de "nano-particule" du fait d'une évolution de la définition réglementaire. Ils sont sur le marché depuis des décennies, évalués, sans que des effets néfastes ne leur aient été attribués. La réglementation européenne prévoit une réévaluation à tout moment si des données nouvelles sont disponibles. Il est important de rappeler que le secteur alimentaire est l'un des plus contrôlés et des plus évalués, la sécurité des denrées étant un prérequis à toute mise sur le marché.
Lors d'un vote en session plénière à Strasbourg le 12 mars dernier, les eurodéputés ont dit non à la définition proposée par l'exécutif européen relative aux nanomatériaux dans la chaîne alimentaire. Selon eux, cette définition exclue les aliments avec des additifs contenant des nanomatériaux, qui sont pourtant déjà commercialisés.
La résolution précise que compte tenu des incertitudes actuelles sur la sécurité des aliments, il serait opportun de fixer une valeur seuil pour les nano-particules utilisées dans les denrées alimentaires, par exemple 10%.
Dans quels aliments trouve-t-on des "nanos" ?
Il est difficile d'apporter une réponse catégorique à cette question du fait de l'absence d'un registre officiel et public. Par exemple, de la nanosilice est utilisée depuis plusieurs années comme additif antiagglomérant (par exemple dans le sel). Or, cet ingrédient – noté E 551 sur les emballages, par exemple dans des sauces tomates et vinaigrées – n'est pas identifié comme "nano", notait l'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail, devenue Anses, Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) dans un rapport de 2008 (PDF). Car l'organisme européen en charge des additifs alimentaires considère qu'il n'est pas conçu comme un nano-matériau visant à obtenir des propriétés bien spécifiques, différentes de celles de son cousin aux particules plus grandes. D'après lui, d'ailleurs, "il n'y a pas d'additifs alimentaires produits par les nano-technologies". Néanmoins, note l'Anses, "il faut souligner que les agrégats et agglomérats de SAS [silices amorphes synthétiques] doivent être considérés comme des entités nano-structurées".
Toutefois, il semble bien que les utilisations alimentaires soient pour l'instant très limitées.
Les industriels n'étant pas sommés, jusqu'ici, de déclarer les produits contenant des nano-particules, l'information à ce sujet se fait rare et partielle. S'il existe plusieurs inventaires de ces produits dans le commerce, ils se fondent uniquement sur ce qu'affichent les entreprises – or, l'usage des nano-technologies est de moins en moins brandi comme argument commercial – sans vérification possible.
Néanmoins, l'inventaire le plus complet est celui du "Project on emerging nano-technologies", réalisé par le think tank Woodrow Wilson Institute. En 2011, il recensait 1 371 produits dans le monde, dont 367 en Europe. Près d'un sur dix concernait le secteur alimentaire: revêtement intérieur des bouteilles de bière Corona, eau pour femmes enceintes et bébés (de La Posta del Aguila), nombreux compléments alimentaires, vitamines et produits amaigrissants... En France – où l'inventaire se borne à des produits cosmétiques, comme le parfum Coco Mademoiselle de Chanel –, il existe une autre base de données de l'Anses, Nano3... qui n'est pas ouverte au public.
Selon un rapport des Amis de la Terre (PDF) – qui cite aussi de nombreux produits, de la vitamine E soluble de BASF au revêtement intérieur des réfrigérateurs LG Electronics – "beaucoup des plus grandes entreprises de l'industrie alimentaire, dont Nestlé, Unilever et Kraft, font des recherches en nano-technologies pour la transformation et l'emballage des aliments". D'après l'association, BASF, Cadbury Schweppes, Danone, Mars Inc. ou encore Pepsico font aussi partie des principales firmes qui investissent dans la recherche sur ces nano-matériaux.
Mais les perspectives ne manquent pas… Grâce aux nanos, les industriels pourraient enrichir plus facilement les boissons en arômes ou substances à but nutritionnel. Traditionnellement insolubles dans l'eau, certaines vitamines, une fois "nano-encapsulées", pourraient être ajoutées à votre soda préféré sans en altérer l'aspect. D'autres applications sur la texture des aliments ou le masquage d'odeurs sont évoquées. Aux États-Unis, quelques produits alimentaires ayant impliqué des nano-technologies sont disponibles sur le marché. Il s'agit principalement de suppléments diététiques. En Europe, les nano-matériaux conçus intentionnellement pour l'industrie alimentaire sont encore assez marginaux, et plutôt au stade de recherche & développement. Aux Etats-Unis par contre, une étude publiée par Environmental Science & Technology montre qu'ils ont déjà fait leur entrée dans les garde-manger: un Américain consommerait chaque jour des nanoparticules de dioxyde de titane, utilisées comme colorant blanc (E171) dans de nombreux dentifrices et aliments – en particulier les friandises, comme les chewing-gums Trident, les M&M's ou les Mentos. Du coup, les enfants y sont encore plus exposés.
Mais c'est sans doute avec des emballages "actifs et intelligents" que les nanos pourraient faire leur entrée dans nos cuisines. Des nano-particules métalliques incluses dans l'emballage permettraient de capter l'oxygène ou de prévenir le développement de germes. De minuscules capteurs situés au contact de l'aliment pourraient détecter d'éventuels agents pathogènes… De quoi augmenter les durées de conservation et limiter les risques d'intoxication alimentaire.
Parmi toutes ces innovations, il reviendra au consommateur de distinguer les avancées réelles et utiles des simples "gadgets" dont l'industrie est si friande.
Au sein des aliments, leurs propriétés sont tout aussi variées. Elles peuvent renforcer les arômes ou les effets nutritionnels d'un aliment, et, selon les Amis de la Terre, réduire les graisses et les calories qu'il contient, augmenter le nombre de fibres, de protéines, ou encore de vitamines, changer sa couleur... "La réduction à l'échelle nano-métrique des substances bioactives améliorerait aussi l'acceptation, l'absorption et la biodisponibilité dans l'organisme", notent la FAO et l'OMS.
L'évaluation des risques
Dans l'Union européenne, le Règlement " Novel Food" établit le cadre légal d'autorisation de toute une série de produits "exotiques" (plancton, larves d'insectes…), mais aussi des aliments produits grâce aux nouvelles technologies comme les nanos.
Tout ingrédient sous la forme de nanomatériaux ou tout aliment issu d'un moyen de production utilisant des nano-technologies devra donc faire l'objet d'une évaluation au niveau communautaire. Avant sa mise sur le marché, il devra prouver son innocuité (études de toxicité prouvant qu'il n'y a pas de danger pour le consommateur). Afin de garantir l'information du consommateur, les nano-ingrédient approuvés seront mentionnés sur l'étiquetage alimentaire.
En ce qui concerne les emballages comprenant des nanomatériaux, l'Autorité européenne de sécurité des aliments sera chargée d'en évaluer la toxicité, comme pour toute nouvelle substance destinée à entrer en contact avec les denrées alimentaires.
En raison de nombreuses zones d'ombre sur les propriétés des nanomatériaux et de leur effet sur la biologie et la santé humaine, la question des risques éventuels pour la santé et l'environnement reste posée. Ainsi, dans son rapport sur les nanotechnologies alimentaires, rendu public le 14 octobre 2008, l'Agence européenne de sécurité sanitaire des aliments pointait de nombreuses incertitudes tant en ce qui concerne la détection des nanoparticules dans l'alimentation que l'évaluation de leurs éventuels effets toxiques.
La plus grande prudence et le choix
La CLCV demande un affichage de la présence de nanotechnologies dans les produits de grande consommation. En ce qui concerne l'alimentation, compte tenu des incertitudes existant sur les conditions d'utilisation et le manque de données sur les conséquences sanitaires, l'utilisation des nanotechnologies paraît prématurée. Le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) soutient qu'il " faut adapter le cadre législatif européen de manière à assurer une utilisation sûre des nanomatériaux, dans les produits de consommation en particulier, comme la nourriture et les cosmétiques".
De son côté, le Conseil national de l'alimentation, dans un avis du 19 juin 2009, recommande, concernant les composants et les aliments issus des nouvelles technologies, "qu'en cas d'absence de méthodologie d'évaluation des risques ou de données reconnues comme suffisamment fiables (ce qui est le cas aujourd'hui des nanomatériaux manufacturés), la mise sur le marché de toute denrée alimentaire, additif, arôme, enzyme, emballage et objet au contact des denrées alimentaires issu de ces nouvelles technologies, ne soit pas autorisée ".
Face à ces lacunes, les initiatives se multiplient pour renforcer l'expertise dans ce domaine mise en place d'un groupe de travail permanent à l'Anses en novembre,création d'une plateforme de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) en décembre... Avec parfois un succès mitigé pour gagner la confiance du public : en mai dernier, l'Allemagne annonçait le lancement d'une étude d'une ampleur sans précédent sur les dangers des nanoparticules sur la santé humaine, afin d'établir, si besoin est, des seuils maximaux d'exposition. Elle l'a confiée à la firme BASF, géant de la chimie, en pointe dans le secteur des nanotechnologies
Les nanoparticules sont à peu près bonnes à tout faire, pour des applications plus ou moins utiles. Dans les emballages alimentaires, elles peuvent servir à barrer la route aux UV, à imperméabiliser un contenant, mais aussi de filtre anti-microbien, d'agent anti-odeurs, de capteur d'humidité... Le nano-aluminium, par exemple, rend le papier aluminium plus réfléchissant et moins collant. De manière générale, noteun rapport de la Food and Agriculture Organization (FAO) et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), elles améliorent "la sûreté, la traçabilité et la durée de conservation des produits alimentaires".
SOUPÇONS SUR LES RISQUES POUR LA SANTÉ HUMAINE
La première question qui se pose est celle de l'infiltration, au fin fond de notre corps, des nanoparticules que l'on mange. Plusieurs études montrent qu'elles peuvent franchir les barrières de protection physiques, interférer sur le système immunitaire, pénétrer dans les vaisseaux sanguins, le système lymphatique et divers organes. Selon l'Afssa, "le foie et la rate seraient des organes cible, mais certaines nanoparticules sont retrouvées dans les reins, les poumons, la mœlle osseuse et le cerveau". En outre, la taille des nanoparticules est déterminante dans leurs pérégrinations à travers notre organisme, comme le montre une étude menée sur des souris et citée par l'OMS et la FAO : "Les plus petites particules [d'or] ont été retrouvées dans les reins, le foie, la rate, les poumons et le cerveau, alors que les plus grandes sont presque entièrement restées dans l'appareil digestif."
La seconde question est celle de l'effet de ces nanoparticules sur notre santé. Question complexe, et jusqu'ici, pas entièrement résolue. En effet, selon Eric Gaffet, directeur de recherche au CNRS, "il est difficile de généraliser sur la toxicité des nanoparticules, car elle dépend de divers paramètres : leur taille, leur morphologie, leur composition chimique... Il suffit qu'un paramètre change pour que leur toxicité change."
Du côté des nano-particules de silice par exemple, l'Afsset cite des études montrant que, si elles ne semblent ni cancérogènes ni génotoxiques, elles produisent un effet sur nos cellules: "L'interférence avec [certains constituants cellulaires] peut mener à un dysfonctionnement de la division cellulaire et perturber le trafic cellulaire".
Une autre étude publiée en 2012 dans Toxicological Sciences a testé l'effet du nano-argent in vitro et in vivo, injecté dans le sang de rats. Conclusion : les nano-particules ont été retrouvées jusque dans le noyau des hépatocytes, des cellules du foie, et sont hautement cytotoxiques (altérant des cellules) dans cet organe vital. "Cette étude présente des preuves de la toxicité et du caractère inflammatoire potentiel des nano-particules d'argent dans le foie, après ingestion".


Plus de 170 mots ou termes expliqués dans le lexique







Sommaire des astuces



Vaisselle

Copyright © 2011. Tous droits réservés.
Site entièrement réalisé par Josyane JOYCE
www.cuisine-toulousaine.com
www.josyanejoyce.com
www.joyce-voyance.com

Cliquez ici pour vous abonner à ce flux RSS
www.nos18ansenmai68.com
www.joyce-reves.com