STOP AUX PLASTIQUES TOXIQUES!

C'est pourtant simple de se laver les mains avant de cuisiner!

et d'autres infos à faire frémir...



TOILETTES PUBLIQUES: ...

L'hygiène dans les toilettes
Comme il y a de très gros défauts dans l'éducation de mes contemporains, voici ce qu'il faut savoir lorsque l'on va aux toilettes:
Lorsque l'on ouvre la porte des toilettes, la première celle qui vous emmène dans les lavabos sera appelée PORTE 1;
Celle qui ouvre la porte du WC proprement dit sera appelée PORTE 2
"Toilettes" dites "publiques" : cela veut dire que n'importe qui pénètre dans ses lieux; les toilettes privées sont celles de chez vous ou des toilettes "réservées au personnel" ou "réservé aux commissaires" (comme j'ai vu une fois :-)  et dont vous comprenez aisément que le simple pingouin ne peut y pénétrer.
Donc, lorsque l'on entre dans des toilettes, inutile de vous inquiéter pour la porte 1 ou 2: vous vous inquiétez de l'hygiène qu'à la sortie.
Si vous avez changé de roue, trituré le carbu, mis de l'essence, ramassé quelque chose de sale, vous feriez mieux de vous laver les mains avant de passer la porte n°2, cela protégera votre zigounette ou vos muqueuses mesdames.
On utilise tout le moins de l'eau et du savon et on se lave les mains jusqu'aux poignets, ce qui signifie que l'on relève ses manches pour dégager les manchettes des vêtements. J'ai souvent vu des gens se laver le bout des doigts; ainsi, vous allez seulement vous mouiller les ongles, vous ne laverez rien. Vous passez la porte 2

Lorsque vous êtes dans le saint des saints

1) si la porte n°2 montre un symbole de "réservé personnes handicapés", qui que vous soyez, respectez et laissez le WC libre;
Si vous étiez en situation de handicap, vous seriez en colère de ne pas pouvoir entrer vite dans ce lieu qui, pour certaines maladies, est souvent un lieu d'importante urgence.
N'encombrez pas le devant de cette porte avec une poussette ou un caddie: il est important de laisser le passage libre; ce n'est pas parce qu'il n'y a pas assez de WC mis à la disposition des dames qu'elles doivent s'approprier le WC réservé: ne faites JAMAIS aux autres ce que vous ne voulez pas que la vie vous fasse.
Dans votre vie quotidienne, vous hurlez pour que l'on respecte vos droits; ce qui est normal. Mais, respectez ceux des autres; c'est une devise que vous devriez ruminer à chaque instant de la vie en communauté (la vie avec les autres).
2) c'est rare que l'on trouve désormais des chasses d'eau dont on tire une olive qui pend à un fil.... mais, cela peut arriver dans des WC de campagne, ce qui ne signifie nullement que l'endroit est sale, ringard, dangereux. Cela peut très bien être parfaitement propre et voir ces anciennes commodités ne vous donne nullement le droit de pisser partout comme des cochons ou de faire passer en douce dans le trou vos couches de nourrisson ou vos serviettes devenues non hygiéniques.
Vous feriez mieux de tirer sur la chaîne avec un morceau de papier de protection dans les mains.
3) si vous êtes un monsieur, il est fortement recommandé de soulever l'abattant des toilettes avant et de ne pas oublier de le redescendre après.
Mesdames, sachez que vous risquez moins de problématique d'hygiène en vous asseyant sur une lunette de WC qu'en gardant les bactéries des portes de poignées sur vos mains le reste de l'après-midi. Ce n'est pas une raison pour pisser sur la lunette.
Veillez aussi à mettre vos serviettes usagées dans la poubelle réservée à cet usage en faisant un petit paquet propre pour que la personne qui nettoie les WC ne soit pas vexée de vos cochonneries.
Pour les jeunes enfants: on leur explique de ne pas mettre ses mains partout. On explique, on montre l'exemple: si vous leur expliquez clair, net et précis, ils auront ainsi une très bonne connaissance de l'hygiène à utiliser plus tard, partout.
Article écrit entièrement par la créatrice du site: Josyane JOYCE

...VOTRE HYGIENE IRREPROCHABLE

Quand vous sortez de cet endroit, veillez à ce qu'il soit présentable. Au besoin, passez un bout de papier de toilettes et jetez-le dans la cuvette.
Tirez toujours la chasse d'eau Madame, Mademoiselle, Monsieur.
Il est donc important d'avoir toujours sur soi un paquet de mouchoirs en papier qui vous seront d'un grand secours s'il n'y a plus de papier hygiénique.
MAIS ICI, DEUX CAS PEUVENT SE PRESENTER
Lorsque vous sortez après avoir passé la porte 2, vous allez devoir vous laver les mains très, très soigneusement avec du savon.
Pour éviter tous les désagréments dus au manque de savon ou d'essuyage, il est fortement recommandé d'avoir toujours sur soi un flacon de gel hydro-alcoolique. Vos mains seront parfaitement désinfectées: à condition toutefois de ne pas toucher les poignées des deux portes.

Ce qui revient à dire que vous devez attendre d'être sorti-e des toilettes publiques pour vous passer les mains au gel hydro-alcoolique.
Si vous n'avez pas sur vous du gel hydro-alcoolique, prenez une bonne quantité de papier hygiénique en sortant du WC, coincez-le sous le bras;
lavez-vous soigneusement au savon: les doigts, mains, poignets, essuyez-vous avec du papier uniquement: donc vous tirez une ou deux feuilles propres;
Evitez de vous sécher avec un chiffon sale ou des torchons utilisés par les autres
Récupérez le papier coincé sous le bras pour ouvrir et refermer la porte n°1 et vous éviterez ainsi de récupérer les bactéries fécales des gros cochons et grosses cochonnes qui ne se lavent jamais les mains en sortant des toilettes ou qu'ils le font très mal puisque, seule la procédure décrite ici est totalement hygiénique.

Concernant les souffleurs d'air chaud, sachez que ce système n'est pas du tout hygiénique, surtout si vous avez mal lavé vos mains; il vaut bien mieux utiliser du papier pour s'essuyer les mains que de laisser sécher vos mains en faisant tournoyer les bactéries de l'une à l'autre. Voir plus bas
Dernières infos: on ne laisse pas trainer portable, sacs à main, sandwiches entamés sur le lavabo
Le gel hydro-alcoolique vous sert aussi: a désinfecter les mains après être montré dans bus ou métro; après avoir mis de l'essence dans son réservoir; en sortant d'un magasin où l'on s'est appuyé avec ses mains partout: sur le comptoir, cabine d'essayage, après avoir utilisé une machine carte bancaire, surtout et notamment s'il s'agit d'un boîtier anonyme où tout le monde mets ses doigts.
En règle générale, on passe du gel chaque fois que l'on a été dans un lieu public: cinéma, restaurant, transports. Autant que faire se peut, pensez à laver vos mains aux moins trois fois par jour même si vous utilisez souvent votre gel: lavez très soigneusement car le gel hydro-alcoolique pourrait occasionner des allergies sur les peaux fragiles d'une part et le meilleur des meilleurs nettoyages c'est l'eau et le savon. De toutes façons, les gels achetés en pharmacie ne sont pas assez puissamment protecteurs, seuls les gels réalisés avec des normes précises sont reconnus très efficaces et donc protecteur. Vous les trouverez en magasin médical; ils valent un certain prix; vérifiez que l'étiquette indique "norme"...
Ci-dessus, j'ai indiqué toutes mes propres précautions partout où je vais
et, comme disait le Chien de La Fontaine au Loup
"il ne tiendra qu'à vous messire..".



L'ère du jetable

Lingettes à usage unique, dangers

Le succès commercial des lingettes peut s'expliquer par leurs avantages pratiques (prêtes à l'emploi, facilement transportables, jetables et sans rinçage). Les publicités nous le rappellent à longueur de spots: le jetable, c'est le confort, la modernité… bref, le progrès!
Une fois que nous sommes habitués au jetable, il n'est pas toujours facile de retrouver des réflexes plus respectueux de l'environnement et de notre santé avec des produits à usages multiples.
C'est dommage, car les lingettes jetables sont finalement très coûteuses et présentent de sacrés inconvénients que l'on omet de présenter dans les publicités.
Passons en revue quelques idées reçues
Les lingettes c'est mieux pour l'environnement
FAUX! Elles génèrent énormément de déchets. Chaque ménage utiliserait en moyenne 7 à 10 lingettes par semaine. Ceux comprenant un jeune enfant produiraient 23 kg de déchets supplémentaires. (Faux! je n'en utilise jamais pour toutes les raisons indiquées sur cette note!).
Le tissu est en général un mélange de plusieurs fibres: polyester, viscose, cellulose. S'il est vrai que la cellulose et la viscose sont des fibres biodégradables, il faut relativiser: dans une décharge, la dégradation des déchets est extrêmement lente, et les lingettes sont imprégnées de produits potentiellement polluants et qui ne favorisent pas la bonne décomposition et polluent le sol et l'eau. Un autre bémol: la production de ces fibres est un procédé polluant.
Ainsi, comme les lingettes jetables et leurs emballages ne peuvent pas aller au compost, ne sont jamais ni recyclables ni réutilisables, elles deviennent bel et bien un déchet dès la première utilisation. Les matières premières sont ainsi irrémédiablement perdues...
On entend souvent que les lingettes seraient la solution car elles ne consomment peu ou pas d'eau. Pas tout à fait: elles ont une consommation d'eau cachée, puisqu'il il faut de l'eau pour leur fabrication.
Un autre problème, c'est que l'humidité des lingettes (solvant, désinfectant, eau de javel) est maintenue grâce à l'imprégnation par des composés pétrochimiques dont certains présentent un danger pour l'environnement.
Les lingettes peuvent poser des problèmes de santé
VRAI! Les lingettes sont des produits potentiellement dangereux pour la santé. Il est même parfois recommandé de les utiliser avec des gants. C'est le cas des lingettes de nettoyage de sanitaires ou de sols. Elles sont gorgées de produits polluants et toxiques.
Parmi les réactions aux lingettes cosmétiques observées on trouve: apparition de mycoses, cystites, problèmes urinaires, allergies, irritation des fesses de bébés etc. Même les lingettes spéciales "peaux sensibles" peuvent provoquer ces réactions.
L'utilisation fréquente de lingettes pourrait aggraver ces troubles. En effet, les lingettes cosmétiques sont un soin sans rinçage qui dépose une foule de molécules sur les muqueuses ou sur la fine peau des bébés. Les parfums contenus dans les lingettes ont également un caractère fortement allergisant. Rappelons-nous que la peau des bébés est plus perméable que celle d'un adulte et que leur organisme en plein développement est plus fragile.
Les lingettes pour le nettoyage des surfaces (cuisine et sanitaire) contiennent souvent des désinfectants. Ces substances sont polluantes, irritantes et toxiques. Elles affectent en outre notre immunité en nous rendant plus résistants aux bactéries.
Les fabricants ajoutent aux lingettes des substances adoucissantes comme la camomille ou l'Aloé vera. Indiquées en grand à l'avant du paquet, elles ne sont cependant souvent présentes qu'en quantité infime. En beaucoup plus petit, et à l'arrière, se trouve la composition du produit avec d'autres substances plus problématiques (parfums, conservateurs, émulsifiants…).
Pour en savoir plus, lire attentivement les étiquettes est la meilleure des attitudes. N'oublions pas que les ingrédients sont listés dans l'ordre décroissant d'importance dans le produit.
Les lingettes jetables sont chères
VRAI! Le succès commercial que connaissent les lingettes est très étonnant lorsqu'on considère le prix de ces produits.
Par exemple, le nettoyage du sol avec des lingettes est 15 fois plus cher qu'avec un torchon réutilisable et du détergent écologique (www.observ.be).
En outre, les fabricants ont créé des besoins de plus en plus spécifiques pour nous vendre davantage de produits. Ainsi, on va trouver des lingettes différentes pour le nettoyage des lunettes, des sols, des vitres, des meubles etc. Alors qu'avec une bonne microfibre, on nettoie toutes ces surfaces avec de l'eau… tout simplement.
Les lingettes sont plus pratiques
VRAI et FAUX! C'est vrai dans le sens où il est rapide d'attraper une lingette, de l'appliquer sur la surface à nettoyer et de la jeter après utilisation.
C'est faux si on se dit qu'essorer un torchon, le mettre à sécher ou le mettre en machine ne demande pas un effort surhumain. (changer de torchon TOUS LES JOURS)_Vous en fabriquerez à foison avec des bouts de draps usés ou de vieilles serviettes de toilettes
De même, si pour se démaquiller on utilise un gant ou des petites éponges naturelles qu'on lavera périodiquement en machine.
Pour bébé par exemple, quand on est de sortie, il est tout à fait possible et pratique d'emporter une boite hermétique avec quelques lingettes lavables (gants, éponges, coton) imprégnées de lait nettoyant ou de liniment.
Les lingettes sont plus efficaces
FAUX. Certaines lingettes semblent peut-être efficaces grâce aux produits agressifs dont elles sont imprégnées. Mais pourquoi utiliser des produits agressifs et polluants quand un nettoyage en douceur suffit pour une propreté impeccable? Est-ce vraiment cela l'efficacité?
Il y a d'ailleurs des inconvénients aux lingettes dont on ne se doute pas… Par exemple, les fesses de bébé restent mouillées après l'utilisation de lingettes, favorisant l'irritation dans la couche. Et qu'ingurgite un enfant dont la tartine a été déposée sur une table frottée avec une lingette nettoyante imprégnée d'on ne sait trop quoi?
Comment se passer des lingettes jetables?
Des alternatives moins polluantes, moins chères et plus efficaces que les lingettes existent.
Comment nettoyer (toutes surfaces)?
Des lavettes microfibres sont idéales pour dépoussiérer, laver les sols et les surfaces. Elles ne nécessitent pas de produit d'entretien. Sinon, l'utilisation d'un nettoyant multi-usages avec une éponge pour les surfaces lavables fera très bien l'affaire.
Les écrans peuvent être nettoyés au moyen d'un chiffon, mouillé avec de l'eau ou du vinaigre dilué, puis essoré au maximum.
Comment nettoyer les lunettes?
Les lunettes se lavent à l'eau et au savon vaisselle et s'essuient avec un chiffon propre. Encore mieux: les petits tissus fournis à l'achat des lunettes font des miracles sans eau.
Comment laver les bébés?
Plusieurs alternatives aux lingettes jetables existent:
Un gant, une petite serviette ou un morceau de polaire découpé qu'on lavera en machine feront de parfaites lingettes lavables. On peut imprégner les lingettes à l'avance (idéal pour les bébés qui bougent beaucoup ou lorsqu'on est de sortie) et les conserver dans une boite hermétique.
Pour soigner les fesses de bébé, on peut d'abord laver la peau avec un gant et de l'eau tiède; ensuite la nettoyer avec une huile végétale bio de première pression à froid et sans parfum. Eviter l'usage d'huiles essentielles pour les bébés.
Un nettoyant d'une grande efficacité est le liniment oléo-calcaire. Facile à faire et facile à utiliser: émulsionner 125 ml d'eau de chaux (en pharmacie) et 125 ml d'huile d'olive 1e pression à froid et bio. Et voilà bébé bien protégé!
Aussi pratique que l'utilisation de lingettes jetables: il suffit de verser le mélange dans un petit flacon doseur qu'on pose sur la table à langer ou qu'on glisse dans le sac de voyage et le tour est joué.
Comment se démaquiller?
Pour se démaquiller on peut utiliser des petites éponges naturelles à laver périodiquement en machine.
Elles sont très faciles à confectionner soi-même à partir d'une grande éponge végétale. Elles sont également en vente dans le commerce.
Utiliser des carrés démaquillants lavables, achetés ou confectionnés soi-même, ou appliquer le produit sur le visage avec les doigts sont de bonnes solutions également. Ici aussi, le liniment oléo-calcaire est efficace.
Comment remplacer les lingettes déodorantes?
Un déodorant sous forme de vaporisateur ou de pierre d'alun évite l'utilisation de lingettes.
Comment se passer de lingettes nettoyantes pour le corps?
Un gant, un peu de savon ou un lait nettoyant et voilà!
Comment se passer de rince-doigts?
Ce type de lingette présentée au restaurant ou dans l'avion est alcoolisée et parfumée synthétiquement. L'alternative la plus simple est de se laver les mains si cela est possible.
Comment faire pour se laver les mains en toutes circonstances?
Prévoir une petite boîte avec un petit morceau de savon ou encore une boîte hermétique contenant quelques lingettes faites maison et pré-imprégnées d'eau savonneuse ou eau florale.
Les gels désinfectants qui ont fleuri sous forme de distributeurs ou lingettes sont inutiles dans la vie quotidienne.
Comment se passer de lingette anti-décoloration?
Trier son linge en séparant blanc et couleurs. Laver à part ce qui risque de dégorger.
Comment détacher le linge? - Comment assouplir le linge?
Verser un verre de vinaigre dans la machine contribuera à assouplir le linge en évitant la consommation d'une lingette.
Pour tout autre usage du style "lingettes pour chiens", "lingettes pour ongles", n'hésitez pas à adopter le bon sens: support réutilisable et si nécessaire, produit le plus simple possible (eau, savon…).
Un rapide bilan coût/bénéfice/risque remet en cause l'intérêt des lingettes jetables. Si cela ne suffit pas, lisez la composition sur l'étiquette et demandez-vous simplement si ces produits sont sains pour vous et votre famille.
VOUS FABRIQUEREZ FACILEMENT DES SERVIETTES
Utilisez des mouchoirs en papier à loger dans des pochettes grip; recouvrez soit d'eau de Cologne, soit d'alcool modifié.

N'utilisez pas le sèche-mains électrique

Pour de nombreux spécialistes de l'hygiène, les sèche-mains électriques sont une véritable hérésie sanitaire, raison pour laquelle ils sont bannis des milieux hospitaliers ou de l'agro-alimentaire. Et pourtant, il est partout: Dans les bars, restaurants, cinémas, stations-services, etc., la solution électrique continue pourtant d'être pratiquée, en raison d'un coût d'entretien nettement inférieur aux serviettes de papier à usage unique.
Dans un ouvrage publié en 2007, On s'en lave les mains, Frédéric Saldmann, médecin à l'hôpital Georges-Pompidou, mettait déjà en garde contre ces véritables "aérosols à microbes". "Le lavage des mains est très important. Mais si on ne les lave pas extrêmement consciencieusement, il reste des germes entre les doigts, près des ongles et des bijoux. Or le sèche-mains électrique fait voler les microbes vers le visage et on les inhale aussitôt. Quand je rencontre un de ces sèche-mains dans un bar, je m'essuie sur ma chemise", confie-t-il.
Fabien Squinazi, chef du laboratoire d'hygiène de la ville de Paris et co-auteur de l'ouvrage, abonde dans le même sens. "On a comparé en laboratoire les différentes techniques de lavage et de séchage des mains. Il en ressort que la plupart des séchoirs électriques sont contaminés. Ils aspirent l'air ambiant, chargé de bactéries, particulièrement dans des lieux aussi sensibles que les sanitaires, et les projettent sur vos mains. En d'autres termes : vous décontaminez vos mains au lavage et les re-contaminez au séchage", résume-t-il. S'il n'est pas question d'interdire les séchoirs électriques, ce spécialiste de l'hygiène déconseille vivement leur utilisation en période d'épidémie, comme la vague de gastro-entérite qui sévit en ce moment. En d'autres termes, ne faites jamais ça !
Autre problème : le débit d'air est souvent insuffisant, et après trente secondes sous l'air chaud, les gens perdent patience et repartent les mains humides. Or, les bactéries et les microbes prolifèrent en milieu humide, raison pour laquelle un essuyage mécanique avec du papier ou du tissu reste de loin la solution la plus efficace.
Une étude de l'université de Westminster a en effet montré que les essuie-mains en papier éliminent 90 % de l'humidité en dix secondes, tandis que les séchoirs à air chaud classiques laissent 53 % d'humidité après quarante secondes. Les serviettes à usage unique feraient en outre disparaître entre 51 % et 76 % des bactéries sur les doigts, tandis que le système électrique les augmenterait de 194 % ! Las, l'étude ayant été commandée par l'Association européenne des industries du papier d'hygiène (European tissue paper indutry association), ses résultats ne peuvent être considérés comme une base scientifique suffisamment solide pour prendre des mesures de santé publique.
C'est d'ailleurs sur cette absence d'études crédibles que se fonde le ministère de la santé pour justifier l'absence de recommandation sur le sujet. "C'est un faux débat, proteste-t-on à la Direction générale de la santé (DGS). Il est évident qu'une serviette propre et à usage unique est idéale, le sèche-mains électrique est ce qu'il est. Mais il ne faut pas rêver, il y a des contraintes économiques. Et il ne faudrait surtout pas que les gens pensent qu'il ne faut plus se laver les mains dans les lieux publics. C'est primordial !"
Les autorités sont néanmoins conscientes de l'avantage hygiénique de la serviette à usage unique sur le séchoir. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Assistance publique des hôpitaux de Paris ont émis des recommandations déconseillant les sèche-mains électriques en milieu hospitalier. Dans sa brochure sur l'hygiène des mains, l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé indique clairement : "Séchez-vous les mains si possible avec un essuie-mains à usage unique".
Si elle reconnaît de bout des lèvres que les sèche-mains classiques sont loin d'offrir toutes les garanties d'hygiène qu'on serait en droit d'attendre, la DGS redoute qu'un tel débat éloigne les gens des lavabos, alors que la gastro-entérite fait en ce moment des ravages, et appelle au respect des gestes barrière.
Fabien Squinazi a mené une expérience sur le rôle de l'hygiène dans la transmission de la gastro-entérite. Un individu contaminé a serré la main à plusieurs personnes sans s'être lavé les mains au préalable. Il a contaminé les deux-tiers des mains des cobayes, et on a retrouvé ses germes fécaux dans la bouche d'un tiers. "En période d'épidémie, il est essentiel de se laver régulièrement les mains", martèle-t-il.
Dans les hôpitaux, il n'est aujourd'hui pas plus question de serviettes en papier que de sèche-mains électriques, puisqu'il n'est même plus question de se laver les mains. Dans certains établissements, les points d'eau avec savon et serviettes en papier commencent même à disparaître des chambres, raconte Brigitte Mangin, cadre hygiéniste à l'hôpital Georges-Pompidou. "On ne préconise plus le lavage en milieu hospitalier : la friction avec une solution hydro-alcoolique est bien plus efficace", précise-t-elle. Sans compter qu'elle ne nécessite aucun séchage...
Les citoyens écoresponsables et soucieux de leur hygiène vont néanmoins se trouver face à un dilemme de taille : une étude commandée par Dyson et réalisée par l'Institut de technologie du Massachusetts a établi que l'essuie-mains à usage unique, qui représente encore 75 % du marché, est le système le moins respectueux de l'environnement et le plus gros émetteur de CO2.

J'avais déjà mis une note dans mes divers blogs concernant ce problème... en fait, dès que j'ai vu arriver ces instruments, j'ai su instantanément qu'ils étaient dangereux.... la plupart des gens se lavent les mains comme des chats, ziou, vite fait et donc mal fait. Un bon lavage des mains, c'est de l'eau et du savon et trois minutes de frottage savonné avant rinçage. On se sèche ensuite avec du papier; s'il n'y a que le sèche-main électrique, prenez du papier toilette et jetez le sans vous re-salir avec une poubelle à mains... de même, prenez dans le w.c. un autre morceau de papier dont vous vous servirez pour ouvrir la porte et la refermer; et discrètement, mettez dans la poche; n'y mettez plus les doigts ou recouvrez d'un mouchoir papier qui vous aidera ensuite à jeter le tout chez vous à la poubelle.
J'avoue que je me lave les mains comme tout le monde dans les toilettes pour ne pas qu'on me regarde de travers et dès que j'ai quitté le périmètre des soi-disant sanitaire, je sors de mon sac mon flacon de gel (acheté à un fournisseur d'équipement hospitalier car ce gel hydro-alcoolique détruit tous les virus... )
Je nettoie mes mains au gel de six à huit fois quand je sors en public. Et dès que possible, je me lave avec de l'eau et du savon comme indiqué ci-dessus. Je passe mes mains au gel quand je sors du supermarché où quand j'ai tapé sur la machine CB, où quand je prenais de l'essence, ou en sortant des transports en commun, où après avoir utilisé le stylo de quelqu'un d'autre.
Pas pour vexer les gens. Pour me protéger des gastro surtout.... et aussi parce que quand je prends un objet entre mes mains utilisé pas d'autres, cela me déclenche des images sur la personne ou fait ressentir ses états émotionnels et cela m'ennuie fortement.


Des moisissures pathogènes dans notre lave-vaisselle 

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Il s'agit d'une traduction d'un texte original en anglais, My dishwasher is trying to kill me ou Mon lave-vaisselle est en train de me tuer … Source P. Zalar, M. Novak, G.S. de Hoog, N. Gunde-Cimerman, Dishwashers – A man-made ecological niche accommodating human opportunistic fungal pathogens, Fungal Biology, In Press, Corrected Proof, ISSN 1878-6146, DOI: 10.1016/j.funbio.2011.04.007.
Des moisissures potentiellement pathogènes ont été trouvées dans certains appareils ménagers très courants dans les foyers actuels.

Une étude, dont les résultats sont publiés dans le journal de la société mycologique britannique, Fungal Biology, montre que les équipements électriques tels que les cafetières, lave-vaisselles ou lave-linges sont des habitats idéaux pour ces microorganismes capables de vivre dans des conditions extrêmes de température (60 à 80°C), d'humidité et en présence de détergents agressifs.
Sur un échantillon de lave-vaisselles provenant de différents foyers de 101 villes réparties sur les 5 continents, 62 % contiennent des moisissures sur le joint de porte. 56 % de celles-ci sont des Exophiala dermatitidis et E. phaeomuriformis, des levures noires qui ont une résistance remarquable à la chaleur et aux hautes concentrations en sel. Ces conditions extrêmes de vie n'avaient jamais été observées chez des moisissures.
Exophiala dermatitidis est rarement isolée dans la nature, mais est fréquemment rencontrée dans des pathologies humaines. Elle est aussi connue pour coloniser les poumons de patients atteints de mucoviscidose et beaucoup plus rarement pour engendrer des infections fatales chez des hommes en bonne santé.
Cette découverte de champignons " extrémophiles " dans nos appareils électroménagers semble, d'après les auteurs, montrer que ces organismes ont commencé un processus d'évolution qui pourrait représenter un risque significatif pour la santé humaine dans le futur.
Selon ce site, une réponse a été faite le 11 juillet 2011 par le Dr Sophie Ravilly avec l'aide du Pr Jean-Philippe Bouchara, mycologue à Angers, " Il semble que les champignons décrits dans cet article sont pour l'instant rarement retrouvés en France. Dans l'attente d'informations plus précises demandées à l'auteur de l'article, nous vous encourageons a nettoyer les joints en caoutchouc de votre lave-vaisselle avec un désinfectant de surface, type deterg'anios, tout aussi efficace mais moins agressif pour les joints que l'eau de javel diluée. "
Vous pouvez aussi mettre deux à trois cuillères à soupe de bicarbonate de soude dans un litre d'eau et, à l'aide d'une éponge neuve et propre et uniquement réservée à ce nettoyage, largement imbiber votre joint après chaque utilisation de la machine.

Les sacs réutilisables

Cliquez pour agrandir l'image et la contamination bactérienne.
Une étude portant sur la manipulation et le contenu microbiologique d'une série de sacs réutilisables a été publié.
E. coli générique est présent à l'intérieur des sacs et récupérable dans l'étude de Gerba chez 12% des sacs testés, mais peut-il ou est-il probable qu'il soit transféré dans tous les aliments prêts à être consommés ou sur toutes les surfaces en contact avec les aliments de la maison ?
Mais personne ne signale qu'il faut le faire; mais qu'en est-il si on les retournait à l'envers et qu‘on les mettent à sécher pendant quelques jours après utilisation ?
Comment agir sur les risques potentiels afin de réduire les risques de maladies d'origine alimentaire une fois dans leur maison? Les viandes crues emballées seront dans un second sac en plastique afin de créer une barrière et conserver le jus qui pourrait éventuellement goutter, laver les sacs toutes les deux semaines pour enlever tout ce qui pouvait rester présent à l'intérieur et consacrer un sac réutilisable pour la viande et le laver plus souvent, généralement après chaque course avec du liquide pour vaisselle puis rinçage à l'eau claire avec éponge propre et désinfectée dans de l'eau bicarbonatée.

Les animaux et les gens

Nous avons cependant parfois tendance à aimer maladroitement nos compagnons à quatre pattes, en humanisant trop nos rapports avec eux. Il faut donc s'interroger sérieusement sur notre relation avec les rongeurs, les oiseaux ou tous les autres mammifères: les ménageons-nous assez? Les respectons-nous suffisamment ? En d'autres termes, les respectons-nous en tant qu'ANIMAUX et les percevons-nous réellement en tant que tels ? À savoir des êtres vivants qui ont des besoins spécifiques dont il faut tenir compte. Sommes-nous conscients du fait que le chien qui dort au pied du canapé descend du loup et que le serpent qui vit dans notre terrarium est un animal sauvage ? Et surtout: sommes-nous conscients de la responsabilité que représente la détention, à vie, d'un animal ?
Un restaurateur est libre d'accepter ou non l'animal d'un client dans son établissement. C'est vrai aussi pour les hôteliers et les commerçants. Par ailleurs, hygiène oblige, vous ne pouvez pas faire entrer votre chien ou votre chat dans un magasin d'alimentation (boucherie, boulangerie...), sauf s'il s'agit de locaux de dégustation (tea-rooms, restaurants, friteries...). L'accès des animaux, notamment des chiens est interdit, à l'exception des chiens-guides des personnes malvoyantes. Cette interdiction doit être affichée à l'entrée de chaque magasin. "
De nombreux établissements acceptent de plus en plus les animaux de compagnie.dog friendly' (ami des chiens). D'ailleurs, si vous y êtes entré sans faire attention, vous n'avez pas intérêt à faire une remarque quelconque …

Les microbes les plus dangereux autour de vous!

Cliquez pour agrandir l'image10 OBJETS DE TOUS LES JOURS COUVERTS DE MICROBES
Selon une étude, il y a deux fois plus de bactéries sur une fontaine d'eau que sur un siège de toilette. Il existe très peu de surfaces parfaitement propres. Nous touchons ainsi quotidiennement des objets couverts de bactéries, tout comme nous en sommes nous-mêmes couverts. «Nous sommes composés à 90% de cellules contenants des bactéries», affirmait au réseau ABC l'auteur du livre The Secret life of germs et directeur de la clinique microbiologique et d'immunologie de New York.
Même si nous sommes constamment en contact avec des dizaines de milliers de types de bactéries, seulement 1 ou 2 % de ces cellules microscopiques sont potentiellement nocives pour des personnes dotées d'un système immunitaire normal.
Pour minimiser le contact avec toutes ces bactéries, se laver les mains régulièrement constitue la meilleure ressource de prévention. Pas besoin de vivre dans un monde ultra propre, mais un minimum d'hygiène s'impose.
Voici 10 objets de tous les jours qui sont particulièrement couverts de bactéries:
1) Les sacs à mains et les portefeuilles
Mesdames, il est préférable de ne pas déposer votre sac à main par terre. Dans un restaurant, un bar ou une terrasse, le sac se retrouve souvent par terre. Ou encore sur le sol des toilettes publiques. Ces endroits ne sont pas toujours bien nettoyés. Il vaut mieux penser à accrocher son sac sur une chaise, le laisser sur la banquette ou le garder sur ses genoux.
Quant aux portefeuilles, c'est surtout ce que l'on met dedans qui les contamine. Les billets passés d'une main à l'autre absorbent particulièrement les bactéries et les virus. Et comme ces messieurs les gardent souvent dans leurs poches, soit près du corps, c'est la température idéale pour le développement des bactéries. Après avoir manipulé l'intérieur de son portefeuille, il vaut mieux se laver les mains. Les pièces de monnaie sont moins nocives, car le métal éliminera beaucoup de bactéries. N'oubliez pas de relire ma note relative aux billets de banque et à la grippe.
2) La télécommande
Si vous pitonnez sur la télécommande en regardant la télé, il serait préférable de vous laver les mains avant de manger du pop-corn ou de la pizza. Tout le monde touche la télécommande, mais qui la désinfecte? C'est d'ailleurs souvent l'objet le plus sale d'une chambre d'hôtel. Il est donc préférable de la nettoyer une fois par semaine, surtout si une personne malade l'a manipulée. Très souvent, les personnes malades passeront beaucoup de temps au lit, la télécommande traînant pas loin...
3) Les machines à laver publiques
Les machines à laver publiques sont rarement propres et celles à la maison ne sont pas toujours mieux. Il y a en général 0.1 gramme de matière fécale dans un sous-vêtement, soit l'équivalent de 100 millions bactéries E. coli. Malheureusement, très peu de personnes utilisent de l'eau très chaude pour laver leur linge pour ensuite les sécher pendant 45 minutes. Car de cette façon, beaucoup de bactéries sont tuées.
Pour minimiser le risque de s'exposer à des bactéries nocives, il vaut mieux désinfecter la machine avec de l'eau de Javel. Il est aussi préférable de ne pas déposer les vêtements propres et sales au même endroit. La bactérie E. coli, par exemple, peut passer des vêtements sales, à la table où les vêtements ont été déposés et passer aux vêtements propres s'ils sont déposés sur la même table ou surface.
4) La planche à découper - voir plus bas également d'autres planches ou planchettes
Il est préférable de préparer sa nourriture sur une autre surface que la planche à découper. Il y aurait 200 fois plus de bactéries fécales sur une planche à découper que sur un siège de toilette. Pourquoi? Parce qu'en général, les gens passent leur planche à découper sous l'eau au lieu de bien la laver. On peut préparer un mélange d'un quart d'eau avec un peu d'eau de Javel et l'utiliser pour laver la surface qui servira à préparer la nourriture.
5) Le téléphone
Le téléphone est un endroit idéal pour loger deux sortes de bactéries: celles de nos mains et celles de notre bouche (salive). Car les gens sont à l'origine de la plupart des bactéries. Et là encore, ce n'est pas un objet qui est souvent nettoyé. Le clavier de l'ordinateur?
6) Les fontaines d'eau
La surface humide de la fontaine d'eau est un endroit idéal pour le développement des bactéries et de virus. Comme ceux qui ont la grippe ou la gastro doivent boire beaucoup d'eau, c'est souvent un lieu qui attire beaucoup de personnes malades! Selon une étude, il y a deux fois plus de bactéries sur une fontaine que sur un siège de toilette, soit près de 2000 microbes contre 1000 sur un siège de toilette.
7) Les boutons (ascenseurs, terminaux de paiement direct...)
Difficile de ne pas appuyer sur les boutons d'un ascenseur ou encore sur les touches des terminaux de paiement direct pour composer son code au supermarché. Ces petits espaces sont pourtant rarement nettoyés et désinfectés. Utilisez plutôt votre poignet ou votre coude pour appuyer sur les boutons d'ascenseurs ou laissez quelqu'un le faire à votre place ! Pour composer votre code, enfoncez les touches avec le bout de votre carte de débit.
8) Les matelas de yoga
Le yoga est une très bonne façon d'éclairer le corps et l'esprit. Mais le matelas de yoga où on a généralement transpiré, est loin d'être propre, surtout s'il s'agit d'un matelas partagé. Idéalement, le matelas devrait être désinfecté et nettoyé avant chaque séance. Les microbes peuvent rester durant des jours sur un matelas qui n'a pas été nettoyé.
Selon un article du New York Times publié en 2006, les gymnases et les studios de yoga ne nettoient pas leurs matelas de la même façon et à la même fréquence. Si possible, le port de gants et de chaussures sont utiles pour ne pas attraper de bactéries.
A la gym, on peut aussi penser à apporter un gel ou une lingette antibactérienne pour désinfecter les équipements et nos mains.
9) Les toilettes de l'avion
Ce sont probablement les pires toilettes. En général, les toilettes ne sont pas aussi sales qu'on pourrait le croire en comparaison à d'autres endroits. Généralement, les toilettes sont nettoyées assez souvent, même les toilettes publiques. Les toilettes dans les avions sont aussi nettoyées mais comme un grand nombre de personnes les utilisent en peu de temps, elles deviennent très vite sales. Dans un avion de taille moyenne, on peut compter une toilette pour environ 50 personnes. Les transporteurs aériens offrant des tarifs réduits auront une toilette pour 75 personnes. Souvent, les gens ne se laveront pas les mains car l'évier est trop petit. 10) Les chariots d'épicerie
On touche aux chariots d'épicerie durant quelques minutes seulement. Mais on y retrouve les pires sources de bactéries, soit celles qui proviennent des mains, du visage et de la nourriture. Une étude s'est penchée sur un échantillon de chariots d'un supermarché et presque tous étaient contaminés avec la bactérie E. coli. Puisque ces microbes passent facilement du chariot à nos mains, un vaporisateur antibactérien pourrait être pratique.
Provenance de:
http://www.cyberpresse.ca/article/20...44/-1/CPACTUEL
Quid de cette affreuse mode de présenter une pizza dans un resto rapide sur une planche en bois? Dans tous les restaurants, méfiez-vous des planches de présentation, des salières et poivrières, de la carte du restaurant, etc.…. Et si vous prenez le bus ou le métro? Pensez à tous ces endroits où vous vous tenez et où d'autres ont posés leurs mains. Et le pistolet de la pompe à essence? Beaucoup de personnes rétorquent qu'à force d'aseptiser, nous devenons allergiques à presque tout, que le système immunitaire ne peut se confronter. Merci bien; nous avons assez l'occasion d'être empoisonnés par les ondes radios ou portables, les épandages dans les champs lorsque nous allons nous aérer à la campagne, la pollution des villes lorsque nous devons y vivre, les pesticides sur les fruits et légumes….
Autrefois, (j'en ai vu moi-même, enfant) existaient des panneaux ou des murs où étaient peints cette recommandation "ne crachez pas par terre"; et pourquoi? Parce que les antibiotiques n'existaient pas mais que, bien sûr, les virus de la tuberculose et la polio se baladaient sans problèmes. Mais, pourquoi le Ministère de la Santé édite-t-il des affiches à coller dans certains lieux publics, cabinets médicaux, hôpitaux…. ou fait-il passer des vidéos dans les télés? - voir ci-dessous une affiche de recommandation sanitaire.
Personnellement, je ne me déplace jamais sans ma petite fiole de gel anti-bactérien. Et j'en passe très souvent après avoir utilisé un quelconque appareil mis au service du public, une poignée de porte de toilettes. N'oubliez pas de vous laver copieusement les mains en rentrant à la maison, même si vous avez utilisé le gel hydroalcoolique. Si vous avez lu l'article, dès maintenant vous savez que vous pouvez rire des rieurs ricanant qui se moquent de vos précautions sanitaires.

Les appréciations en gras sont de la créatrice du site: Josyane JOYCE

Hygiène quotidienne à toujours se remémorer

Les équipements, les ustensiles et autres objets de la cuisine: nettoyage, désinfection, traitement thermique
Le nettoyage des équipements et des ustensiles a pour but d'éliminer la majeure partie des souillures et des microorganismes présents sur leurs surfaces. Les souillures emportées vers l'égout sont autant de nutriments en moins pour la multiplication microbienne. Si de plus, les surfaces sont sèches après ce nettoyage, la multiplication sera impossible.
Après l'étape de nettoyage, une désinfection qui a pour objectif de réduire la quantité de micro-organismes peut être préconisée sur des surfaces très sales, ou au domicile des personnes à risque. Le meilleur désinfectant à la disposition de tous est l'eau de Javel (hypochlorite de sodium), ou le dichloroisocyanurate de sodium appelé " eau de Javel en pastille ". Ces produits sont très efficaces pour désinfecter les éponges et autres ustensiles de nettoyage à condition que ces derniers soient d'abord lavés. Attention, l'eau de Javel4 ne doit jamais être mélangée à un acide (détartrant par exemple) ou chauffée car dans les deux cas cela provoque le dégagement de chlore gazeux toxique. Quant aux détergents bactéricides à usage domestique (par exemple un liquide vaisselle désinfectant), leur utilité en hygiène domestique n'est pas démontrée.
A chaque fois que des aliments se sont répandus dans le réfrigérateur, il faut nettoyer sans tarder les surfaces souillées. Un nettoyage complet de toutes les surfaces intérieures doit être pratiqué autant que nécessaire et en tout cas au moins une fois par an. Retirer préalablement les clayettes et autres accessoires qui doivent être nettoyés séparément.
Toutes les surfaces nettoyées (ustensiles, vaisselle, plan de travail etc.) doivent ensuite être essuyées à l'aide d'un torchon propre, d'un papier absorbant à usage unique ou mises à sécher.
La chaleur est un très bon moyen pour détruire la majorité des micro-organismes (température supérieure à 60°C). La tendance actuelle, pour raison d'économie d'énergie est à la diminution des températures autant dans le lave-vaisselle que dans le lave-linge. Il est recommandé de pratiquer périodiquement un lavage à au moins 60°C et systématiquement quand le linge ou la vaisselle sont très sales (Stahl Wernersson et al 2004.).
Enfin, il faut ajouter une recommandation à propos des appareils destinés à traiter l'eau. Il s'agit soit d'appareils indépendants du robinet (type carafe) soit d'appareils connectés de façon temporaire ou permanente au robinet. Il convient de respecter scrupuleusement la notice d'utilisation du fabricant pour leur maintenance et leur remplacement car, mal utilisés ils peuvent être une source importante de micro-organismes.
La conservation et le traitement des aliments
Ø La réfrigération Durée de conservation
La réfrigération permet la conservation des aliments pendant une durée limitée. La date limite de consommation5 indiquée sur l'emballage des produits réfrigérés signifie que ces aliments sont consommables jusqu'à cette date à condition de maintenir une température suffisamment basse le temps de la conservation et que l'emballage ne soit ni ouvert ni endommagé.
Certains produits traiteurs, de type plats cuisinés, pâtisserie à base de crème, aliments " très périssables " vendus à la coupe non préemballés fabriqués chez un artisan ou vendus au détail sans mention d'une date limite de consommation ainsi que les plats préparés à domicile, ne doivent pas être conservés trop longtemps. Il convient de demander conseil aux commerçants, une durée inférieure à 3 jours est fréquemment recommandée.
Un repas pour bébé ou un biberon de lait ne doit pas être conservé plus de 48 heures à 4°C. Concernant ces aliments pour bébé, le délai s'écoulant entre la préparation et la consommation doit être réduit à une heure si le produit est à température ambiante et à 30 minutes s'il a été réchauffé.
En règle générale tous les aliments réhydratés doivent être placés au réfrigérateur s'ils ne sont pas consommés immédiatement.
4 L'eau de Javel ne se conserve pas longtemps et ceci d'autant moins qu'elle est plus concentrée. L'eau de Javel concentrée en berlingot (9,6% de chlore actif) doit être diluée dans les 3 mois qui suivent sa fabrication selon les recommandations inscrites sur l'emballage. L'eau de Javel en bouteille est déjà diluée (2,6% de chlore actif). Une fois diluée, il faut conserver la solution d'eau de Javel au frais, à l'abri de la lumière, hors de portée des enfants et l'utiliser dans les 6 mois. Si l'on déroge à cette dernière règle, la concentration en molécule active sera inférieure à celle annoncée avec donc une diminution d'efficacité.
L'eau de Javel peut abîmer les surfaces, en particulier les surfaces métalliques (risque de corrosion). Il faut l'utiliser à froid, la diluer avant usage et rincer les surfaces afin de ne pas les laisser en contact avec cette solution pendant plus de 10 minutes. La chambre syndicale nationale de l'eau de Javel (http://www.eaudejavel.fr ) recommande pour désinfecter l'intérieur des réfrigérateurs : ½ verre (soit 75 ml) d'eau de Javel à 2,6% de chlore actif dans 1 litre d'eau, solution à appliquer avec une éponge ou une lingette et à laisser en contact pendant 10 minutes avant de rincer. Pour désinfecter les éponges la chambre syndicale nationale de l'eau de Javel recommande d'utiliser une solution contenant entre ½ et 1 verre d'eau de Javel dans 5 litres d'eau et de laisser tremper l'éponge pendant 5 minutes avant de la rincer.
5 Date limite de consommation (DLC), indiquée par la mention "à consommer avant le…" : date au-delà de laquelle l'aliment ne doit pas être consommé, à ne pas confondre avec la date limite d'utilisation optimale (DLUO), indiquée par la mention "à consommer de préférence avant le…". L'aliment peut encore être consommé après la DLUO mais la qualité gustative de l'aliment peut alors être diminuée.
Les restes des repas qui ont parfois séjourné longtemps à température ambiante, doivent être consommés très rapidement ou être jetés notamment s'il s'agit de ceux de pique-niques, de repas ou de buffets festifs de l'été. Il ne faut en aucun cas conserver une nuit entière à température ambiante, un plat que l'on vient de préparer, sous prétexte d'attendre son refroidissement avant réfrigération. Ceci est vrai même lorsque les plats ont subi une longue cuisson; ils peuvent contenir des spores (Clostridium perfringens, Bacillus cereus) résistantes à la chaleur. Il est recommandé de ne pas dépasser 2 heures d'attente avant réfrigération et, si la quantité d'aliment préparée est grande, il faut la répartir en portions plus petites pour que le refroidissement soit plus rapide. Température de conservation
La température idéale de conservation des aliments est située entre 0 et +4°C. A ces températures, la multiplication de la plupart des pathogènes est stoppée et la multiplication des autres est considérablement ralentie. Par exemple, à 4°C des cellules de Listeria monocytogenes mettront environ 10 jours pour atteindre le nombre de cellules formées en 1 jour à 20°C.
Dans les réfrigérateurs domestiques commercialisés depuis 2002, la zone froide doit être indiquée par une signalétique visible et indélébile. Ceci ne s'applique pas aux réfrigérateurs à air pulsé dans lesquels la température est plus homogène. Les fabricants doivent aussi inclure un dispositif destiné à indiquer la température dans la zone où la température est inférieure ou égale à +4°C. Toutefois, il subsiste encore des réfrigérateurs dans lesquels il est difficile d'atteindre une température inférieure ou égale +4°C sans faire geler une partie de leur contenu.
Une étude de 2001 montrait que la température d'un quart des réfrigérateurs domestiques français est supérieure à +8°C et il peut y avoir une différence de quelques degrés entre la zone la plus chaude et la plus froide (Derens et al. 2001).
Il est donc recommandé de surveiller la température de son réfrigérateur et de conserver les aliments sensibles (viande, poisson notamment) dans la zone la plus froide, laquelle est dépendante de la localisation de la zone de production du froid.
Pour un maintien de la température, il convient de limiter le nombre d'ouvertures de la porte et de ne pas surcharger le réfrigérateur pour permettre la circulation de l'air à l'intérieur. Si les surfaces de l'intérieur du réfrigérateur sont couvertes de condensation d'eau (ou de gouttelettes d'eau) en permanence, cela signifie que l'air extérieur entre continuellement dans le réfrigérateur et qu'il faut vérifier l'état du joint et des charnières de la porte et effectuer les réparations nécessaires pour une fermeture hermétique de la porte.
Enfin, il convient de ne pas confondre les aliments qui doivent être réfrigérés avec ceux qui peuvent se conserver à température ambiante. De fait, il existe des plats cuisinés qui sont des conserves que l'on peut entreposer à température ambiante, et d'autres présentés dans un suremballage cartonné très similaire qui doivent impérativement être conservés au froid.
Ø La congélation
La congélation domestique à – 18°C permet d'arrêter la multiplication microbienne mais la plupart des germes survivent à la congélation. Après décongélation, les parois cellulaires des végétaux ou des fibres de viandes sont abîmées et les contenus cellulaires qui s'en échappent sont des nutriments pour les micro-organismes. Les aliments décongelés sont favorables à la multiplication microbienne : les micro-organismes qui ont survécu sont prêts à s'y multiplier dès que la température le permet. Il est pour cela recommandé de les consommer rapidement et de ne pas les congeler à nouveau.
Les achats de produits surgelés doivent être faits de sorte que la rupture de la chaîne du froid soit la moins brutale et la plus courte possible. Ainsi, en cas de forte chaleur ou en cas d'attente avant mise au congélateur, l'utilisation d'un sac isotherme est recommandée. La décongélation doit se faire dans le réfrigérateur, dans le four à micro-onde en position décongélation ou rapidement par la cuisson ou par le réchauffage.
Enfin, une congélation pendant 7 jours est une méthode efficace pour détruire les parasites des poissons (Anisakis spp. par exemple), ce traitement est préconisé avant de préparer des plats à base de poisson cru (carpaccio, tartares, sushi). La congélation " à coeur " permet également l'inactivation des parasites dans la viande. La congélation domestique à – 18°C ne permet cependant pas l'inactivation de tous les parasites notamment les oeufs d'Echinococcus.
Ø Le lavage des fruits et légumes
Le lavage minutieux des fruits et légumes (incluant les graines germées) à l'eau potable permet d'éliminer la terre et les souillures qui peuvent être fortement chargées en micro-organismes. La cueillette et la consommation de végétaux sauvages (cresson, pissenlit, mâche, etc.) exposent à un risque en particulier parasitaire. Ainsi, un lavage minutieux n'empêche pas la persistance d'une éventuelle contamination des végétaux par la douve du foie (Fasciola hepatica). Le lavage n'est pas non plus suffisant pour éliminer les œufs d'Echinococcus multilocularis, parasite trouvé sur les végétaux et baies sauvages accessibles aux renards et aux chiens et souillés par leurs déjections. L'isolement des jardins potagers par une clôture est recommandé.
Dans les pays à faible niveau d'hygiène, il est recommandé de ne consommer que des végétaux cuits ou crus pelés par vous-mêmes.
Ø La cuisson des aliments
La cuisson des aliments permet une forte réduction de la charge microbienne si la température à cœur des aliments est élevée.
La cuisson " saignant " d'un steak haché n'est pas suffisante pour assurer une protection en cas de contamination par un pathogène. Il est fortement déconseillé aux enfants de moins de 5 ans et aux personnes immunodéprimées de consommer le steak haché non cuit à coeur6. Les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées doivent bien cuire tout type de viande.
La cuisson des poissons " rose à l'arête " ne permet pas d'éliminer d'éventuels parasites.
Le réchauffage au four à micro-ondes, s'il est trop court, n'assure pas une température homogène dans la totalité de l'aliment, il ne permet pas, dans ce cas, l'assainissement obtenu par le réchauffage dans une casserole. Il est donc recommandé de réchauffer les aliments dans un récipient couvert jusqu'à ce que de la vapeur s'en échappe.
Le traitement le plus poussé est la stérilisation; il faut alors dépasser 100°C pendant plusieurs minutes ce qui ne peut se faire que sous pression. Les notices d'utilisation des autocuiseurs (cocotte-minute) indiquent des durées de stérilisation selon l'aliment considéré, durées qu'il faut respecter scrupuleusement pour préparer des conserves et éviter une intoxination botulique. Les boîtes de conserve, déformées (" bombées "), fuitées ou dégageant une odeur suspecte à l'ouverture ne doivent pas être consommées.
Ø Cas particulier des aliments consommés crus
Les plats à base de viande et de poisson crus (tartares, carpaccio), marinés ou préparés à la japonaise sont de plus en plus consommés. Cette nouvelle tendance impose une grande vigilance quant à l'origine, la fraîcheur des aliments et à leur préparation qui doit être faite avec de la viande ou du poisson fraîchement paré (voir le paragraphe sur la congélation).
La consommation de viande ou de poisson cru (tartare, carpaccio), et celle des produits laitiers au lait cru (à l'exception des fromages à pâte cuite pressée, type gruyère ou comté) est fortement déconseillée aux enfants de moins de 5 ans, aux femmes enceintes, et aux personnes immunodéprimées.
Les bons réflexes pour éviter les transferts de contaminants
Ø La séparation des aliments
Un aliment peut en contaminer un autre par simple contact ; dans le réfrigérateur, il faut donc séparer les produits crus et les produits cuits les uns des autres, de même que la viande et le poisson en les plaçant dans des récipients ou emballages fermés avant d'être entreposés.
Il est recommandé d'avoir une planche réservée à la viande ou au poisson cru et une autre aux produits cuits ou aux légumes propres. La découpe d'une volaille crue est une opération qui peut être très " contaminante ". Les bactéries présentes en surface de la volaille crue contaminent les mains et ustensiles utilisés. Il faut soigneusement laver ces derniers avant de toucher d'autres aliments et ustensiles. Les plats et ustensiles utilisés pour transporter ou manipuler de la viande ou des poissons
6 L'atteinte d'une température de 70°C à cœur, mesurée à l'aide d'un thermomètre, est usuellement recommandée aux professionnels de la restauration collective. Un savoir-faire est nécessaire pour réaliser correctement une telle prise de température.
crus, notamment lors de barbecues, ne doivent surtout pas être réutilisés pour transporter ou manipuler les aliments cuits.
Ø Le lavage des mains
Le lavage des mains avec du savon avant et pendant la préparation des repas est une mesure essentielle. Elle prévient les contaminations des aliments et sa propre contamination par voie orale. Ce lavage doit avoir lieu après avoir manipulé des aliments crus (viandes et légumes) et après toute opération contaminante (après avoir été aux toilettes, après avoir changé un bébé, après avoir caressé un animal, après avoir changé la litière du chat, après avoir manipulé de la terre ou touché des objets souillés par de la terre, etc.)
La litière du chat au domicile d'une femme enceinte séronégative pour la toxoplasmose doit être changée et le bac lavé à l'eau très chaude tous les jours, en mettant des gants si cette opération est réalisée par la femme enceinte. La meilleure solution est qu'une autre personne change cette litière. Enfin, les personnes présentant des symptômes de gastro-entérite sont fortement excrétrices par voie fécale et orale et doivent éviter de préparer des repas pour les autres.
Ø Les autres éléments contaminants
Comme les mains, les éponges, torchons et autres ustensiles de nettoyage doivent être fréquemment lavés et désinfectés ou traités par la chaleur. Il est recommandé de chauffer les éponges, brosses à vaisselle et tampons abrasifs dans une casserole d'eau portée à ébullition (arrêter le chauffage dès que l'eau bout), les tremper dans de l'eau de Javel diluée (voir les recommandations plus haut) ou, uniquement pour les lavettes et éponges non-métalliques, de les passer, largement imbibées d'eau, au micro-onde pendant  2 minutes à la puissance maximale (attention aux risques de brûlures). Sécher une surface en l'essuyant avec un torchon ayant déjà été utilisé peut contaminer cette surface. Mieux vaut laisser sécher les surfaces ou la vaisselle à l'air libre, utiliser un torchon propre ou du papier absorbant à usage unique.
La nourriture ne doit pas être déposée sur une surface mouillée. Les planches à découper doivent être nettoyées immédiatement après utilisation à l'eau très chaude à l'aide d'une brosse ou au tampon abrasif et d'un détergent puis séchées entre deux usages.
Le léchage des assiettes par les chiens ou les chats est à proscrire. Enfin, pour éviter la contamination des aliments par les mouches, il ne faut pas laisser d'aliments non emballés à leur portée.
Références bibliographiques
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Carpentier, B., Lagendijk, E., Chassaing, D., Rosset, P., Morelli, E., Noël, V., 2012. Factors impacting microbial load of food refrigeration equipment. Food Control 25, 254-259.
Derens E., Laguerre O., Palagos B. (2001). Températures dans les réfrigérateurs ménagers. Revue Générale du Froid, 1017, 55-62.
Kluytmans, J., van Belkum A., and Verbrugh H. (1997). Nasal carriage of Staphylococcus aureus: epidemiology, underlying mechanisms, and associated risks. Clin Microbiol Rev 10:505-20.
Kusumaningrum H.D., van Asselt ED, Beumer R.R., Zwietering M.H. (2004). A quantitative analysis of cross-contamination of Salmonella and Campylobater spp. via domestic kitchen surfaces. J Food Prot, (9), 1892-903.
Marrakchi C., Stahl J.P., Berthelot P., Squinazi F., Audurier A., Boudène C., Bousquet J., Lejeune B., Morin O., Aubry M.C., Duhuot D., Fleury P., Cochet C. (2002). La perception de l'hygiène domestique par les Françaises. Méd Mal Infect, 32, 41-48.
Rogues A.-M. (2005) Hygiène domestique aujourd'hui. Bulletin de la Société française de microbiologie, 20, 225-230.
Stahl Wernersson E., Johansson E., Hakanson H. (2004). Cross-contamination in dishwashers. J Hosp Infect 56, 312-317
Réglementation
Décret n°2002-478 du 3 avril 2002 relatif aux réfrigérateurs à usage domestique, aux thermomètres et autres dispositifs destinés à indiquer la température dans ces appareils. JORF du 10 avril 2002


HYGIENE / COMPORTEMENT 

Pendant la préparation du repas, ne pas tousser, ni éternuer, ni se moucher au dessus des plats ou des aliments. Jeter les mouchoirs usagés dans une poubelle.
Prendre chaque fois un couvert propre pour goûter la préparation. Ne pas goûter avec les doigts.
S'attacher les cheveux s'ils sont longs avant le lavage de mains afin d'éviter une contamination biologique (les cheveux sont porteurs de germes) ou physique des aliments.
Retirer bagues (hors alliance), gourmettes ou bracelets tombant sur les poignets.
Remonter ses manches jusqu aux coudes pour cuisiner.
S'il existe des blessures ou des coupures sur les mains, désinfecter la plaie et mettre un pansement propre avant chaque préparation de repas.
Veiller à respecter rigoureusement les bonnes pratiques d'hygiène lorsque vous êtes malade, notamment le lavage des mains.
Si possible, confier la préparation du repas à une personne non malade.

L'ENTRETIEN ET LE NETTOYAGE DES PLANS DE TRAVAIL ET DES LOCAUX
il est vivement recommandé de maintenir les animaux, les plantes vertes et les plantes aromatiques à l'écart de la cuisine et plus particulièrement des plans de travail.
Avant tout, il est impératif de distinguer laphase de lavage de celle de la désinfection.
La désinfection ne peut être efficace que si elle intervient sur une surface propre : il faut donc nettoyer puis désinfecter pour assurer la bonne élimination des micro-organismes...
La désinfection n'est pas toujours nécessaire si les salissures sont nettoyées dès qu'elles apparaissent et que les surfaces sont maintenues propres et sèches entre deux usages. n revanche, elle doit avoir lieu lorsque des salissures ont pu stagner plusieurs jours, ou lorsque l'environnement est particulièrement contaminé (personne malade…), ou encore au domicile de personnes très vulnérables.
Plusieurs produits de nettoyage et de désinfection sont commercialisés. Pour leur utilisation optimale, il convient de se référer aux étiquettes des produits, sur lesquelles sont précisées les instructions d'utilisation:




Temps pendant lequel on laisse agir, Action mécanique nécessaire ou non (besoin de frotter),
Concentration du produit en fonction de l'utilisation,
Température à respecter pour le stockage du produit.
Respect de ces instructions d'utilisation: il est primordial pour garantir un nettoyage et une désinfection efficaces.
Nettoyer
Nettoyer la surface avec un détergent
Rincer à l'eau potable
Sécher ou laisser sécher
D'abord, utiliser du matériel propre (chiffons, éponges, gants, tabliers…).
Appliquer de l'eau tiède sur un chiffon puis le passer sur la surface à nettoyer.
Appliquer ensuite sur une éponge propre de l'eau tiède savonneuse et la passer sur la même surface.
Prendre ensuite une éponge mouillée puis repasser sur la même surface pour rincer le savon.
Sécher avec un torchon propre ou laisser sécher.
Le vinaigre d alcool et le jus de citron peuvent être utilisés comme seuls détartrants.
La phase de désinfection
Objectif: détruire les micro-organismes
Attention, ne passer a la phase de désinfection qu'une fois la phase de nettoyage préalablement et correctement effectuée!!!
Déroulement en 3 étapes :
Désinfecter
Rincer à l eau potable
Sécher
Il existe plusieurs types de désinfectants.
Le désinfectant domestique le plus connu est l'eau chlorée, type Eau de Javel. Il existe d'autres produits vendus dans le commerce. Il convient de vérifier que les produits peuvent être utilisés pour des surfaces au contact des aliments.
Pour de plus amples renseignements, consulter le site
http://www.conso.org/
réalisé en partenariat entre les associations de consommateurs et le syndicat des halogènes et dérivés, ou encore le site
http://www.eaudejavel.fr
Pour désinfecter, il suffit de mouiller un chiffon (ou éponge propre) avec le désinfectant et de le passer soigneusement sur la surface préalablement nettoyée.
Ensuite, y passer une éponge propre mouillée afin de rincer et de faire disparaître toute trace du produit (élimination des résidus).
Enfin, sécher avec un torchon propre ou laisser sécher.
Attention à utiliser des produits adaptés à la matière dans laquelle est conçue la surface à nettoyer (par exemple, on ne peut pas utiliser le même produit pour nettoyer le granit, le bois, le carrelage ou l'inox).
Bien lire les modes d'emploi des produits choisis.
Pour les sols, la méthode est la même mais avec des serpillières propres et un balai brosse et sur un sol préalablement passé à l aspirateur.
Laisser sécher le sol sans essuyer.
Concernant les éviers, le risque de multiplication des bactéries et germes dans les siphons (pour cause d humidité) est plus élevé, aussi convient-il d'être particulièrement vigilant sur le nettoyage et d éviter de laisser tomber des déchets et résidus d aliments dedans.
Ceux-ci se stockent dans les siphons. Dès que des difficultés d'écoulement sont constatées, vider, nettoyer le siphon (tremper le siphon dans de l'eau savonneuse après avoir enlevé tous les dépôts. Rincer puis tremper dans de l'eau).
De plus, l'eau peut contenir du calcaire ou du tartre; ne pas hésiter à dévisser le diffuseur à l'extrémité du robinet et à le détartrer une fois par mois en le trempant dans un verre de vinaigre.
Attention, bien rincer après usage. Dans tous les cas, insister sur le rinçage.

Attention pour votre sécurité:
Veiller à toujours mettre des gants pour l'utilisation de détergents ou de désinfectants. Ces produits peuvent en effet altérer la peau et provoquer des irritations ou des brûlures.
Attention à ne pas mélanger les produits, pour éviter des réactions chimiques dangereuses.
Ne pas mélanger un produit acide (antitartre, vinaigre, jus de citron) avec de l'eau chlorée (type eau de javel) ou un débouche-évier (produit à base de soude).
Voici, à titre d exemple, quelques protocoles de désinfection utilisant de l'Eau de Javel à 2,6% de chlore actif:
Désinfecter les réfrigérateurs :
Nettoyer l'intérieur des réfrigérateurs puis désinfecter avec une éponge imbibée d'eau javellisée (75 ml d'Eau de Javel et compléter à 1 litre avec de l'eau). Laisser agir 10 minutes puis rincer.
Désinfecter et détacher sols, surfaces carrelées, plastifiées, bois blanc :
Nettoyer les sur faces. Ensuite passer de l'eau javellisée (30 ml d'Eau de Javel et compléter à 1 litre avec de l'eau). Laisser agir 5 minutes puis rincer.
Désodoriser et désinfecter les poubelles: Nettoyer. Passer à l'eau javellisée (300 ml
d'Eau de Javel et compléter à 1 litre avec de l'eau). Laisser en contact 15 minutes. Puis
rincer abondamment surtout les surfaces métalliques.
Précaution d'emploi de l'eau de javel :
Pour bien désinfecter, l'Eau de Javel doit toujours être utilisée avec de l'eau froide.
L'e'au de Javel doit toujours être utilisée seule: ne jamais la mélanger avec un produit d'entretien (produit détergent, désinfectant, détartrant).
L'Eau de Javel doit être conservée hors de la portée des enfants.
Il ne faut pas préparer les solutions d'Eau de Javel en présence d'enfants en bas âge.
Il ne faut pas transvaser d'Eau de Javel dans un récipient habituellement utilisé pour des matières alimentaires, afin d'éviter tout  risque de confusion avec une boisson.
L'Eau de Javel peut endommager les vêtements.
En cas de manipulations de quantités importantes, le port de gants et de lunettes adaptés est recommandé.
L'Eau de Javel concentrée (9,6 % de chlore actif) se conserve à l'abri de la chaleur, de la lumière et du soleil: 3 mois après la date de fabrication, en période froide. 
2 ½ mois après la date de fabrication, en période chaude.
L'Eau de Javel (2,6 % de chlore actif) se conserve pendant 3 ans à l'abri de la chaleur, de la lumière et du soleil.
Les flacons d'Eau de Javel doivent être main tenus fermés et conservés en position verticale.
Dans le cas de stockage important (par exemple en vue de l'utilisation pour le traitement d'une piscine), l'Eau de Javel ne doit pas être entreposée à proximité de produits oxydants (pastilles et "chlore solide") ou de produits acides.
Aussi bien pour le nettoyage que la désinfection, la phase de séchage est primordiale. Les surfaces (ex  plan de travail) doivent être parfaitement sèches avant d'être de nouveau utilisées.

Danger des carafes filtrantes

Attention: sachez qu'une étude a mis en doute leur efficacité à éliminer les polluants tels que les nitrates et les pesticides et a révélé que les sels d'argent contenus dans les cartouches peuvent être relargués dans l'eau….

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Hygiène

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